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Après avoir sauvé Los Angeles, Fin Shepard est de nouveau confronté à une sharknado : cette fois, c’est New York qui est menacée par l’improbable tempête !



Après le succès du premier "Sharknado", véritable phénomène médiatique au moment de sa sortie, une suite avait été presque immédiatement annoncée. Pour ce second volet, on change de décor, passant de Los Angeles à New York, mais on garde les deux héros interprétés par Ian Ziering et Tara Reid. Il ne restait plus qu’à relever un challenge de taille : passer cette fois au-delà du simple « buzz » et offrir, contrairement au premier volet, un spectacle à la hauteur de la promesse affichée par le titre.

Et cette fois, on peut dire qu’on a été gâtés ! Si Sharknado était plutôt décevant, restant trop souvent très sage, Sharknado 2 va assumer pleinement son statut d’œuvre parodique uniquement destinée à proposer un spectacle d’une débilité jubilatoire. Il faut dire que cette fois, il n’est plus nécessaire de montrer comment se forme la fameuse tempête : elle apparaît comme par magie dès le début, se multiplie (jusqu’à trois sharknados en fin de film !), et il pleut des requins de la première à la dernière minute.



Témoin de cette volonté enfin retrouvée de plonger le film dans le grand n’importe quoi, cette introduction dans un avion de ligne qui repousse les limites du raisonnable quand l’appareil traverse la tempête : l’avion est perforé de toute part, permettant aux requins de volet entre les sièges pour gober de l’innocent passager (parmi lesquels les fans de The Big Bang Theory reconnaîtront Will Wheaton) pendant que Ian Ziering s’occupe de tranquillement le poser en grognant, en gesticulant et en maniant le manche comme un bœuf !



Des premières minutes qui annoncent parfaitement la couleur : il y aura peu de temps morts dans Sharknado 2, juste le temps de présenter les personnages et d’annoncer l’arrivée de la tempête (par le biais notamment de reportages météo très amusants), et New York est envahie par des milliers de requins tombant du ciel et envahissant certains des lieux les plus caractéristiques de la ville : le métro, l’Empire State Building, le terrain de baseball, Liberty Island… Même la Statue de la Liberté est à l’honneur, dans un passage parodiant clairement "Cloverfield" !



Le film s’amuse même à reprendre l’un des éléments phares du premier volet en faisant très souvent référence au requin tué à la tronçonneuse par Ian Ziering. L’engin devient l’une des signatures de cette nouvelle saga, accompagné cette fois de toute une série d’armes plus improbables les unes que les autres, comme si le scénariste était un fan du jeu vidéo Dead Rising : épée médiévale, machette, batte de baseball, pistolets à eaux remplis d’essence… Les requins s’en prennent plein la tronche, mais ne seront pas en reste, les nombreuses espèces (parmi lesquelles on a même un requin-baleine !) font un incroyable carnage dans la ville qui ne dort jamais !

Bref, si le premier Sharknado avait été plutôt décevant, cette suite redresse largement le niveau en livrant enfin le grand n’importe quoi jubilatoire que l’on en attendait ! Bien sûr, les effets spéciaux sont très mauvais, et l’interprétation très mauvaise, mais cela devient vraiment un détail dans Sharknado 2. Notons d’ailleurs qu’aux côtés de Ziering et Reid, et entre deux apparitions de sportifs, d’anciens sportifs (le catcheur Kurt Angle, l’ancien footballeur Michael Strahan…) et de journalistes dans leurs propres rôles, on retrouve Vivica A. Fox ("Independence Day", "Kill Bill"), Kari Wuhrer ("Arac Attack", "Hitcher II", "Hellraiser : Deader") ou encore Tiffany Shepis ("Troméo et Juliet", "The Violent Kind"). Il semble enfin qu’un troisième volet est déjà en préparation, annonçant peut-être une saga annuelle pour la tornade aux requins… On a presque hâte de voir la suite, surtout si c’est aussi fou que ce second volet !








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SHARKNADO

Débile mais cool.

Portrait de Sylvain Gib

4.02

Sharknado 2 est à prendre pour ce qu'il est : Une connerie aux effets navrants tourné au premier degré, ce qui accroît le côté humoristique du film. Profondément nul mais c'est ça qui est bon.