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La jeune Casey Bell est en proie depuis quelques jours à des hallucinations et des cauchemars incessants. Terrorisée par ces visions, elle se rend rapidement compte qu’elle est confrontée à un fantôme cherchant à prendre possession d’elle. Casey n’a plus le choix : il lui faut passer par un exorcisme pour se débarrasser de cet esprit malveillant qui ne cesse de la harceler.



Après le petit raté que fut le troisième épisode de "blade", David S.Goyer se remet à la réalisation et nous offre cette fois-ci un film paranormal avec son lot d’apparitions fantomatiques, bien loin de cette passion qu’il cultive pour les comics et super-héros (outre "blade", "dark city" et autre "jumper", ce dernier a notamment été scénariste sur la trilogie des Batman de Christopher Nolan et sur "man of steel" entre autres).
"The unborn" est-il cependant à la hauteur de nos attentes ?



De sa narration, nous ne retiendrons malheureusement pas grand-chose de ce "unborn". En effet, un sentiment de déjà-vu nous parcourt indéniablement lors de la projection du film de David S.Goyer. Il est vrai que les films paranormaux mettant en scènes des esprits et autres fantômes vengeurs sont devenus légion avec notamment cette vague asiatique (ayant également donné son lot de remakes américains de plus ou moins bonne qualité) qui a déferlé sur les continents européens et américains, avec en chefs de file des "ring", "the grudge" ou encore "dark water", laissant finalement très peu de place à la concurrence.

On ne peut pourtant pas reprocher à David S.Goyer de ne pas avoir essayé de se différencier de ses semblables, allant jusqu’à ajouter d’autres thématiques à son film (l’exorcisme et la possession, les sciences occultes, les mystères de la génétique ou encore l’expérimentation nazie durant la seconde guerre mondiale), désireux de ne pas se limiter uniquement à des apparitions fantomatiques. Des excursions dans certaines thématiques plutôt réussies par moments (le flash back sur l’ère nazie est bien fichu et offre cette ambiance glauque et intrigante bienvenue) mais nous laissant parfois aussi cette sensation de bâclage, de facilité scénaristique (c’est le cas plus particulièrement de ce final fort prévisible où on nous convie à un exorcisme rythmé mais quelque peu bancal et maladroit dans son approche).

Cependant, on appréciera le rythme de "the unborn", peu ennuyeux et blablateux dans sa narration. Bien qu’il soit quelque peu expéditif dans sa première partie (on passe rapidement du coq à l’âne dans les explications et les investigations de notre héroïne, des incohérences ou confusions se faisant alors ressentir), le film de David S.Goyer sait prendre son temps et tirer profit des quelques (rares) scènes où notre esprit vient se joindre à la fête. Sursauts garantis lors de quelques apparitions surprises (la scène de l’armoire de la salle de bain demeure l’un des passages les plus saisissants), "the unborn" sait également nous offrir des scènes où la tension est palpable. A ce titre, la scène où la vieille dame est en prise avec le fantôme dans la maison de repos est particulièrement réussie : glauque à souhait et lugubre, nous suivons la vieille dame arpenter les couloirs de l’établissement plongé dans la nuit noire, guidée par la lumière d’une lampe torche, jusqu’à tomber sur notre fantôme ayant pris une forme cauchemardesque rappelant la scène censurée à l’époque de "l’exorciste" ou encore plus récemment des "hellraiser" ou "mama". Une bien belle séquence fort dynamique et éprouvante que voilà!



Au niveau du casting, rien d’exceptionnel à se mettre sous la dent. Mise à part l’apparition surprise de Gary Oldman dans la peau d’un rabbin, les acteurs n’ont pas un large CV il faut le reconnaître et seule Odette Yustman ("transformers", "cloverfield") semble quelque peu habituée des caméras. D’ailleurs, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi la jeune américaine a atterri ici (ni même son compagnon) : un petit minois innocent, une beauté presque naturelle et (surtout) des courbes à faire saliver de nombreux spectateurs (il n’est pas rare de la voir en petite culotte pour le plus grand plaisir des uns… et l’énervement des autres…), Odette Yustman se montrera également sous son meilleur angle sur l’affiche du film.

A la différence du casting, les effets spéciaux sont quant à eux remarquables. Les apparitions fantomatiques, les cauchemars ou encore la scène finale offrent des effets de très bonne facture (visions cauchemardesques à la "hellraiser" ou "candyman", visions spectrales du petit enfant surprenantes de réalisme…). La photographie elle aussi est de très bonne qualité, souvent accompagnée d’une musique complémentaire, bien choisie, et favorisant cette atmosphère parfois lugubre et saisissante.



Au final, bien que "the unborn" montre rapidement ses limites (un scénario peu original, quelques incohérences et facilités dommageables, un casting surtout esthétique…), ce dernier parvient tout de même à nous offrir quelques bonnes séquences frissonnantes et des effets spéciaux de très bonne facture qui, certes, ne resteront pas dans toutes les mémoires, mais méritent à eux-seuls peut-être de se laisser tenter par ce film de David S.Goyer.








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