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Après tout ce qu’elle a affronté, la famille Lambert s’efforce de reprendre une vie normale, mais le monde des esprits semble en avoir décidé autrement. Josh et Renai vont tenter de découvrir le secret qui les relie au terrifiant monde des esprits.



En réalisant trois films semblables à la suite, dont les deux derniers ("Conjuring : les dossiers Warren" et "Insidious 2") à quelques semaines d'intervalle, James Wan nous permet de noter un point important : il semble que le réalisateur de "Dead Silence" devient de plus en plus fainéant. On l'avait ainsi remarqué un peu avec le néanmoins sympathique "Insidious", et beaucoup avec le très moyen Conjuring, et Insidious : chapitre 2 le confirme définitivement : alors que le réalisateur est clairement capable de créer une ambiance horrifique, il cède maintenant systématiquement à la facilité du jump-scare. Problème : ce qui ne fonctionnait déjà pas dans les deux films précédents va fonctionner encore moins ici : Insidious 2 fait encore moins peur que ses aînés, ce qui est presque un exploit.



Un défaut d'autant plus rédhibitoire que les histoires de ses films deviennent de moins en moins intéressantes. Après une dernière partie complètement bâclée pour Conjuring, il ne tente cette fois même plus de construire son récit : il se contente de reprendre quelques éléments du volet précédent pour les développer, un peu à la manière de la saga "Saw", qu'il a lui-même initiée. En donnant une explication ad hoc à des éléments mystérieux du premier opus, Wan risque surtout d'en enlever la saveur, réussissant l'exploit de plomber deux films en une fois. D’autant qu’en plus de donner l’impression de se raccrocher comme il peut aux branches, le film laisse surtout le sentiment de prendre le spectateur pour un imbécile, explicitant chaque élément.



Cet ensemble de stéréotypes que l'on retrouve dans Insidious 2, qui mange à tous les râteliers, du cinéma d'épouvante nippon et espagnol à "Shining" en passant par... "Paranormal activity", finit même par provoquer l'hilarité quand les personnages s'envoient des ustensiles de cuisine à la tronche, et de vrais moments de gêne quand l'humour tombe à plat. En fait, cette volonté de suivre les rails finit par désamorcer chaque moment à fort potentiel, l’exploration d’un hôpital abandonné devenant par exemple encore moins stressante que dans "Grave encounters" !



Si Insidious et Conjuring faisaient office de trains fantômes, avec leurs effets éculés et prévisibles, ils avaient au moins le mérite de développer un univers assez intéressant pour que l'on s'intéresse un minimum aux protagonistes, avec Insidious 2, c'est comme si ledit train était en panne et que tous les éléments du décor restaient figés. Espérons maintenant que James Wan se reprenne : deux films très moyens sortant à quelques mois d’intervalle ne vaudront jamais autant qu’un bon film…