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Deux familles se rendent à une journée porte ouverte dans le but de visiter une résidence. Elles sont accueillies par un émetteur qui les invite à explorer les lieux. C’est alors qu’elles se retrouvent piégées : impossible de quitter le site !



House Hunting est le premier long métrage d’Eric Hurt, qui l'a écrit et réalisé. Il est question d’un thriller surnaturel ayant pour thème la maison hantée présenté avec une certaine originalité, tant par l’idée de base que par son traitement.

Nos deux familles sont prêtes pour la visite, lorsqu’elles font la rencontre d’Hanna, qui émerge des bois, ensanglantée, en peur et la langue coupée. Évidemment, ils décident de l’amener à l’hôpital, mais pas moyen de partir. Dans le véhicule, ils tournent en rond bien qu’ils avancent tout droit sur la route, la maison apparait toujours devant eux. Après maintes tentatives, et n’ayant plus d’essence, ils se résignent à passer la nuit à la demeure, espérant avoir du secours le lendemain… Malheureusement pour eux, ce n’est pas le cas, et on nous entraine dès lors, un mois plus tard. Une certaine routine s’est installée dans la maison et elle est vécue différemment par chacun. La peur, le désarroi et la paranoïa ont envahi les lieux.



House Hunting ne repose pas sur les effets spéciaux qui sont plutôt rarissimes, mais bien sur la tension que vivent les protagonistes, dans cette étrange maison qui les retient en otage jour après jour. Le casting, tout à fait crédible, transmet le sentiment d’insécurité, d’abandon, de frustration et surtout, d’incompréhension. Plutôt que de mettre l’emphase sur la peur des personnages face aux fantômes, on s’attarde davantage sur le groupe, qui tranquillement se divise, n’ayant plus confiance les uns envers les autres, et qui est surtout prêt à commettre le pire afin de s’évader.

Nous y retrouvons Marc Singer, qui interprétait l’inoubliable Mike Donovan de la série originale V et Art Lafleur, que nous avons vu dans une tonne de films et de séries télévisées. Ils sont définitivement les deux stars du métrage et nous offrent des performances habitées, sans être sur-jouées. Pour un premier long métrage, la réalisation de House Hunting est assez habile car Hurt réussi à nous donner envie de savoir le pourquoi du comment. Pourquoi eux? Qui est cette fille devenue muette? Réussiront-ils à quitter cette demeure maudite? Le film pose beaucoup de questions et il nous faut les réponses.



Bien entendu, puisque c’est une première réalisation, le budget va avec ! Est-ce que ça se ressent ? Un peu… Qui dit maison hantée, dit fantôme. Un peu de CGI pour faire des visages blancs étranges, et voilà…. Donc, ça fait un peu cheap. Il y a aussi quelques attaques entre les personnages, mais la démonstration et le gore sont peu présents. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a ! Mais rien n’est parfait et on arrive facilement à en faire abstraction, car de toute façon, il y a peu d’effets…

Malgré une très bonne idée de départ, relativement originale, et une bonne distribution, House Hunting n’arrive pas à atteindre son plein potentiel. Pourquoi, je n’en suis pas tout à fait certaine. Peut-être simplement parce qu’il y a trop et que tout n’était pas nécessaire. L’histoire de chacun des sept personnages nous est contée, ce qui peut avoir pour effet d’amoindrir le sentiment d’immersion, car ça nous donne l’impression de tourner en rond nous aussi. Peut-être aurait-il été plus judicieux de s’attarder à quelques personnages.



Alors, est-ce le film du siècle? Bien sûr que non. Mais il réussit à garder notre intérêt intact jusqu’à la fin, et ça, c’est tout une qualité! Avis aux amateurs de gore et de jump scares… Vous n’êtes pas le public visé. Pour les fans de séries b, relativement fraîches, qui misent sur la psychologie et non le spectaculaire.








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