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Malgré les évènements fraîchement survenus (cf le premier épisode de « Kick-Ass »), Dave Lizewski, notre super-héros, continue à se battre afin de diminuer la criminalité et la délinquance dans New-York. Alors que Hit Girl, quant à elle, est contrainte d’aller à l’école, Kick-Ass se lie d’amitié avec une bande de super-héros appelée Justice Forever. A l’image de Dave Lizewski, tous ses new-yorkais en ont marre de cette vermine qui peuple les rues de la Grande Pomme et ont décidé de suivre les pas de Kick-Ass. Mais, dans l’ombre de toute cette joyeuseté, un certain Chris d’Amico n’a pas oublié la mort de son père et prépare sa vengeance en créant lui aussi une ligue, non pas de super-héros mais de super-vilains… Gare à tes fesses Kick-Ass !



Après le beau petit succès de "Kick-Ass", il était normal qu’un second opus voie le jour dans les années suivantes. Et c’est chose faite avec ce "Kick-Ass 2" sorti en 2013.
Retenu pour la saga des X-Men, Matthew Vaughn n’a pu rempilé pour cette suite des aventures de Kick-Ass et c’est un certain Jeff Wadlow (à qui l’on doit notamment le décevant "cry_wolf" si l’on veut parler cinéma de genre) qui prend donc la relève.
Cependant, pour ce qui est de l’équipe du film, cette dernière ressemble beaucoup à celle ayant opéré sur le précédent volet (chef monteur, chef décorateur, costumière, compositeur… Tous rempilent pour cette suite!), même Mark Millar (co-créateur du personnage de Kick-Ass, avec John Romita Jr) continue à jouer son rôle de conseiller dans ce nouvel opus afin que ce dernier soit fidèle au comic-book (2ème volume), bien que subsistent dans le résultat final de nombreuses différences entre les deux supports.

En ressort un film assez différent du premier opus. Entendons par là que nous avons ici un long-métrage ne s’adressant plus forcément à la même catégorie de public. Alors que "Kick-Ass" ciblait préférentiellement la population geek et fan de super-héros et autres comic-books / films en pagaille, cette suite vise un public bien plus large.
Cela ne signifie pas pour autant que le film s’adresse à toute la famille : en plus du fait que le film s’avère toujours aussi violent dans ces bagarres (ça charcute pas mal), ce second volet est également très grossier dans sa narration, au désarroi peut-être de nombreux fans voyant là une touche humoristique pipi-caca malvenue (des dialogues parfois vulgaires, quelques scènes très gamines comme cette gastroentérite provoquée par Hit Girl sur ses ennemies…). Disons donc que nous nous tournons plus volontiers cette fois-ci vers le film d’action pop-corn.



Suite logique et directe du premier volet, "Kick-Ass 2" nous laisse un peu perplexes sur ses 15-20 premières minutes pour finalement nous entraîner avec amusement dans cette guerre de ligues entre les vilains pas beaux d’un côté et les braves gars quelques peu naïfs de l’autre.
Malgré cette atmosphère très teen-movie qui ressort de certaines séquences mettant en scène notre chère Hit Girl dans son établissement scolaire et qui font quelques fois froid dans le dos (merde, est-ce bien la suite de "Kick-Ass" ???), il faut bien admettre au contraire que les séquences avec Kick-Ass et sa ligue de super-héros font un bien fou avec ses bagarres bien barrées, drôles et violentes à la fois.

Des scènes de bastons assez longues dans cet opus qui voit de nombreux super-héros se mettre sur la gueule. Ca cogne, ça gicle, ça hurle : les bagarres vont parfois à 200 à l’heure et permettent d’oublier les petits coups de mou engendrés par les scènes scolaires de notre pauvre Hit Girl (l’unique vrai super-héros) mise un peu à l’écart des bastons durant quelques temps… Dommage que la bande originale ne soit pas à la hauteur de la précédente (The Prodigy – album « invaders must die » en partie), notamment lors des scènes de bagarres.

Mais "Kick-Ass 2", ce n’est pas que des bagarres et des fou-rires à tout va : cet opus nous met également face à quelques scènes dramatiques (limite émouvantes pour certaines), des évènements soudains qui engendreront des scènes de violence ayant pour motif la vengeance.



Le casting principal reste sensiblement le même entre les deux opus. Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass), Chloë Grace Moretz (Hit Girl), Christopher Mintz-Plasse (Chris d’Amico) et autres Clark Duke / Lyndsy Fonseca ont rempilé dans cette suite. Notons toutefois la présence en guest-star de Jim Carrey dans la peau du leader de Justice Forever : un personnage bien décalé mais fort appréciable qui malheureusement ne passera que trop peu à l’écran…

Mais ce qui frappe dans cet opus, c’est le nombre de super-héros et autres super-vilains (on pense indéniablement à The Avengers et autre Justice League) : ces derniers se comptent par dizaines, nous donnant alors de bien belles bagarres à l’image des bastons entre un certain village d’irréductibles gaulois et les armées de César. Il est vrai que ce trop grand nombre de super-héros fait que nous avons du mal à nous attacher à eux car nous n’avons que trop peu de temps pour faire la connaissance de chacun (un petit tour de table très rapide…) mais ne boudons cependant pas notre plaisir quand ces derniers se castagnent contre les vilains pas beaux de l’ex–Red Mist revenu pour venger la mort de son père sous le nom de « The Motherfucker » !!! Une bande de gros méchants bien caricaturés pour la plupart (mention spéciale à la russe bodybuildée, véritable guerrière), des tronches et des costumes sortis tout droit des entrailles de l’Enfer!



Alors certes, "Kick-Ass 2" n’est pas "Kick-Ass" premier du nom mais peu importe : ça fait fichtrement du bien de voir toute cette énergie, ces bagarres exaltantes, ce nombre incroyable de super-héros et super-méchants! Ciblant un public cette fois-ci plus large (film moins référentiel, moins axé sur la geek-attitude), "Kick-Ass 2" n’en demeure pas moins un bon film d’action pop-corn mêlant violence et humour (et quelques gamineries ne tachant pas pour autant cette bonne petite suite) et nous gratifiant d’un casting fort sympathique.
A découvrir !








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