RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3.4
(19 votes)
Heather Miller apprend qu'elle a été adoptée et qu'elle vient d'hériter de la maison de sa grand-mère qui vient de décéder. Avec ses amis, elle se rend à Newt, dans le Texas, pour prendre possession de son bien. La jeune fille va découvrir les terribles secrets de sa véritable famille et faire la connaissance de son cousin, Jed Sawyer, connu dans le pays sous le nom de Leatherface...



Ce film est la suite directe du "Massacre à la tronçonneuse" de 1974. Exit donc le numéro 2 très différent mais réussi, les purges que sont le numéro 3 et 4, le remake de 2003 et sa suite qui s’en sortaient plutôt bien niveau violence et efficacité. Le long métrage de John Luessenhop démarre d'ailleurs par un montage rapide des différentes scènes de meurtres du film de Tobe Hooper ainsi que par un petit extrait du repas familial et de la fuite de Sally. Il enchaîne directement avec la police qui débarque à la ferme de l’horreur (la voiture du policier croise le camion du routier arrêté au bord de la route, clin d’œil sympa et réussi) suite aux déclarations de Sally Hardesty, l'unique survivante du massacre du 18 août 73. Déjà à ce niveau on sent que le film ne va pas être terrible puisqu'on nous présente à l’intérieur de la maison de Leatherface des tas de personnages inconnus au bataillon dans le film de 74. Un nouvel acteur interprète Drayton Sawyer, on retrouve Grand’Pa assis sur sa chaise et tenant toujours son marteau à la main ainsi que Leatherface et son masque de femme maquillée mais les autres personnes présentes dans la maison, qui sont-ils ? Mystère total ! La fusillade qui s’en suit lorgne du côté de l’intro du "The devils rejects"» de Rob Zombie. Bref, ça sent un peu le roussi mais attendons la suite avant de se prononcer.



Une fois l'introduction terminée, place à la nouveauté et à la mésaventure d'Heather Miller, membre de la famille des bouchers psychopathes mais qui ne le sait pas encore. Soit un bond d'environ vingt ans par rapport à l'introduction. Pour un film qui se veut la suite de celui de 74, ça la fout un peu mal quand même. Bref, passons. La jeune femme est superbement interprétée par Alexandra Daddario, qu'on avait déjà vue dans "Percy Jackson : le voleur de foudre" et "Bereavement". Brune, un corps de rêve, des yeux à tomber et un sourire à damner tous les saints. C'est certainement le gros point positif de ce "Massacre à la tronçonneuse 3D". Parce que soyons honnête, les événements présentés par la suite ne différencient pas vraiment ce film des autres épisodes de la saga et on se retrouve avec un banal film d'horreur lambda mettant en scène comme toujours des jeunes citadins en proie à un tueur terrifiant.



Honnêtement, le remake de 2003 et sa suite sont largement au dessus de ce film en termes d'ambiance et de qualité. Bourré de clichés (le noir sportif, la sexy girl qui couche avec le petit copain de sa meilleure amie, un auto-stoppeur beau gosse qui n’est en fait qu’un profiteur…), passablement ennuyeux certaines fois, "Massacre à la tronçonneuse 3D" a bien du mal à convaincre dans sa globalité et il n'apporte rien à la mythologie de la famille tronçonneuse. Leatherface n'est absolument pas charismatique et même s'il nous offre un découpage en règle d'un des personnages et nous explique en gros plan comment il fait pour faire tenir sur son visage les masques de peau humaine, force est de constater qu'il n'a aucune personnalité et se contente d'être un boogeyman comme on en a tant vu. Le film n'apporte aucune fraîcheur à la saga et ne se montre original en rien, brassant le vu et le déjà vu sans grand succès.



Même s’il y a quelques séquences sympas, comme l’arrivée de Leatherface dans une fête foraine bondée, dans l’ensemble, même si le film se laisse voir comme un divertissement de samedi soir, on regarde les images qui défilent un peu lobotomisé par ce spectacle moyennement enthousiasmant. Nos yeux s'illuminent d'un coup quand la chemise d'Alexandra Daddario se voit déboutonnée et qu'on devine ce qu'il y a en dessous. Mais est-ce bien pour ça qu’on est venu voir ce film ? John Luessenhop parviendra peut-être à convaincre des spectateurs peu exigeants mais les fans du film culte de 1974 ne seront certainement pas aux anges avec son long métrage qui ne fait pas vraiment honneur au film original.









Du même réalisateur :