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Le parc national de Yellowstone, endroit propice au camping et aux randonnées, voit sa tranquillité être mise à rude épreuve par un féroce grizzly qui massacre tout sur son passage et se montre responsable de plusieurs morts violentes. Le chef de la réserve met son équipe sur le coup mais ses efforts sont contrecarrés par son supérieur…



1975. Steven Spielberg provoque un raz de marée avec "Les dents de la mer" qui, après "Les oiseaux" d’Hitchcock en 63, hisse encore d’un cran le niveau des films d’agressions animales. Le succès planétaire du film de Spielberg va être le déclencheur de nombreux films mettant en vedette des animaux féroces, que ce soit sur terre, dans les airs ou dans l’eau. On citera parmi les plus connus "Long week-end", "Piranhas", "L’inévitable catastrophe", "Tentacules", "Alligator", "Cujo" et j’en passe. Des abeilles aux serpents, des chiens aux requins, tout y passe, même les vers de terre ! L’ours et autres grizzlys ne sont pas en reste. Déjà en 1966, il était la vedette de "La nuit du Grizzly" de Joseph Pevney. Mais c’est véritablement William Girdler qui va le hisser sur le podium avec son "Grizzly le monstre de la forêt", qui reprend quasiment à l’identique le scénario du chef-d’œuvre de Steven Spielberg, remplaçant donc le requin par un grizzly. Malgré les ressemblances plus qu’évidentes, le film de Girdler est le carton du box-office de l’année 76.



A bien y regarder, "Grizzly le monstre de la forêt" ne peut soutenir la comparaison avec "Les dents de la mer". Evidemment, tout est mieux dans le film de Spielberg. Mais William Girdler sait y faire et son film s’avère une très sympathique série B, qui comporte quelques longueurs et maladresses certes, mais bénéficie d’un nombre élevé de morts et surtout d’une violence assez graphique dans son ensemble, ce qui réjouira certainement les fans du genre. Tout comme le célèbre requin Bruce, le grizzly du film ne montrera sa frimousse que vers les trois quarts du film ; auparavant, la caméra en vue subjective qui progresse dans les feuillages et au milieu des arbres est de rigueur et le procédé parvient à créer un certain suspense, accompagné par des grognements sonores nous indiquant que le monstre de la forêt n’est pas venu conter fleurette aux campeurs et randonneurs du coin. La séquence d’introduction est à ce titre une franche réussite et la mort bien gore de deux jolies campeuses nous met de suite dans le bain. William Girdler n’a pas lésiné sur les effets chocs et sur l’utilisation de l’hémoglobine lors des attaques du grizzly et cette générosité sanglante fait partie intégrante du charme du film. Chaque mort violente nous en donnera pour notre argent, les effets les plus mémorables étant la décapitation d’un cheval (du jamais vu !!) et le sectionnement de la jambe d’un petit garçon. Le grizzly ne fait pas de sentiment et sa puissance fait des ravages.



Au niveau des faiblesses du film, on citera une bonne majorité du casting qui paraît bien fade. Même Christopher George ("Frayeurs") fait pâle figure dans le rôle principal et on a du mal à s’identifier à sa pseudo détresse bien mal interprétée. Si son personnage rappelle évidemment celui du chef Brody, sa prestation est bien en dessous de celle donnée par Roy Scheider. Sa confrontation avec son supérieur, qui voit avant toute chose les méfaits financiers que peut causer la présence d’un grizzly dans le parc, la présence d’un expert en ours, la traque de l’animal par la population de chasseurs, toutes ces scènes renvoient directement au film de Spielberg et effectivement, le plagiat ou le copié-collé ne trompera personne. La relation entre le chef du parc et une jeune femme viendra ralentir le rythme du film et ne s’avère pas très intéressante. Ces baisses de régime seront heureusement mises de côté lorsque le grizzly entre en scène et là encore, William Girdler s’amuse à nous en donner pour notre argent.



Notre grizzly, de taille impressionnante, s’avère la vraie vedette du film et le voir s’attaquer à une tour de guet ou carrément à un hélicoptère s’avère bien jubilatoire. Bénéficiant d’un budget peu important, le réalisateur nous propose des images d’un véritable grizzly la plupart du temps, ce qui renforce l’aspect réaliste du film, et utilise des effets de mise en scène quand il ne peut pas faire autrement, avec cette patte griffue qui vient lacérer les pauvres victimes. La combinaison des deux est efficace et permet à "Grizzly le monstre de la forêt" de tenir la distance et de se montrer toujours aussi plaisant en 2013. Le film n’est pas excellent mais il tient encore la route et devrait satisfaire les amateurs du genre qui ne sont pas trop exigeants…


Disponible dn Dvd et BR chez FILMEDIA






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