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Genre
aventures

Systeme
XBOX 360

Developpeur
Telltale Games

Annee
2014

Votre note: -
Moyenne: 4
(2 votes)


Deux ans après avoir survécu aux zombies à Savannah grâce à Lee Everett, la jeune Clementine erre dans un monde infesté de zombies. Au sein d’un nouveau groupe de survivants, elle devra faire ses preuves, apprendre à faire confiance ou à se méfier, et affronter le terrible Carver…



Après une première saison très réussie, et qui demeure à mes yeux la meilleure variation autour de l’univers créé par Robert Kirkman, Telltale Games était attendu au tournant pour cette seconde saison. Il faut dire qu’ils avaient frappé fort, notamment avec un final qui avait bouleversé de nombreux joueurs et qui ne donnait qu’une envie : savoir ce qu’il allait advenir de la petite Clementine, la gamine que nous devions protéger des zombies et des autres survivants pendant les cinq épisodes de la saison 1.

Cela tombe bien : nous vivrons cette nouvelle aventure à travers ses yeux. Oui, nous incarnerons cette gamine qui a bien changé depuis que nous l’avons rencontrée, obligée de grandir plus vite afin de survivre à un monde rempli de dangers. The Walking Dead : saison 2 est en effet principalement centré autour de l’évolution psychologie du personnage, que nous pourrons façonner à notre manière : allez-vous en faire une jeune Ripley en puissance, un monstre de cynisme et de pragmatisme, ou choisirez-vous de conserver une part de naïveté dans ce monde en ruine ?



Suivre l’évolution d’une enfant dans un jeu horrifique n’est pas chose banale, et nous oblige presque inconsciemment à effectuer des choix impossibles dans la peau d’un adulte : les autres personnages ont ainsi tendance à pardonner bien plus de choses à Clementine, à vouloir la protéger. Revers de la médaille, la gamine n’a pas toujours l’oreille de ses compagnons et n’est pas toujours prise au sérieux. Enfin, en théorie du moins, car le principal défaut du jeu est de trop souvent donner l’impression que la jeune fille est le leader du groupe, celle qui doit prendre les décisions et la seule à prendre des initiatives et à se mettre en danger pour les autres.

Dommage, car le jeu reste en dehors de cela extrêmement bien écrit, nous plaçant parfois dans des situations très compliquées, nous obligeant à prendre parti avec certains personnages. Mieux encore, certains problèmes naissent de conversations apparemment banales, nous obligeant à peser nos mots… dans l’urgence, car le jeu nous impose un temps de réflexion toujours aussi réduit, notamment dans les situations de crise.



En plus de ce système de dialogue, qui n’a pas évolué depuis le premier volet, cette saison 2 incorpore de nouveaux éléments permettant de dynamiser le jeu : à l’image de ce que le studio a fait pour son autre jeu du moment, The Wolf among us, The Walking Dead 2 met en place des QTE nous obligeant à rapidement appuyer sur une touche définie afin d’effectuer une action. Une erreur, et c’est la mort. Cela donne quelques scènes d’action assez intenses, qui manquaient au jeu précédent.

Pourtant, malgré tous ces éléments positifs, on peine à retrouver la puissance de la première saison. On s’attache beaucoup moins aux autres personnages, qui n’apparaissent rapidement que comme des prétextes uniquement destinés à faire évoluer notre Clementine. On est beaucoup moins concernés par leur sort, peut-être parce que les mécanismes de jeu et les ficelles sont ici un peu plus visibles, ou les emprunts à la série et aux comics plus évidents (Carver fera immanquablement penser au Gouverneur, par exemple). Peut-être aussi parce que Telltale Games a réussi à nous plonger assez loin dans son jeu que nous avons appris à ne faire confiance à personne…

La saison 2 de The Walking Dead est donc un poil moins réussie que la première. Malgré quelques moments forts, des personnages toujours bien écrits et un gameplay un peu plus dynamique, le jeu est bien moins intense que son modèle, à cause d’un attachement moindre aux personnages, d’une absence presque totale d’émotion et de l’impression parfois irritante qu’un groupe d’adultes en attend beaucoup trop d’une gamine…

4/6 - Steeve Raoult



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