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Réalisation
Kim Jin-won

Scénariste
Kim Jin-won

Date de sortie
2007

Genre
torture porn

Tagline


Cast
You Dong-hun
Kim Sung-il


Pays
Corée du Sud

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 2.7
(3 votes)
Quatre personnes sont enlevées et séquestrées dans un lugubre bâtiment. Leurs ravisseurs ont pour but de les massacrer et de filmer le tout, afin de commercialiser la vidéo...



"The Butcher" est un faux snuff movie coréen réalisé et scénarisé par Kim Jin-won. Il en est à ses premiers balbutiements dans le cinéma. Il ne réinvente pas la roue, le scénario n’a rien d’original mais un petit saut dans le gore et le crade, pourquoi pas! Puis on met The Butcher dans le lecteur et c’est à ce moment que le cauchemar commence. Et le cauchemar, c’est moi qui l’aie vécu.



Le film est tourné en caméra subjective. Dans certains films, cela nous permet d’intégrer la position des protagonistes, de ressentir leurs émotions, tout en voyant un minimum de spectacle. Mais dans le métrage présent, ça gâche tout. Premièrement, la caméra n’est pas à l’épaule, elle se retrouve sur la tête des personnes séquestrées. Donc, aucun, mais aucun effort de cadrage, il n’y a pas quelques tremblements, ça bouge sans arrêt, assez, que le film devient pénible à regarder, qu’on perd déjà l’intérêt dès les premières 10 minutes.



Deuxièmement, en raison de l’emplacement des caméras, et bien, la production gore et ‘’glauque’’ qu’on attendait devient plutôt un spectacle de décor et de ravisseurs qui discutent. Ah oui, et de jambes…. Ça, on en voit. Puisque les victimes ont souvent la tête vers le bas, on voit beaucoup de jambes… Intéressant n’est-ce pas ! En gros, on n’a pas le spectacle espéré. J’ai de la difficulté à cerner pourquoi faire ce genre de film, et ne rien nous montrer. Là, on en a seulement plein les oreilles, on ne les voit pas, mais pour les entendre, on les entend. Des gémissements incessants tout le film.

Après un bon 30 minutes ( qui m’en a paru 45), nous visitons enfin le lieu de torture et nous prenons part aux supplices par les caméras de tête, mais aussi, enfin, par celle des ravisseurs. Et là, oui, certaines scènes pourraient en choquer plus d’un. Ils ont mis le paquet afin de nous dégouter : un gros bonhomme à tête de cochon qui frappe, poignarde et viol, c’est pas joli. Mais malheureusement, tout ça arrive bien trop tard. La première partie est si ennuyante qu’on a complètement déconnecté quand l’action se pointe.



Les quelques effets spéciaux sont bien maitrisés et tout de même réalistes. Ce qui est d’ailleurs le seul petit point positif du métrage. Mais le problème reste le même, on nous a trop fait patienter, on a qu’une envie, que le film se termine enfin. Plus rien ne nous tient en haleine.
Et le jeu des acteurs dans tout ça ? À la hauteur du film, soit le néant.
Donc, finalement, on voit rien, l’image et le son sont d’une qualité exécrable, tout est pourri, sauf les FX. Alors, si vous tombez dessus, et que vous vous dites : ah tiens, un film dur et choquant pour ce soir ; je n’ai qu’un conseil à vous donner : FUYEZ !!! Ou comme moi, bénissez l’existence de l’avance rapide. Monsieur Jin-won, pitié, ne nous torturez plus.









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