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Hercule est le fils de la reine Alcmène que lui a donné Zeus en cachette du roi Amphitryon pour renverser celui-ci une fois l'enfant devenu adulte. Amoureux d'Hébé, Hercule est trahi par le roi qui la destine à son autre fils, Iphiclès. Le demi-dieu est exilé et vendu comme esclave. Devenu gladiateur et renversant tous ses adversaires, Hercule, avec l'aide de Sotiris, son compagnon d'armes, va tenter de libérer le royaume de la tyrannie d’Amphitryon, arracher Hébé aux griffes de son frère, et prendre enfin sa vraie place, celle du plus grand héros que la Grèce ait jamais connu…



Le finlandais Renny Harlin s’est rapidement fait connaître des spectateurs en tant que réalisateur et ce, dès son premier long métrage, "Born America" en 1986. Il enchaîne avec deux films de genre fantastique en 1988, les biens connus "Prison" et surtout "Le cauchemar de Freddy" avant de bifurquer en 1990 sur le film d’action pétaradant avec "58 minutes pour vivre", second volet des aventures du célèbre héros campé par Bruce Willis, le lieutenant John McLane puis avec "Les aventures de Ford Farlane" qui connait un joli succès en vidéo. En 1993, il fait jouer Sylvester Stallone dans le thriller glacial "Cliffhanger" puis se lance dans le film d’aventure avec ce qui sera l’un des plus gros échecs de sa carrière, le pourtant très sympathique "L’île aux Pirates". Dépité mais pas vaincu, le colosse blond poursuit vaille que vaille sa carrière et offre au public des films dynamiques et généreux, sa marque de fabrique. "Au revoir à jamais", le génial "Peur Bleue (1999)" et ses requins génétiquement modifiés, "Driven" et ses courses automobiles effrénées, le thriller "Profession : profiler" avec Val Kilmer, les films fantastiques "L’exorciste au commencement" et "Le pacte du sang" ou le thriller "Cleaner" viennent, entre autres, étoffer sa filmographie. En 2013, il réalise un film qui ne sera même pas distribué en France, "The Devil’s Pass" avant de se tourner vers le film mythologique en 2014 avec le fameux "La légende d’Hercule", long métrage réalisé en 3D sur lequel les spectateurs n’ont pas fait que des éloges glorieux, bien au contraire.

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La vision de "La légende d’Hercule" nous prend un peu au dépourvu tant le film s’éloigne de ce qu’on voit traditionnellement dans un film mettant en scène le demi-dieu grec. Certes, nous sommes en 2014 et les péplums d’antan avec Steeve Reeves, Reg Park ou Mark Forrest ne sont plus au goût du jour, bien qu’ils restent hautement sympathiques et divertissants. Mais Renny Harlin prend un peu le contre-pied des ces anciennes productions italiennes aux décors en carton-pâte et les aventures de son Hercule sont bien loin de ressembler à des aventures d’Hercule justement ! "Gladiator" et surtout "300" sont passés par là et les influences de ces deux films, auquels on peut ajouter celle de "Conan le Barbare" également, se font cruellement ressentir sur le produit fini. Si la base mythologique a été retenue, de très grandes libertés ont ensuite été prises par les scénaristes, si bien que le film se serait appelé "La légende d’un spartiate" que ça aurait été kif-kif, voire même plus adapté ! J’avais souvent l’impression de regarder un film de gladiateur ou un rip-off de "300" plutôt qu’un film sur Hercule ! Visuellement, le film rappelle également celui de Zack Snyder et les séquences de combats font la part belle aux ralentis et autres procédés très « vidéo-clippesques ». Des combats relativement divertissants et correctement mis en scène, assez nombreux en tout cas pour nous tenir éveillé et faire qu’on ne s’ennuie que rarement devant ce spectacle ô combien décérébré. A l’image de son cinéma, Renny Harlin se montre comme à son habitude d’une belle générosité et veut en donner pour son argent au public, même si parfois le résultat s’avère mitigé, ce qui sera le cas ici.

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Car malgré toutes ses bonnes intentions, "La légende d’Hercule" fricote sans sourciller avec le nanar tendance blockbuster. Le personnage même d’Hercule a de grosses difficultés à se montrer vraiment crédible, la faute à l’acteur Kellan Lutz, un beau gosse certes assez musclé mais à qui il manque quand même une vraie stature, une vraie dimension athlétique, pour convaincre réellement. La scène où il est enchaîné entre deux colonnes de pierre est à ce titre assez représentative des faiblesses du personnage niveau musculature comparée à des séquences similaires vues dans d’anciens péplums par exemple. Mentionnons la scène totalement ridicule mettant en vedette le fameux Lion de Némée et qui en fera hurler de rire plus d’un devant son écran. La réalisation du lion est juste calamiteuse et d’une crédibilité proche du néant. Idem pour le grand final dans lequel Hercule reçoit en cadeau de Zeus la foudre qui vient imprégner son épée, lui permettant ensuite de jeter des éclairs monstrueux sur ses assaillants. Les images de synthèse ne sont pas fameuses et peinent à paraître réelles. A bien y regarder, seul Scott Adkins s’en sort avec les honneurs, interprétant un Amphitryon cruel et sadique, au charisme largement plus soutenu que le héros du film lui-même, un comble !

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Si "La légende d’Hercule" n’est pas la bouse annoncée, le dernier long métrage en date de Renny Harlin a quand même bien du mal à en imposer, la faute à trop d’emprunts, trop de clichés, trop d’influences mal digérées de films qui s’avèrent au final largement mieux maîtrisés. Reste donc un spectacle pas prise de tête, plutôt récréatif, qui aligne quelques scènes de bastons hautement jubilatoires entremêlées dans une histoire quelconque qui ne fait pas honneur au demi-dieu grec. Le néo-péplum a parfois bien du mal à imposer son style et ce n’est pas "La légende d’Hercule" qui va venir lui donner ses lettres de noblesses. Peut-être que le "Hercule" de Brett Ratner, avec cette fois-ci l’imposant Dwayne Johnson dans le rôle-titre, va venir changer la donne…