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Un vétérinaire et une entomologiste combattent une invasion de tarentules dans une petite ville américaine...



Les films d'invasion animale ont fleuri dans les années 50 avec l'attaque d’insectes aux tailles particulièrement surdimensionnées. On pense à "Des monstres attaquent la ville" pour des fourmis géantes ou encore à "Tarantula". Des films faits sur fond de guerre froide et donc dans un contexte particulier. Le genre s'estompa dans la décennie suivante pour ressurgir de nouveau dans les années 1970. Mais avec des préoccupations différentes, notamment en matière d'écologie. L'homme prenant conscience de sa responsabilité, il retranscrit ses nouvelles frayeurs sur grand écran. A l'exception notable d'un nanar totalement risible ("L'invasion des araignées géantes" de Bill Rebane) et de "La malédiction de la veuve noire" de Dan Curtis aux relents fantastiques, nous entrons dans l'ère des araignées de taille normale. Normale mais quand même de belle taille et surtout venimeuse. Si en 1990, un certain "Arachnophobie" s'est taillé une belle toile, il ne faudrait pas oublier ses devanciers. Que ce soit "Tarantulas, le cargo de la mort" et surtout le film qui va nous intéresser, "L'horrible invasion".



Le gros point fort de Kingdom of spiders réside dans la présence sur le plateau de véritables araignées, ce qui a posé de sérieux problèmes pour recruter des acteurs; ces derniers devant toucher les épouvantables tarentules. Pour la petite anecdote, Donna Mills "La malédiction de la veuve noire" passa le casting mais était mal à l'aise en présence des araignées. Car, contrairement à ce qui se passe habituellement dans ce genre de productions, le recours aux effets spéciaux (des araignées en latex par exemple) est limité au strict minimum. Tout juste en trouvera-t-on des fausses lors de certains plans larges afin d'accroitre l'impression de multitudes.



Véritables vedettes de ce film – ce n'est pas la présence du bien peu charismatique William Shatner ("Star Trek", "Hooker") qui viendra leur faire de l'ombre- nos charmantes bestioles sont de tous les plans les plus angoissants, et on les voit souvent. Ce n'est pas la réalisation de facture télévisuelle de John "Bud" Cardos qui fait des étincelles, ni la musique qui au moment du générique de début se rapproche plutôt des westerns, qui retiennent l'attention. L'histoire est bateau et importe peu. Ce que le spectateur attend (et redoute surtout si comme moi on est arachnophobe) ce sont les attaques qui s'abattent sur une petite ville des États-Unis. Centré essentiellement sur quelques personnages: un vétérinaire, une scientifique, le shérif, etc., "L'horrible invasion" se permet de prendre un peu de temps afin de nous attacher au sort des personnages principaux.

La montée de la tension se fait crescendo et les scènes chocs se succèdent: un pilote d'avion attaqué par des araignées (scène d'autant plus marquante qu'il est prisonnier dans un espace clos), une femme étendue sur le sol pendant que des arachnides se chargent de son sort, et l'attaque de la ville avec des habitants courants dans tous les sens avec des bestioles poilues un peu partout sur le corps. Tout comme les corps enveloppés dans des toiles de soie – un beau garde-manger pour les jours difficiles!- montrant des humains au bas de l'échelle alimentaire.



Des séquences bien plus marquantes que le passage obligé des assiégés encerclés par une véritable armée et qui doivent tenter de les empêcher de pénétrer dans leur demeure. Non pas que ces moments ne manquent pas de tension car les araignées sont toujours à l'œuvre, mais que la terreur est bien plus grande de voir une ville entièrement vidée de ses habitants par des tarentules. Les dernières minutes sortent des sentiers du film quasi-documentaire pour imprégner notre rétine d'une image fantastique et surréaliste (on peut penser au plus récent "The Mist"), et qui donne tout son sens au titre original.









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