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CONNEXION


Genre
Fps

Systeme
Ps3

Developpeur
Irrational Games

Annee
2013

Votre note: -
Moyenne: 3.8
(4 votes)


Vous incarnez Booker de Witt, un ex-détective endetté qui se voit dans l'obligation d'accepter une mission afin de blanchir sa conscience et de retrouver le respect de lui-même. La mission consiste à retrouver une certaine Elizabeth et de la ramener à New York. Cette dernière serait retenue prisonnière à Columbia, une gigantesque cité volante dirigée de main de fer par Comstock, une sorte de gourou mystique totalement mégalo. La rébellion gagne les habitants et le mouvement de la Vox Populi est bien décidé à renverser le pouvoir en place. Votre quête à Columbia ne sera pas de tout repos, aussi bien physiquement que moralement...



L'AVIS :

A part "Doom", "Doom 2" et "Wolfenstein", je n'avais jamais retenté l'expérience du FPS, le jeu à la première personne. "Bioshock Infinite" est donc comme un bain de jouvence pour moi et c'est confiant que j'allais m'incarner dans le personnage de Booker de Witt.

Ce qui frappe tout d'abord dans le jeu, c'est l'ambiance et le sublime travail sur les décors. Nous sommes en 1912 et la ville de Columbia est absolument magnifique, empruntant son univers à celui de la fête foraine. Colorée, ensoleillée et sous un calme apparent (les gens marchent tranquillement, les enfants jouent dans les rues, il y a de nombreux espaces verts et des tas d'attractions foraines), la cité de Columbia semble être un petit havre de paix. Evidemment, sous ce vernis enchanteur se cache une réalité bien plus sombre ; la ville est en effet sous les ordres d'un prophète mégalomane et une partie de la population tente de se révolter. Nous débarquons donc dans un univers très vaste, très riche, où les références historiques sont légions. On s'en doute, notre intrusion à Columbia sera le grain de sable qui va réellement enrayer la machine.



Qui dit FPS dit bien sûr scènes de combat, armes diverses et variées. "Bioshock Infinite" ne trompera personne sur cet aspect et on se retrouve avec un véritable arsenal de guerre, allant du simple pistolet au lance-roquettes. Les combats sont assez nombreux au cours du jeu et la difficulté est relativement élevé, du moins pour moi qui n'est pas un "pro" de cet exercice périlleux qu'est le FPS. En tout cas, l'action est au rendez-vous, c'est le moins qu'on puisse dire.

Outre les armes basiques, notre personnage se voit dôté au fur et à mesure de sa progression de pouvoirs spéciaux, baptisés "toniques". Possibilité de lancer un sort de possession pour que nos ennemis se retrouvent de notre côté, possibilité de lancer une armée de corbeaux qui viendront arracher la chair des troupes hostiles, lancement de champ électromagnétique, de boules de feu, et j'en passe. L'utilisation des toniques est un vrai "+" dans les combats et se révèlent souvent bien utile pour se sortir des situations difficiles. Cerise sur le gâteau, votre main gauche est armé d'un drôle d'appareil permettant de vous accrocher à des rails et de vous balader dans les airs comme si vous êtiez un tramway volant. Mais ce dispositif peut également se révéler bien utile dans un combat au corps à corps et provoquera de bien belles effusions de sang, voir même de jubilatoires décapitations. Le gore est donc au rendez-vous et la violence n'est pas aseptisée, loin s'en faut. Il faudra donc fouiller tous les alentours pour trouver argent, munitions, point de santé et rechager ses toniques sous peine de mourir de nombreuses fois. Rassurez-vous, une fois mort, vous aurez à chaque fois la possibilité de revenir là où vous en étiez, la belle Elizabeth pouvant vous ramener à la vie grâce à une injection de sérum.



Mais ce qu'on retiendra avant tout de "Bioshock Infinite", outre son aspect très plaisant à jouer, son monde ouvert de toute beauté et son action frénétique (mais pas toujours, il y a parfois de longs passages d'accalmie sans action), c'est bel et bien son scénario. L'histoire du jeu est étonnemment complexe, les personnages sont fouillés et si tout n'est pas très clair, on a vraiment envie de savoir le fin mot de l'histoire justement. La relation entre notre personnage et Elizabeth est étonnante, voire passionnante. Qui est-elle réellement ? Pourquoi est-elle retenue prisonnière par Comstock ? Pourquoi lui manque t-il une phalange à un doigt ? Qu'est-ce donc que cet oiseau d'acier gigantesque qui semble la protéger ou la retenir prisonnière ? Qui est Comstock ? Et qui sont ces deux drôles de personnages qu'on retrouvent assez régulièrement et qui semble en savoir bien plus sur Columbia, sur Elizabeth et même sur nous que n'importe qui ?

L'empathie ressentie pour le personnage d'Elizabeth est lui aussi une véritable source de plaisir dans ce jeu. La jeune fille semble déboussolée et on n'a qu'une envie, c'est de la sauver ! Mais de quoi ? De qui ? Des mystères assez épais qui se dévoileront petit à petit grâce à un pouvoir qu'elle possède : celui d'ouvrir des failles. Elizabeth peut en effet ouvrir différents types de failles : des failles à ressources, lui permettant de faire apparaître munitions, armes ou kits de santé ; des failles structurelles, lui permettant de créer des zones d'abri pour notre personnages ou des crochets pour s'envoler en hauteur par exemple ; des failles offensives, avec apparitions de tourelles de tirs pour nous aider lors des combats par exemple. Mais Elizabeth peut également faire apparaître des failles temporelles, qui nous renvoit dans le passé afin de faire évoluer le présent. Bref, il faut suivre et s'accrocher au scénario sous peine de ne plus rien comprendre à ce qui se passe à l'écran.

En résumé, "Bioshock Infinite" est un FPS énergique , qui surprend par la richesse de son scénario. Une histoire complexe mais prenante, qui trouvera dans sa conclusion un éblouissant épilogue qui risque de vous laisser sans voix. Véritablement un très beau jeu, différent et possédant une ambiance et un univers des plus originaux.



5/6 - Stéphane Erbisti