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Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes. Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle. Il découvre qu'elle est une ensorceleuse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret. Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres…



La saga Twilight à peine terminée, les adaptations d'oeuvres littéraires pour adolescent(e)s se multiplient, les producteurs étant bien décidés à exploiter un filon juteux avant qu'il ne s'épuise. Le mélange fantastique / amour est donc déjà revenu sur nos écrans avec le premier volet de la future tétralogie "Hunger games", ou avec "Les Âmes vagabondes". Et puisque les vampires et les aliens, ça a déjà été fait, et qu'en plus la saga "Harry Potter" est terminée, pourquoi ne pas imaginer une histoire d'amour entre un humain classique et une sorcière ? Attention, voici Sublimes créatures, adaptation de 16 lunes, premier tome de la saga des Lunes, la série de romans pour adolescents signée Margaret Stohl et Kami Garcia.



Couple enlacé et police de caractères pour rebelle de 13 ans sur l'affiche, petite ville perdue et visuel vaguement gothique, lutte entre le Bien et le Mal : pas de doute, nous sommes en pleine déclinaison de "Twilight". Pourtant, assez vite, on remarque quelques notes d'espoir : un personnage masculin assez intéressant (qui en a ras le bol de sa petite ville et de sa petite amie bigote), quelques répliques assez tranchantes...Sublimes créatures, sans révolutionner le genre, va en fait se révéler bien plus crédible que la saga aux vampires métrosexuels dans son dessin de la jeunesse et des sentiments naissants. Bien sûr, tout ça restera très classique, avec ces idées d'amour impossible, de destin, d'adolescent confronté à des forces qui le dépassent, mais ce petit zeste d'insolence se révélera plutôt plaisant.



Ce qui l'est moins en revanche, c'est ce sentiment permanent que le film se contente de rester en surface, n'abordant jamais véritable les thèmes qu'il met en place : l'aspect religieux est rapidement balayé, tout comme le déchirement entre le Bien et le Mal qui anime la jeune Lena. De même, le scénario est parfois en roue libre, de l'apparition soudaine de la jeune sorcière à l'école (alors même que sa famille tente de la protéger du monde normal) à la fameuse épreuve censée dévoiler si elle est bonne ou mauvais, épreuve totalement indépendante de son libre arbitre ou liée à son choix personnel selon le bon vouloir de l'histoire.



Sublimes créatures constitue donc une alternative plutôt sympathique à Twilight, oubliant l'aspect coincé et le faux romantisme de son modèle pour une histoire d'amour plus crédible et des personnages plus représentatif de la jeunesse américaine. Le film de Richard LaGravenes n'en reste pas moins moyen, la faute à un scénario très pauvre et quelques incohérences vraiment envahissantes.








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