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Eve, l’amoureuse de Belial, est enceinte. La communauté de monstres va se rendre chez Hal, le frère de Ruth, afin que celle-ci puisse accoucher de façon sécuritaire. Apprenant que les jumeaux siamois meurtriers y sont cachés, certains membres de la police locale décident d’aller les chercher afin de toucher la récompense. Le tout tourne au carnage, Eve est tuée et les bébés de Belial enlevés. Voilà que tout ce ‘’beau monde’’ décide de venger Eve...



Dernier opus de la trilogie Basket Case, "Frere de sang 3" s’ouvre directement où se terminait son prédécesseur. Du coup, on sait d’ores et déjà que l’on suivra les mêmes traces d’humour complètement barge du deuxième du nom. Cette aventure qui commença en 1982 par un film crasseux, sur le thème du rejet de l’homme différent, avec une pointe d’humour, se transforma, dès sa première suite, en comédie lourdingue et sanglante.



Dans "Basket Case 3", le grotesque est mis de l’avant encore plus que dans le second volet. Toute la bande d’êtres difformes dont Ruth prend soins est de nouveau au rendez-vous pour cette épopée on ne peut plus rocambolesque. Duane est enfermé par Ruth, suite à la mort de la nièce, et Belial, lui, attend l’accouchement de sa douce. Le cortège monstrueux quitte le repère de tante Ruth, direction le sud, pour préparer l’accouchement.

C’est ainsi que s’amorce une multitude de scènes complètement ringardes, telle que notre cohorte de ‘’freaks’’ chantant une chanson de ralliement, tout en dansant, dans l’autobus, histoire de passer le temps durant le trajet. Le changement de ton de la saga avait eu l’effet de surprise dans le numéro deux, mais cette fois-ci, non. La même folie s’enfonce un peu trop profondément dans le ridicule. On a bien sûr quelques sourires, mais voilà, la sauce ne prend plus, ou beaucoup moins. Fort heureusement que Henenlotter a su s’arrêter à temps, car notre duo Duane et Belial s’essouffle. D’ailleurs, très conscient de l’échec de "Basket Case 3", il décida de se retirer de la réalisation cinématographique.



Parait-il que cet opus a eu le plus maigre budget de la saga. On nous ressert les mêmes maquillages et costumes, qui sont, avouons-le, un tantinet ‘’cheap’’. Mais du même coup, ça représente bien l’esprit du film, fauché et caricatural. Le film est doté de plusieurs scènes comico-gores plutôt amusantes. Basket Case 3 est gore sans être morbide. D’ailleurs, Henenlotter aurait été contraint de retirer onze pages du script, afin de le rendre plus accessible à un large public, la production le trouvant trop sanglant pour une distribution rentable.



Le thème du rejet de la différence y est toujours présent, mais exploité de façon grossière. Le premier avait ce petit côté touchant, là, on a l’impression que c’est remis sur le tapis, juste pour faire un fil conducteur dans la saga. Mais au final, outre le duo Belial et Duane, il ne reste pas grand-chose de ce qui a élevé Basket Case au rang de film culte. Le film n’est pas tout pourri, la scène d’accouchement par exemple est délirante, ou encore le rythme du métrage est bien soutenu, mais voilà, le nivelage vers le bas déçoit amèrement. Le plaisir de retrouver tous ces êtres étranges ne comble pas le manque de finesse du premier, ou d’effet de surprise du deuxième. Mais pour notre plus grand plaisir, Henenlotter s’est repris en main en 2008 avec "Sex Addict", un retour en force !