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Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille sont pris dans les embouteillages à Philadelphie, jusqu'à ce qu'une journée comme les autres vire à l'apocalypse...et les voilà obligés de fuir et de rechercher la protection de la Navy. Cette dernière va demander à Gerry ensuite de trouver une solution au phénomène qui se produit et menace d'éradiquer l'espèce humaine...



L'adaptation attendue du roman de Max Brooks fait partie de celles que les lecteurs ainsi que ceux n'ayant jamais lu le livre attendent. Le deal est simple : une grosse machine hollywoodienne au service d'un film de zombies, le tout porté par une star. De quoi attiser bien des curiosités. Le film a été retardé durant des mois suite à différents problèmes logistiques : conflit supposé entre la méga star Brad Pitt («Seven» «L'armée des douze singes», «Fight Club») et son réalisateur, Marc Forster («Quantum of Solace»), réécriture de son dernier acte par le tâcheron Damon Lindelof («Prometheus», «Star Trek : Into Darkness») qui vous l'aurez deviné enfonce encore plus le métrage dans les confins de la médiocrité. Pour simplifier le scénario afin que les spectateurs puissent tranquillement continuer à déguster leur pop-corn, tout est prémâché, sur-expliqué jusqu'à overdose au point que la dernière partie du film est absolument inoffensive et n'a même pas l'excuse d'une efficacité ou d'une surenchère d'effets spéciaux.



Ne cachons pas qu'à part le titre, rien ne viendra rappeler l'origine de l'adaptation, car exit les ambitions géopolitiques de Max Brooks. Une fois passé à la moulinette hollywoodienne, l'outrage fait au matériau de base est total. Nous suivons ainsi les périples d'un membre de l'ONU (et de sa famille – la partie la plus horripilante qui soit) pris dans un fléau mondial, et tout démarre en trombe. On ne peut nier l'efficacité de la machine mise en marche, ni la sobriété relative de Marc Forster qui a fait bien des progrès depuis son massacre James Bondien. Très doué pour la mise en scène de tout ce qui relève du spectaculaire : l'introduction à Philadelphie, Jérusalem – et il faut lui reconnaître ça -, il échoue sur quasiment tous les autres plans. On aura beau frissonner en voyant cette marée déferler dans les rues de Jérusalem, on a du mal à s'attacher ou à frissonner pour Gerry, dont ont sent bien qu'il n'est jamais vraiment en danger. En cela, le suspense est grossièrement éventré.




Des films aseptisés de cet acabit, on en avait déjà eu depuis quelques années et le déferlement des «Resident Evil» adaptation vidéo-ludique détournée en Milla Jovovich show, mais on vient d'atteindre un très bas niveau en la matière dans World War Z. Sans espérer à un quelconque moment se retrouver devant le spectacle gore festif de «The Walking Dead», on pouvait s'attendre à un peu plus d'épanchements sanguinolents. C'est le niveau zéro pointé de ce côté là.

Plus orienté action/film catastrophe, l'adaptation avec l'omnipotent Brad Pitt ne passionne pas vraiment même si, merci la 3D, on est pris dans le feu de l'action notamment lors d'un crash aérien. C'est donc le spectaculaire qui sert de cache misère à un scénario maigrelet et qui nous montre le périple d'une sorte de Tintin globe-trotter en quête d'une solution pour éradiquer le virus. Mais tout cela en occultant toutes les populations autochtones autres qu'américaines, ce qui centre de manière dramatique (un peu la lie des films catastrophes contemporains : Cf. «2012») sur uniquement le destin des États-Unis d’Amérique.



Car le scénario pêche par des élans familiaux ultra présents (oh mon dieu, la famille va-t-elle pouvoir être sauvée ?) ce qui nous vaut un beau laïus au centre de l'OMS de la part d'un Brad Pitt donneur de leçons et dominé par des lieux communs. Ainsi, pour expliquer pourquoi Bradounet se retrouve en tête de ligne, on se débarrasse du scientifique par l'une des morts les plus absurdes du cinéma ! Ainsi, on gagne du temps après tout.... Les quelques dialogues du film entre les scènes d'action sont eux aussi consternants, et on s'étonnera de la disparition d'un pilote d'avion, comme ça, passé dans les trous d'un scénario qui a du mal à camoufler que ce projet très onéreux revient de loin. On est franchement pas loin de l'erreur industrielle. Mais la bonne tenue technique empêche WWZ de rejoindre «Battlefiedl Earth» et autres films coûteux économiquement pharaoniques.

En coupant dans les scènes sanglantes, les producteurs espèrent rentrer dans leurs frais, mais il est curieux de voir ce que peux donner un film de contaminés tout public. On a vu, et on espère que ça restera un cas isolé.









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