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Le métrage reprend là où le précédent se terminait : Martin, le dernier survivant du massacre antérieur, se réveille dans un hôpital au nord de la Norvège après avoir perdu sa voiture en tentant d'échapper au colonel Herzog et son armée à sa poursuite pour tenter de récupérer une pièce de monnaie ancienne. Mais il est menotté à son lit parce que la police le soupçonne d’avoir tué tous ses amis. La bonne nouvelle, c’est que son bras scié pour mettre fin à une infection de morsure zombie a été remplacé. La mauvaise, c’est qu’il s’agit du membre d'Herzog qui a été rattaché à son appendice manquant ! S’échappant de l'hôpital et assassinant par mégarde des gens avec son bras « zombifié » qu’il ne domine pas encore, Martin se rend vite compte que les horribles nazis morts-vivants sont de retour pour parachever un ordre d'Hitler vieux de soixante-dix années consistant à anéantir une ville norvégienne entière en représailles à une résistance accrue envers les puissances de l’Axe. Martin, à l’aide d’une équipe mixte composée de Glenn, le gardien gay du musée de la Seconde Guerre mondiale local, d’un mort-vivant gentil complètement acquis à sa cause, du « Zombie Squad », un trio de geeks américains préparant une invasion zombie de longue date et d’une armée de morts-vivants russes ennemis des allemands (rien que ça !), va tenter de mettre fin au parcours des belliqueux teutons. Y arrivera-t-il ?



Si vous avez aimé "Dead Snow", vous devriez adorer ce Dead Snow : Red vs Dead. Après le succès assez mérité du premier opus au vu de son financement minimal et de son côté novateur, Tommy Wirkola, le réalisateur norvégien, a pris son temps (cinq ans exactement) avant de nous faire une suite avec, cette fois-ci, un budget environ six fois supérieur au précédent qu’il a obtenu grâce à "Hansel et Gretel : Witch Hunters", sa relecture décomplexée du conte des frères Grimm et ses nombreuses entrées au box office mondial. Cette fois-ci, les zombies assoiffés de sang débarquent dans une petite ville norvégienne en voulant rejouer une part de l’Histoire, mais à leur manière. C’est toutefois sans compter sur Martin, le rescapé du segment préliminaire qui tentera d’arrêter l’armée nazie dans sa quête avec l'aide du « Zombie Squad » venu direct des Etats-Unis (eh oui, faut bien que les ricains viennent sauver le monde une fois de plus !) et d’autres personnages aussi hétéroclites les uns que les autres. Si le premier Dead Snow était assez moyen car on ne savait pas vraiment ce qu’il voulait être (un survival pur et dur à la "Cold Prey" ou bien un film d’horreur gore avec de forts relents de comédie à la "Tucker et Dale fightent le mal" ?), on pouvait visionner Dead Snow : Red vs Dead avec de faibles attentes. Mais franchement, je ne m'attendais vraiment pas à tomber sur les genoux tant j'ai adoré la chose ! Ce métrage encensé à Sundance et au BIFFF, rejoint vraiment les sommets du genre que sont les "Bad Taste","Braindead", "Evil Dead" ou encore "Shaun of the Dead". Vous l’aurez donc compris, c’est à voir absolument ! Dès le début du film, on sent déjà que l’on va assister à quelque chose de grand. Cela devient gore dès l'évasion de l'hôpital avec les victimes involontaires de Martin pour ne plus jamais baisser de rythme et en ne nous laissant aucun répit pour reprendre notre respiration. Dans ce film aucun individu n'est épargné : les enfants, les handicapés en fauteuil roulant, les personnes âgées et même les mamans avec leurs bébés, tout le monde y passe et ce, pour notre plus grand plaisir ! Et puis c’est trash, il suffit de voir certaines scènes de baston explosives grâce au bras zombie de Martin (riche idée du métrage avouons-le) alors que la nécrophilie est même abordée, c’est dire si c’est du lourd !



