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Réalisation
Agnès Merlet

Scénariste
Nick Vincent Murphy

Date de sortie
2011

Genre
fantastique

Tagline


Cast
Rachel Hurd-Wood
Harry Treadaway
Thomas Brodie-Sangster
Stuart Graham


Pays
Irlande

Production


Musique
Éric Neveux

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)
Dans la famille Furlong, l'aîné de chaque génération est doté d'un pouvoir extraordinaire. Celui de James est terrifiant : depuis sa naissance, il cause, impuissant, la mort de tout ce qui l'entoure. Quand James découvre la nature destructrice de son pouvoir, il se retire au plus profond de la forêt pour ne plus nuire à personne... jusqu'à ce qu'il fasse la rencontre de Mae West, une jeune fille atteinte d'un cancer incurable...



La réalisatrice Agnès Merlet aime le thème de l'enfance et le fantastique. Elle l'avait déjà prouvé en 2008 avec son précédent long métrage, "Dorothy". Avec "The Last Son : la malediction", elle nous plonge dans un univers très poétique, harmonieux, qui nous embarque et nous émeut. Le film est découpé en deux parties : la vie de James Furlong enfant et la vie de James Furlong adolescent. La première partie est la plus réussie à mon goût, les jeunes acteurs sont excellents et le destin de ce petit garçon qui peut provoquer la mort autour de lui quand il se fait agresser et perd du sang est réellement touchant. Un "pouvoir" qui est pour lui une véritable malédiction, puisque responsable de la mort de son père et de sa grand-mère.



Un "pouvoir" qui ne provoque pas seulement la mort des humains mais de toutes choses se trouvant à proximité de l'enfant : herbe, feuilles, arbres, animaux. Devenu orphelin, James est placé dans un centre de redressement en attendant de trouver une nouvelle famille et devient vite le souffre-douleur d'une bande d'adolescents rebelles. Il se lie néanmoins d'amitié avec Liam, un garçon de son âge. Mais une nouvelle brimade vient déclencher son terrifiant pouvoir et provoque la mot d'une dizaine de gamins, tout en endommageant gravement les poumons de son seul ami. Pas mal d'émotions nous traversent durant cette première partie et on a ressent une vraie empathie pour James. Le film bifurque ensuite dix ans plus tard et nous présente Mae West, jeune adolescente atteinte d'un cancer des intestins, qui subit opération sur opération, sans succès. Elle est superbement interprétée par Rachel Hurd-Wood, qu'on avait découverte dans Peter Pan en 2003 mais surtout dans Le Parfum - Histoire d'un meurtrier en 2006. L'actrice offre sa fragilité à ce joli personnage et s'avère elle aussi très touchante.



Évidemment, elle va rencontrer James, qui vit désormais reclus dans une petite cabane au fond d'un bois, évitant toute relation humaine qui pourrait réactiver son pouvoir. Tout en restant dans une vraie poésie d'ambiance, le film nous sert une romance agréable mais trop fleur-bleue pour emporter totalement l'adhésion. De bonnes idées émaillent néanmoins cette rencontre de deux âmes perdues, comme le fait que le pouvoir de James évolue dans le positif suite à la naissance du sentiment amoureux en lui : l'herbe redevient verte, les bourgeons éclosent, les animaux ne meurt plus et surtout, le cancer de sa nouvelle amie se met en rémission. The power of love ! James retrouvera également son ancien ami Liam mais ce dernier lui en veut toujours de lui avoir abîmer les poumons, l'obligeant à vivre avec une bouteille d'oxygène. Les retrouvailles ne se passeront pas bien et The Last Son nous offre un final tragique, désespéré, alors qu'une lueur d'espoir venait d'apparaître dans la vie de James. Bref, si vous aviez aimé le film "Powder" de Victor Salva et que vous aimez les belles histoires qui se finissent mal, alors "The Last Son : la malédiction" est fait pour vous. Les autres trouveront ça un peu trop romantique mais en ces temps de violence, ce joli film ne peut pas faire de mal...


Disponible chez Wild Side Vidéo






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