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Un jeune garçon prénommé Patrick a été retrouvé en état de choc dans une petite maison qu’occupaient habituellement ses parents pendant les vacances. Des vacances en famille sur une petite île qui ont tourné au cauchemar : alors que Patrick a manqué de peu de se faire happer par une bête dans les hautes herbes de ce petit « paradis » insulaire, c’est ensuite son petit chien qui s’est fait dévoré sous ses yeux. Pire encore : personne n’a retrouvé à ce jour les parents du jeune garçon… Dans un but médical, une psy décide de ramener le malheureux Patrick là où tout est arrivé. Une fois sur place, ils vont vite regretter de ne pas être restés sur le continent…



Ces films que l’on aime tant classer dans les catégories « animaux dangereux », « attaques animales » et autres « agressions animales » ou « animaux mutants », on en ramasse à la pelle il faut bien le dire ! Et il y a de tout dans ces bien belles grosses pelles : des nanars, des navets, des films bof-bof, des films sympathiques mais au final bien trop peu de films qui marquent les esprits (comme des "jurassic park", "les dents de la mer", "piranhas", "arachnophobie", "rogue"…). Et ce n’est pas le film de Michael Lantieri, "komodo", qui va se classer dans le haut du panier malheureusement.

Car il faut bien le reconnaître d’emblée, n’allons pas tourner autour du pot trop longtemps, "komodo" n’est pas le méga film de lézards géants que l’on aurait (peut-être) pu espérer en insérant le dvd (voire la VHS pour celles et ceux qui comme moi l’ont vu à l’époque de la toute fin de nos chers supports à bande) dans le lecteur. La faute notamment à un scénario bien trop simple, linéaire et vu et revu. En fait, l’unique originalité du film réside dans le fait que l’on ait ici comme prédateurs des Dragons de Komodo, une espèce de varan ne vivant que sur quelques îles du Globe et ayant comme spécificité d’être les plus gros lézards vivant encore sur Terre, avec une taille moyenne de 2 à 3m (oui, j’avoue, j’ai parcouru rapidement deux sites portant sur la faune terrestre avant d’écrire cette critique, histoire de me la péter un peu intellectuel). Alors oui, choisir cette espèce animale : voilà bien une bonne petite pierre de départ pour bâtir notre édifice! Mais sans quelques pierres supplémentaires et en nombre suffisant, l’édifice se casse rapidement la gueule…



Alors certes, on pourra dire que le film n’est pas très long (un peu plus d’1h20) et que l’action arrive rapidement (la première agression, assez prévisible cependant, ne se fait pas attendre), mais une fois passée une introduction de plutôt bonne facture (une atmosphère lugubre, une ambiance inquiétante dans les hautes herbes où seule une petite lampe nous éclaire dans la nuit sombre et silencieuse avant l’attaque soudaine d’une chose inconnue mais visiblement énorme et redoutable) on tombe dans une routine assez pénible. Les séquences se ressemblent (on est toujours en train de chercher ce satané Patrick qui se sauve constamment) et n’apportent pas grand-chose de bien différent par rapport à d’autres petites séries B du même acabit… Tout ceci pour finir sur une dernière partie un peu fourre-tout et un final ridicule (ça sent fort le téléfilm) symbolisant une arrivée très rapide en seconde partie de soirée sur les chaînes friandes de ce genre de petits films sans grand budget mais également sans grand talent…

Niveau casting, on retrouve un peu ce que l’on voit déjà dans ce type de production : on n’en demande pas énormément au vu du budget donc je ne vais pas trop faire la fine gueule ici (les méchants sont méchants, les gentils sont gentils et les interprétations ne sont pas trop dégueulasses : allez hop!).
Mais il y a un hic ici aussi (mince alors…) : le personnage principal est une vraie tête à claque (c’est moche quand-même que ça tombe sur lui…) : ce jeune écervelé de Patrick fourre son nez partout (on le préférait à l’état presque végétatif après la mort de son chien et la disparition de ses parents tiens!) et finit même par se prendre (mon dieu!) pour une sorte de Rambo des bacs à sable en embrochant du gros lézard et en arrachant (on ne sait pas vraiment pourquoi) le cœur de l’un d’eux… Du grand n’importe quoi…



Heureusement, les Dragons de Komodo ont tout de même répondu présents eux (ils auraient vu le résultat final, peut-être bien qu’ils ne seraient pas venus…). Les effets spéciaux numérisés et les animatronics sont plutôt bien fichus et on aime voir ces gros lézards (agrandis pour l’occasion) avancer en balançant la queue, la gueule grande ouverte. Certes, quelques finitions, quelques détails, sur les lézards auraient pu être apportés sur certaines scènes (surtout au niveau de la tête parfois vue en premier plan) mais bon n’allons pas bouder notre plaisir de voir ce type de bestiole peu commun dans ce type de production.

N'oublions pas de préciser que dans notre film, vous vous en doutiez certainement, nos Dragons de Komodo s'en prennent aux humains (ce qui n'est pas dans leurs habitudes en réalité mais bon où serait la menace sinon?). Dommage cependant que le manque de cadavres se fait cruellement ressentir (hé oui, comme nous devant ce film, les lézards restent sur leur faim…), on aurait peut-être préféré un peu plus de scènes saignantes pour une fois, histoire de sauver un peu le film…



Au final, "komodo" n’est pas le film de lézards géants effrayant que nous aurions pu espérer. Classique et répétitif, le film de Michael Lantieri nous offre bien trop peu de scènes palpitantes et au contraire s’enlise au fur et à mesure que nous avançons dans cette histoire un peu cul-cul pour nous donner un final vraiment ridicule.
De ce film, nous retiendrons trois choses : l’introduction, la modélisation des lézards et le petit slogan « l’espèce menacée, c’est vous »… C’est peu nan?








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