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Afin d'éviter un futur apocalyptique, Wolverine est envoyé dans le passé afin de changer des événements qui auront un impact important sur l'avenir des humains et des mutants.



Cela fait maintenant près de onze ans que Bryan Singer avait lâché la réalisation des X-Men [ il avait néanmoins produit «X-Men: le commencement» de Matthew Vaughn, une sorte de reboot juvénile à l'instar de «Star Trek» de J.J Abrams]. Son comeback cinématographique dans la mythologie des super-héros Marvel était donc attendu au tournant. Si le film ne manque pas de punch au niveau de sa réalisation et bénéficie d'un futur, décrit à la manière de l'univers de «Terminator», on pourra regretter un scénario plus convenu se contentant de jouer sur l'espace-temps en modifiant le passé et revenir bien en arrière sur les saccages notamment provoqués par un certain «X-Men: l'affrontement final». Il s'agit avant tout d'un règlement de compte contre le film de Brett Ratner. C'est aussi l'occasion de donner un nouveau départ à la saga en faisant se rencontrer l'ancien casting de la première trilogie et celui du film de Vaughn.



On retrouve avec plaisir certains mutants revenus de l'ancienne équipe, comme Tornade (Halle Berry) ou encore Iceman (Shawn Ashmore), mais un des nouveaux venus attendus avec le sourire en coin de ses détracteurs, le français Omar Sy qui campe un Bishop étonnamment charismatique. Même si son faible temps d'apparition à l'écran ne permet pas de vraiment se faire une idée de son potentiel, il en impose physiquement parlant et son look est suffisamment travaillé pour qu'on le repère. Après, il est difficile d'appréhender lesdites scènes justement de ce futur du fait d'une accumulation de séquences d'action, car c'est avant tout le retour de Wolverine dans le passé (avec le toujours impliqué Hugh Jackman) qui passionne Singer.



Et nous voilà replongé dans les années 70 du temps de la présidence Nixon avec dans le rôle du méchant à abattre, le docteur Bolivar Trask (Peter «Game of thrônes» Dinklage), où l'on suit le parcours de quelques mutants, emmenés par Wolverine, le professeur Charles Xavier, Magneto, Mystique, Beast et Quicksilver. Si l'on fait fi des invraisemblances et des incohérences inhérentes à ce type de projet, cela se suit sans déplaisir et la place faite à la psychologie au détriment des éléments pyrotechniques, est à saluer. Hélas, un film est constitué d'un ensemble de paramètres et se forcer à gober les passages humoristiques de Quicksilver peut en laisser pantois plus d’un. Cet humour pas toujours bienheureux est un peu plus absent du reste du long-métrage, qui se permet même quelques pointes de violence.



Hugh Jackman est particulièrement bien entouré d'acteurs charismatiques (comme Michael Fassbender) mais tout ça pour ça au final fait de cet opus de la saga un passeur de témoin, vers un film plus prometteur «X-Men: Apocalypse», le temps de reconstituer une team décimée lors du troisième volet de la série. On appréciera la fidélité aux thématiques de Bryan Singer : sa vision d'une humanité capable de reproduire les crimes du passé – ici le ghetto et les tourments liés à la Seconde guerre mondiale. Pas révolutionnaire du tout, ce nouvel «X-Men» est plus faiblard dans sa dernière partie où les enjeux se perdent en cours de route, malgré la présence d'un tour de force de Magneto.