Mais ce n’est pas tout ! Très souvent les dialogues sont croustillants (notamment ceux échangés par Martin avec les policiers complètement à côté de la plaque comme souvent dans ce type de production ou bien avec Glenn, son coéquipier gay refoulé) alors que les séquences d’action sont la plupart du temps à se pisser dessus (CF. la scène d’attaque zombie dans les toilettes !) ! Plein de surprises (dont un siphonage de réservoir d’essence à l’aide d’un colon humain jamais vu !), bien rythmé (on ne s’ennuie pas une seconde), surprenant car pas prévisible pour deux sous (franchement, la toute fin, on ne la voit pas venir !), novateur (le bras zombie greffé sur un humain et vous en avez déjà vu beaucoup vous, des films où des zombies se foutent sur la gueule entre eux grave !?), hyper drôle (il faut voir certaines scènes avec le zombie que Martin prend sous son aile et qui finira en piteux état mais aussi, vous en avez visionné des masses vous, des métrages où le héros est vêtu d’un survêtement vert de beauf pendant tout le film !?) et surtout bien gore comme il faut (mention spéciale au premier meurtre de Martin au sortir de l’hôpital…), il n’en faut pas plus pour en faire une très bonne comédie horrifique ! Le clou final arrive sous la forme d’un petit cadeau rythmé par une musique de fond connue, celle de Bonnie Tyler avec son « Total eclipse of the heart », cultissime on vous dit !



La galerie des personnages de Dead Snow : Red vs Dead, quant à elle, est vraiment haute en couleur. Entre le héros survivant du précédent opus (ici sans ses lunettes, donc plus crédible mais également meilleur acteur, plus cocasse et intéressant qu'il ne l’a jamais été) obligé de contrôler un bras zombie récalcitrant lui faisant tuer des gens innocents, un groupe de nerds composé d’un garçon et de deux filles se préparant depuis des années à une invasion mondiale de morts-vivants mais…en théorie jusque-là, un guide de musée embrigadé dans cette aventure et qui essaie souvent de faire son coming out alors que tout le monde s’en doute et s’en fout, un zombie ami converti grâce au bras de Martin qui se fait esquinter et perd une partie de son anatomie à chaque fois que l’on a besoin de lui et puis les morts-vivants aussi bien russes qu’allemands aux têtes ô combien patibulaires, avouez qu’on est plutôt bien servi ! Petit bémol cependant, on a le cliché classique des flics pas très courageux et qui interviennent un peu comme un intermède servant à meubler entre deux scènes gore, mais bon, on ne va pas chipoter pour si peu. Pour ce qui est des acteurs eux-mêmes, ils sont tous très bons, à part peut-être les deux gonzesses du « Zombie Squad » qui en font parfois des tonnes et dont les scènes peuvent laisser indifférent. Précisons que quasiment tous ont joué dans les précédentes réalisations de Tommy Wirkola ("Dead Snow" et "Hansel et Gretel : Witch Hunters" en tête), mais ne sont connus qu’en Norvège. Seuls Martin Starr (acteur américain vu dans les séries cultes « Freaks and Geeks » et « Silicon Valley » mais aussi dans le long-métrage "C’est la fin") incarnant Daniel, un nerd binoclard en puissance et Kristoffer Joner (acteur norvégien vu dans "Next door" ou encore "Babycall") jouant le « sidekick zombie » comme c’est dit dans la distribution, ont une notoriété internationale et c’est vrai qu’ils sont remarquables, chacun dans son genre.



Ce second volet a donc le mérite d'être encore mieux que le précédent : c'est plus violent, toujours plus gore et beaucoup plus comique. Mais ce qu’il y a de réjouissant, c’est qu’il va vraiment beaucoup plus loin que son prédécesseur. C'est complètement fou, mais surtout totalement irrespectueux (les gens se font mutiler de toutes parts par les zombies ou bien par le bras incontrôlable de Martin, quand ils ne se font pas écraser par des tanks, alors que les bébés en prennent également pour leur grade car ils se font dégommer eux aussi, et on a même le droit à une scène d’amour entre un humain et une morte-vivante !). Vous devez donc voir ce film de dingo car c’est drôle, déroutant, politiquement incorrect avec d’excellents effets spéciaux et une touche d’absurde à la Monty Python appréciable qui en fait un métrage innovant et décomplexé se plaçant dans la droite lignée des premiers films de Peter Jackson avant qu'il ne devienne un monstre de foire hollywoodien. Bref, ça fait du bien par où ça passe et on attend le trois avec impatience désormais !









Bad Taste

Portrait de Lionel Jacquet

5.04

D'un mauvais goût jouissif. Pendant ce temps là, Peter Jackson fait des prouts pour les grands studios. Heureusement ses enfants sont devenus grands !
Quel pied !