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Au Chili, un groupe d’amis faisant la fête dans une boite de nuit, se retrouve confronté à un puissant séisme, qui détruira la ville et les plongera dans un horrible cauchemar...



Tout d’abord, je dois vous avouer que dès le départ, j’avais beaucoup d’appréhensions concernant "Aftershock". Pour moi, il était évident que ce serait un film de piètre qualité, surtout au niveau du scénario. Étonnement, ce fut bien mieux que mes attentes, qui disons-le, n’étaient pas difficiles à surpassées !

Eli Roth nous présente "Aftershock", film catastrophe, avec son lot d’horreurs, réalisé par le chilien Nicolas Lopez. Sixième métrage pour Lopez, mais premier dans le style, puisqu’avant, la comédie était son genre de prédilection. À l’écriture, on retrouve Lopez et son fidèle acolyte Guillermo Amoedo, ainsi qu’Eli Roth, qui s’y est aussi impliqué. Bien sûr, la participation de Roth a fait sortir Nicolas Lopez de l’ombre, du moins, lui a fait connaitre son moment de ‘’gloire’’’ internationale !



"Aftershock" se déroule en deux parties : avant et après le tremblement de terre. Nous suivons un trio de fêtards: Gringo (Eli Roth), américain en vacances au Chili, Ariel (Ariel Levy), le gentil mec qui s’est fait larguer pas sa copine et Pollo (Nicolas Martinez), le déluré fils à papa. Bien entendu, trois jolies demoiselles s’ajouteront au casting. Donc, rien de très impressionnant, mais les personnages sont quand même amusants et joués correctement, même Roth nous offre un Gringo somme toute crédible. Pas de grands rôles et pas de grandes performances, mais on en attendait pas plus! Donc, cette première partie est légère et divertissante. D’ailleurs Selena Gomez y tient un petit rôle.



Nos six amis sont dans une discothèque branchée, qui est sous le niveau du sol. La fête bat son plein quand… Les plaques tectoniques se heurtent et du coup, tout s’effondre ! Les gens se piétinent, se font tuer, plus rien ne compte, sauf survivre. On a droit à certaines morts plutôt saignantes, et quelques moments loufoques. Hémoglobine, humour et pseudo drame prennent place au début de cette tragique situation. À l’extérieur, ce n’est pas mieux, même la prison n’a pas résistée et les détenus sont libres! Ces derniers sont évidemment tous cons, avides de sexe et de pouvoir, soit, le cliché parfait du prisonnier pourri. Donc: chasse à l’homme, sauvageries, gonzesses maltraitées !!!

Malgré son manque d‘éléments originaux, le film ne s’essouffle pas. Il repose sur la lutte pour la survie de chacun des six personnages principaux. Cette croisade, nous offre quelques scènes bien plaisantes: des coups de hache, des mains qui se perdent, des corps écrabouillés... Le métrage ne mise pas sur de longs plans gores, hormis un que je vais taire, mais l’ensemble est correct, rien n’agace dans la qualité des effets spéciaux et on nous en montre suffisamment pour apprécier.



"Aftershock" traite d’un sujet sérieux, car malheureusement, cette situation existe. Mais le ton est somme toute léger. Ça plaira à certains, et d’autres le lui reprocheront. Sa plus grande faiblesse est qu’il n’arrive pas à nous surprendre. Presque tous les évènements sont prévisibles, même la fin. Est-ce que ça en fait un mauvais film? Non. N’oublions pas, c’est aussi un film catastrophe, donc, il y a son lot d’actions. Il ne nous offre aucun répit mais, il reste au niveau du simple divertissement que dès le lendemain de son visionnement, on a éjecté de notre cerveau.









Du même réalisateur :

Fun, Bis, décomplexé...


4.02

Film catastrophe avec des éléments horrifiques, Aftershock est une sympathique série B qui ne se prend pas la tête et il faut la voir ainsi. Pas la peine de vouloir auteuriser le film de Nicolás López, il n'est absolument pas fait pour ça; Aftershock ne veut aucunement jouer dans la cour des grands et assume pleinement son côté "bis", la seconde partie du métrage nous renvoyant aux meilleurs moments des films post-apocalyptiques italiens. Mais avant d'en arriver là, il faut évidemment en passer par la première partie, à savoir les aventures de notre groupe d'amis au Chili avant le tremblement de terre. Avouons-le, cette partie n'est pas franchement intéressante et nous renvoie à des films comme Hostel ou Wolf Creek, avec une longue présentation des personnages placés dans des situations somme toute banales et bourrées de clichés. Le trio de potes se déplace de bar en boite de nuit, fait du tourisme local en ayant une seule idée en tête : rencontrer de jolies filles et s'éclater. Chose relativement facile apparemment puisque le dénommé Pollo est le fils d'un homme très riche et à des connaissances partout dans les endroits branchés du pays. Cette partie met donc en place les différents protagonistes et nous permet d'appécier le jeu d'Eli Roth, toujours aussi sympathique et charismatique. Mais honnêtement, on n'a qu'une seule envie : qu'arrive le tremblement de terre et que le film démarre réellement. Et là, Aftershock prend une toute autre dimension ; le film devient alors un survival gentimment gore, jouant avec humour sur certaines situations somme toute crédibles, à l'instar de la scène dans la discothèque où l'héroïne demande de l'aide à la foule pour aider son ami coincé mais tout le monde ne pense qu'à s'enfuir et piétine le malheureux. Nul doute qu'en pareille situation, on ferait tous pareil. L'individualisme prend le pas sur l'entraide et nos héros vont alors vivre un véritable enfer dans lequel la fatalité semble s'abattre sur eux. Car la nature humaine est souvent bien pire que les événements extérieurs. Une fois le groupe de potes dehors, Aftershock va donc jouer avec les codes du film post-apocalyptique, et de manière plutôt efficace : population en totale roue libre qui se met à saccager et piller tout ce qui tombe à leur portée ; ville détruite et décors ravagés ; apparition de voyous sans foi ni loi qui n'hésitent pas à traquer nos amis et à vouloir violer les jolies demoiselles du groupe ; sadime, brutalité, violence, anarchie. Les codes du genre sont respectés à la lettre et Nicolás López nous gratifie de séquences "bis" bien dans l'esprit, comme la mort du personnage interprété par Eli Roth par exemple. Bref, Aftershock se révèle bien distrayant dans sa seconde partie et enchaîne l'action et les désastres sans aucun temps mort. Alors oui, le film ne brille guère niveau originalité et la partie avant le tremblement de terre se révèle un peu laborieuse. Mais dans l'ensemble, c'est une série B bien bourrine, décomplexée, fun et qui ne lésine pas sur la violence graphique. L'image finale, bien qu'attendue, nous donne le sourire. Un chouette petit film sans prétention autre que de divertir un samedi soir...