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Wolverine se trouve emmené dans une aventure au Japon où il doit sauver l'héritière d'un empire industriel. Mais les menaces se font de plus en plus nombreuses. Tiraillé entre son amour perdu, Jean Grey, qui est décédée - et donc tenté d'en finir avec la vie – et sa nouvelle protégée, John Logan va également mener de front une réflexion sur sa propre immortalité.



Après l'expérience catastrophique de "X-Men Origins : Wolverine" de Gavin Hood, le personnage le plus populaire parmi les "X-Men" semblait être condamné, mais c'était compter sans l'intervention de Christopher Mc Quarrie, le génial scénariste d' "Usual Suspects" qui va permettre à la Fox de tenter de le faire revenir sur les écrans. Mais la production va durer fort longtemps, et de nombreux changements plus tard, on vit arriver James Mangold ("Copland", "Identity") derrière la caméra, certainement la meilleure idée de ce "Wolverine". Car sa réalisation solide et classique permet au film d'avoir une bonne tenue. Il ne pourra pas faire grand-chose par contre concernant le dernier acte : on aurait pu penser qu'il en serait de même de la localisation de l'action au Japon, mais pour cela il aurait fallu éviter de le décrire selon les clichés les plus communs (les Love Hôtel entre autres).



Bien loin des productions explosives de ces derniers mois ("Man of Steel", "Pacific Rim"), c'est un certain calme qui est privilégié. Quant aux adversaires de notre Wolverine, il doit se contenter pendant une grande partie du long-métrage d'affronter des ninjas et des yakuzas. Pas de quoi nous faire craindre pour sa vie, tellement les combats semblent disproportionnées. La seule méchante avec des supers pouvoirs, la Vipère est finalement assez peu utilisée et ne constitue jamais une menace sérieuse. D'où l'intérêt pour garantir le suspense de le rendre faillible en lui rendant sa part de mortalité.



Assez anodin en terme d'intensité, ce Wolverine, ne décolle jamais vraiment. Assez terne, même si le film est parsemé de scènes d'action de manière assez régulière, le scénario se croit obligé de complexifier son histoire avec des histoires familiales qui ne cessent de rebondir, de manière un peu grossière, au point que les motivations des uns et des autres ne sont pas vraiment aisées à cerner. Les trahisons sont nombreuses et du coup il existe de nombreux intérêts qui ne se recoupent pas. Fort heureusement, des saillies humoristiques viennent garantir la bonne humeur et faire passer quelques fois des scènes un peu douteuses (comme avec le père de notre jeune Mariko).



L'idée de rédemption de notre ours sauvage (terme utilisé non par hasard puisque Logan se la joue défenseur de la nature en achevant un ours blessé et agonisant) est ce qui est au cœur de ce film qui se veut la renaissance de son héros, qui commence au fond du gouffre suite au décès de Jean Grey. Son souvenir est à la base de séquences de rêves plutôt touchantes, et c'est l'occasion pour Famke Janssen de faire quelques apparitions en tant que souvenir mémoriel, dont le souvenir d'outre-tombe tente d'emmener son amour de son côté. Une issue fataliste pour un héros qui se devrait bien plus déprimant que ça mais qui finalement ne sert qu'en surface car finalement Wolverine retrouve un goût pour la vie sans que cela soit variablement explicité.

Avec cette adaptation, James Mangold, livre un résultat plutôt passable, oubliant de livrer un film faisant usage d'effets pyrotechniques, se concentrant plus ses protagonistes, et il est d'autant plus dommage que cela ne fonctionne pas pleinement. Comme quoi, entre les intentions et le résultat, il y a une marge.