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Chartres, 1956 : à la suite de morts mystérieuses survenues aux alentours d'une résidence, la police mène l'enquête et une expérience paranormale y est conduite par le Docteur Meyer. En effet, Meyer tente d'utiliser les dons d'une jeune fille, Gabriella, dans l'espoir de retrouver l'origine de ces tragédies. Une macabre découverte est alors faite dans la cave où Gabriella se fera même attaquer par une entité mystérieuse et sera mutilée à la jambe. Un corps y est déterré dont les restes seront identifiés comme ayant appartenu à un certain Paolo Zeder. De nos jours à Bologne. Alessandria offre à son petit ami Stefano, écrivain, une vieille machine à écrire électrique. Le soir même il se met au travail et commence à écrire son troisième roman. Mais alors qu'il tente de remettre le ruban en place, Stefano se prend de curiosité pour ce qui y a été écrit en dernier par l'ancien propriétaire de la machine; il passe ainsi sa nuit à recopier sur papier tout ce qu'il peut y voir. Le texte est pour le moins troublant, en effet on peut y découvrir des données à propos d'un certain « terrain K », mais aussi des phrases comme « les barrières de la mort vont finalement tomber » ou encore « mon retour à la vie indiquera le retour de tous ». De plus en plus intrigué, Stefano est également persuadé de tenir le sujet de son troisième roman. A ce titre il va investiguer en commençant par tenter de retrouver le précédent propriétaire de l'ancienne machine à écrire. Sa quête obsessionnelle va le conduire jusqu'à Don Luigi Costa (un ancien prêtre maintenant mort qui s'est semble-t-il inspiré des travaux de Paolo Zeder). De fil en aiguille Stefano aboutira à une grande propriété dont la construction est apparemment stoppée et où se livrent d'étranges expériences...



Contrairement à ce que l'on pourrait croire d'après le titre US (Revenge of the Dead) et l'affiche américaine, il ne s'agit pas d'un film de zombies. "Zeder" n'est d'ailleurs pas un film fondamentalement gore. Ce métrage met en effet davantage l'accent sur l'atmosphère, cette dernière ne pouvant laisser indifférent : elle est glauque et oppressante. Le fil conducteur qui utilise cette ambiance emploie des chemins parfois difficiles à suivre (je pense par exemple à la façon dont les revenants sont présentés, on ne sait pas trop à première vue s'il s'agit d'un corps physique ou d'une autre forme, ce qui, volontairement ou pas, ajoute du piquant.)



Parfois j'ai cru ressentir l'ombre de Fulci planer sur la production, je pense en particulier aux moments ou l'on entend les respirations d'outre tombe. Le thème musical de Riz Ortolani quant à lui illustre bien l'introduction et sa composition tout au long du film est bien exploitée. Concernant la photographie, elle est sobre ce qui introduit le spectateur dans une histoire où la normalité côtoie l'occulte.



Les acteurs sont je trouve dans l'ensemble bien dirigés. « Zeder » nous permet de retrouver Gabriele Lavia, celui-là même qui a déjà joué dans quelques Argento ("Les Frissons de l'angoisse", "Inferno") et le très moyen mais néanmoins sympathique « Chi sei? » ("Le démon aux tripes"). Stefano, vous avez dit Stefano ? En effet c'est le prénom utilisé par Lino Capolicchio dans l'excellent « La Casa dalle finestre che ridono » ("La Maison aux fenêtres qui rient") toujours de Pupi Avati. On retrouvera d'ailleurs dans "Zeder" certains acteurs de « La Casa dalle finestre che ridono ». Anne Canovas s'en sort bien en petite amie tantôt agacée tantôt impliquée dans les recherches de Gabriele Lavia.



En définitive je conseille à tous les amateurs du genre cette petite pépite qu'est "Zeder", que je place à peu près au niveau de « La Casa dalle finestre che ridono » en terme de réussite. Le sujet est prenant, on plonge dans l'occulte pour ne plus pouvoir en sortir et surtout on ne pourra jamais oublier les images fantomatiques et effrayantes de Don Luigi Costa déambuler dans son antre maudite.



Disponible en BR chez The Ecstasy of Films (prochainement)






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MAISON AUX FENETRES QUI RIENT - LA