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Genre
survival horror

Systeme
XBOX 360

Developpeur
Remedy Entertainment

Annee
2010

Votre note: -
Moyenne: 4.7
(6 votes)


Alan Wake est un auteur à succès de thriller policier. Mais, depuis deux ans, il souffre du syndrome de la page blanche. Sa femme Alice décide alors de l'emmener en vacances dans la paisible ville de Bright Falls afin, espère-t-elle, qu'il puisse retrouver l'inspiration et écrire un nouveau livre. Mais lorsque sa femme disparait, le dernier roman d'Alan, un livre d'horreur qu'il ne se souvient pas avoir écrit, prend vie et une force obscure prend possession de la population et de tout autre objet.



Après 5 ans de développement chaotique, de changements de scénario, de modifications de gameplay, Alan Wake est sorti en 2010. Il prend la forme d’un survival horror, clairement inspiré des livres de Stephen King (on pensera principalement à La Part des ténèbres) ou de H.P. Lovecraft, mais aussi d’autres œuvres comme la série Twin Peaks, pour la ville de Bright Falls et ses habitants, ou le film L’Antre de la folie de John Carpenter pour la confrontation entre l’auteur et ses propres écrits.

Le jeu nous fait entrer rapidement dans le vif du sujet par le biais d’une introduction faisant office de didacticiel. Plongés dans un cauchemar de l’auteur, nous trouvons une page de manuscrit nous indiquant qu’un être possédé va nous attaquer. La mécanique du jeu se dévoile alors rapidement : pour vaincre nos adversaires contrôlés par l’Ombre, il faudra se servir de la lumière (lampe-torche, fusée éclairante) pour les affaiblir avant de pouvoir les blesser. Les piles de la torche s’épuisant rapidement, les munitions étant assez limitées et les ennemis parfois assez nombreux et résistants, certains affrontements mettront nos nerfs à rude épreuve.



Les rencontres les plus marquantes seront généralement annoncées par les pages du livre d’Alan que l’on trouvera sur le chemin. Un procédé à double tranchant qui, s’il suffit à angoisser le joueur les premières fois (on scrute chaque recoin pour découvrir la menace que nous promet l’extrait), retire peu à peu l’effet de surprise, notamment lorsque les ennemis changent totalement de nature. De même, l’impression de vulnérabilité du personnage, perdu dans la forêt en pleine nuit ou assiégé dans la ville déserte, et l’ambiance qui en découle, finit par être contrebalancée par le recours systématique à une image montrant la menace fondre sur lui.

Ainsi, si le jeu tient largement ses promesses au niveau de l’ambiance pendant la première heure de jeu, les mécanismes un peu datés laissent le joueur s’y adapter très rapidement, et on ne ressent plus aucune angoisse assez rapidement. Quelques passages très intenses, surtout axés sur l’action, permettront néanmoins au joueur de se trouver dans des situations mémorables, notamment au détour d’un concert de rock improvisé ! Heureusement enfin, le scénario est très soigné, nous amenant à nous interroger sur la nature de la menace, mais aussi sur la santé mentale d’Alan Wake : vit-il réellement ce que nous voyons, ou tout ceci est-il issu de son imagination ? Nous serons constamment dans le doute, les pages du livre d’Alan ou les émissions de télévision entretenant savamment le mystère, de même que les personnages secondaires hauts en couleurs.



S’il s’avère finalement un peu décevant quand il s’agit de faire peur, Alan Wake reste un jeu très agréable, principalement grâce à un excellent scénario et un univers très réussi, entre Stephen King et David Lynch. Notez enfin que le jeu dispose de deux extensions, The Signal et The Writer, venant enrichir le scénario de quelques heures supplémentaires, et qu'il existe un spin-off disponible sur le XBOX Live Arcade et sur Steam, "Alan Wake's American nightmare".

5/6 - Steeve Raoult



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