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Réalisation
Kieran Hawkes

Scénariste
Kieran Hawkes

Date de sortie
2012

Genre
tueurs fous

Tagline


Cast
Paul Anderson
Martin Crompston
Neil Maskell
Louise Dylan


Pays
Angleterre

Production


Musique
Bill Ryder-Jones

Effets spéciaux



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Joe est jeune homme renfermé et sans histoire. Un soir, après une soirée dans un pub, son frère est brutalement assassiné par une bande de voyous. C’est alors qu’un inconnu se présente à Joe, Piggy, un vieil ami de son frère, qui désire l’aider à venger la mort de celui-ci...



"Piggy" est la première réalisation de Kieron Hawkes. Auparavant, il a fait quelques montages pour diverses productions, mais "Piggy" est à ce jour son seul projet d’importance. Il nous offre un thriller horrifique sur trame de drame social : une Angleterre poisseuse, dure et sombre. Par sa sobriété et sa morosité, la photographie nous plonge directement dans cet univers, où tout semble sans espoir. D’ailleurs, chapeau à James Friend, directeur photo, qui a parfaitement rendu l’état d’esprit du métrage. "Piggy" est lourd, tant par l’image que par le scénario, il y a peu ou pas de place à la rigolade et si on rit, on rit jaune.



Le métrage est empreint de violence et de brutalité et plusieurs scènes sont particulièrement dures. Notre vengeur ne tourne pas autour du pot. Mais "Piggy" n’est pas pour autant un film gore; on a droit à plusieurs hors champ, qui n’enlèvent rien à l’efficacité des séquences tant le film baigne dans une atmosphère de réalité. Il n’est pas nécessaire de nous en montrer davantage. On sait très bien ce qui se passe et on le ressent.
Le contraste est un élément essentiel dans l’ensemble de l’œuvre qu’est "Piggy". De un, car Hawkes, qui est aussi scénariste du film, a créé des personnages principaux à l’opposé : Joe et Piggy. Le premier est timide et mal dans sa peau, presque agoraphobe tellement le contact avec les gens lui est difficile. Le second, quant à lui, n’a aucun filtre et n’a peur de rien. De deux, car le film est dur, sans concession, mais la narration de Compston ( Joe) est si douce, qu’il réussit à donner un sens à toute cette violence, une humanité à ce "Piggy".



La plus grande force de "Piggy" est sans conteste le jeu des acteurs : le duo Anderson-Compston est simplement excellent. Dès les premières minutes, par la justesse d’interprétation de Martin Compston , on y croit, on y entre, on est avec Joe, on est Joe. Il nous émeut et nous fait partager son univers, son mal de vivre. Arrive plus tard Paul Anderson qui interprète Piggy et qui est sans contredit la ‘’star’’ du métrage. Par son franc parler, sa gestuel, ses regards, "Piggy" est inquiétant, on n’a pas envie de croiser son chemin. En fait, Anderson est tout simplement brillant, et encore, le mot est faible. Notons aussi la présence de Neil Maskell, que l’on connait pour son rôle dans "Kill List", il interprète ici, très convenablement, John, celui dont on venge la mort.



Oui, le scénario de "Piggy" peut paraître relativement simple, banal, déjà-vu. Une histoire de vengeance, de confrontation entre deux personnages opposés… Effectivement, on n’en est pas à une première avec ce genre de film, et il y a même une histoire d’amour, qui n’était pas nécessaire. Mais "Piggy" est interprété avec brio, les personnages sont biens ficelés, l’ambiance est lourde et la violence, tant psychologique que physique est omniprésente. Ce film, on le vit. C’est pour toutes ces raisons, que pour moi, "Piggy" est plus que recommandable. J’irais même jusqu’à affirmer que dans mes visionnements de l’année, il est mon coup de cœur tant il m’a ému et tenue en haleine du début à la fin.
Vous avez envie d’un film radical, dur, alors "Piggy" est pour vous.









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