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Genre
survival horror

Systeme
PlayStation 2

Developpeur
Konami

Annee
2003

Votre note: -
Moyenne: 5.2
(6 votes)


Plusieurs années après les événements qui ont eu lieu dans le premier opus de Silent Hill, Heather, une jeune fille sans histoire, se sent aspirée dans un monde de cauchemars, dont elle sait qu’elle ne pourra s’échapper qu’en découvrant les mystères de son passé… même au prix d’un retour dans cette ville sinistre.



L'AVIS :

Il est toujours difficile de passer après un monument tel que "Silent Hill 2". Konami en est bien conscient, et va choisir avec Silent Hill 3 de s’écarter très largement du second volet, autant en terme d’ambiance que de scénario, pour au contraire se rattacher au premier épisode de la saga, dont il va être la suite directe. Il ne sera ainsi plus question de James Sunderland ici, mais de Harry Mason et d’une mystérieuse jeune fille de 17 ans, Heather, qui sera bientôt happée par "Silent Hill" à mesure que son passé refait surface.

Pour ce troisième volet, nous évoluerons d’abord bien loin de Silent Hill, dans un immense centre commercial, où nous apprendrons donc tout d’abord à connaître l’adolescente. Un personnage très différent des hommes adultes des deux premiers jeux, et qui va montrer un caractère bien différent, entre tempérament bien trempé, naïveté et un certain cynisme, brisant même parfois le quatrième mur. Un personnage crédible et attachant, et dont on découvrira peu à peu les zones d’ombre, d’abord grâce à quelques indices dispersés un peu partout, puis par des pistes plus concrètes qui finiront par nous ramener à Silent Hill.



Cet éloignement ne nous empêchera pas de retrouver les éléments signatures de la saga. Le centre commercial est ainsi rapidement plongé dans un univers parallèle influencé par la psychologie d’Heather : on se retrouve ainsi dans des décors ensanglantés, donnant un visuel plus franchement horrifique que dans les premiers volets, et nous enfermant cette fois en plein cauchemar. Les objets du quotidien deviennent inquiétants (un fauteuil roulant abandonné, un téléphone, une poupée), faisant clairement de l’œil au cinéma d’épouvante asiatique, le jeu détourne des éléments enfantins en leur donnant une dimension horrifique (le passage dans le parc d’attraction, avec ses mascottes ensanglantées, est formidable), et certaines salles cachent de bien désagréables surprises, comme la célèbre Store Room de la version sombre de l’hôpital de Brookhaven.

Ajoutez à ce travail sur les décors et les détails glauques des graphismes très largement supérieurs à Silent Hill 2 et on obtient une perle d’ambiance horrifique, très oppressante, renforcée par des ennemis toujours plus dérangeants et des effets sonores à glacer le sang. En revanche, on gagne en ambiance ce qu’on perd en scénario : Silent Hill 3 est en effet plus linéaire à ce niveau, même si la dernière partie nous permettra d’apprendre beaucoup de choses sur l’histoire de Silent Hill, sur l’Ordre et sur Alessa. Le destin d’Heather reste néanmoins assez prenant pour nous tenir en haleine pendant tout le jeu, grâce notamment à certains rebondissements et révélations assez étonnantes.



Le principal défaut de Silent Hill 3 est finalement…de ne pas être Silent Hill 2. Mais s’il se déleste de l’aspect purement psychologique de son aîné, c’est pour mieux nous entraîner dans une ambiance plus horrifique et plus oppressante, nous gratifiant de nouvelles rencontres macabres et de nouveaux endroits cauchemardesques. Et si quelques petites touches d’humour viennent par moments nous faire souffler un peu, ce troisième épisode de la saga est une nouvelle réussite, magnifié par ce qui reste à mon avis la plus belle partition d’Akira Yamaoka et par des graphismes superbes.

6/6 - Steeve Raoult



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