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Un mystérieux tueur en tenue de motard sème la terreur dans les rues de Boston en décapitant plusieurs victimes. Les différents indices conduisent l’inspecteur à mener son enquête en direction du collège Wendell et notamment d’un professeur d’anthropologie…



En plein début d’une vague de slashers post "Halloween, la nuit des masques", une ribambelle de resucées voit le jour ("Le bal de l’horreur", "Le monstre du train", "Meurtres à la Saint-Valentin"). Parmi l’un d’eux, Night School, un titre carrément oublié au point de ne pas connaître les joies d’une sortie DVD. Pourtant à la réalisation, on y trouve le réalisateur du "Casino Royal" (1967) et de "Cromwell", un type peu habitué aux joies de la « bisserie », et c’est pourtant dans ce sous-genre de l’épouvante qu’il va clore sa carrière. En tentant plus ou moins adroitement de mixer l’univers du slasher et celui plus italien du giallo. La partie « giallesque » se retrouvant essentiellement via une enquête policière, qui est le plus souvent absente du slasher classique.



Le film est basé en grande partie sur des meurtres à base de décapitations, ces derniers ne sont jamais montrés. Tout au plus, trouvera-t-on les indices macabres de têtes arrachées à leurs corps sans que la caméra n’insiste sur ce point. C’est bien une démarque par rapport à la violence graphique qui tente de s’installer en dépit de la censure (notamment celle de l’ère Paramount des "Vendredi 13"), mais le métrage ne manque pas d’effets sanglants pour autant. Les attaques du tueur sont plutôt redoutablement mises en scène, même dans des décors assez exotiques. Il va jusqu’à jeter une tête dans un aquarium.



Car, le tueur a un modus operandi bien à lui, une sorte de rituel visant à placer les têtes dans un élément liquide. Une manière d’opérer qui va mener notre enquêteur assez rapidement sur la bonne voie. Il ne sera pas trop difficile de trouver le coupable, et ce malgré les tentatives de faire durer le suspense à ce niveau-là. Du fait du choix des victimes notamment. Peu importe, l’essentiel est ailleurs. Et donne même du corps à l’intrigue en nous intéressant à l’anthropologie, le tout dans une ambiance fortement sexuée où le professeur Millett semble mener plusieurs aventures à la fois.

Les meurtres s’accumulent de manière assez régulière sans basculer dans trop d’invraisemblances, jusque dans sa dernière partie où semblant à court de temps, le réalisateur accumule les clichés les plus lourdingues (victimes tétanisées, une petite scène de saphisme mais qui ne montre rien au final, un escalier en colimaçon interminable pour répondre au téléphone).



C’est ce mélange entre l’influence italienne (avec une pointe d’humour dans la manière dont les policiers mènent leurs investigations) et la nouveauté du slasher que réside l’attrait de «Les yeux de la Terreur » qui a un peu subi les outrages du temps. Mais qui a au moins le mérite de tenter une approche différente même si son whodunit ne s’imposait pas forcément. Il méritait néanmoins de ressortir de l’oubli, mais à réserver aux fans de psycho-killers. Il arrivera à se faire remarquer en obtenant quand même le prix du jury à Avoriaz.

On appréciera aussi au détour d’une scène de trouver un certain masque de hockey, un an avant son utilisation dans « Vendredi 13, meurtres en 3 Dimensions », et qui a dû inspirer les producteurs de Jason !









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