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En 2077, après des décennies de guerre contre la terrible menace des Chacals, les humains ont quitté la Terre. Jack Harper vit dans une station au dessus des nuages et a pour mission de réparer et d'entretenir les drones présents à la surface de la Terre afin qu'ils extraient des ressources vitales aux humains expatriés. Un jour, témoin d'un crash, il voit sa vie bouleversée…



Si, à la surprise générale, la fin du monde n'a pas eu lieu en 2012, elle n'aura pas manqué d'inspirer les scénaristes : de "After Earth" à "Cloud Atlas", d' "Elysium" à "World War Z", notre bonne vieille planète va devenir un lieu parfaitement inhospitalier pour l'homme. Dans Oblivion, c'est en utilisant l'arme nucléaire pour repousser un envahisseur extraterrestre qu'il a rendu la planète en grande partie inhabitable. Les survivants ont ainsi été contraints de s'exiler sur Titan, tandis que quelques techniciens restent sur place afin de leur fournir les ressources nécessaires.



C'est Robert Kosinski, réalisateur de la triste suite "Tron : l'héritage" qui va mettre en image le quotidien de ces techniciens du futur. Il se base sur son propre roman graphique, non publié, et va recevoir dès la genèse du projet un soutien de poids, celui de Tom Cruise ("Mission : Impossible", "Jack Reacher"). Il sera plus tard rejoint par l'inoxydable Morgan Freeman ("Seven", "The Dark Knight rises") et d'Olga Kurylenko ("La Terre outragée", "Quantum of Solace"). Mais ils n'auront que peu de place à côté de Tom Cruise, le film ne s'attardant finalement que sur son personnage, au point d'en devenir une publicité géante. Tom Cruise est beau, Tom Cruise est ingénieux, Tom Cruise est agile, Tom Cruise est intelligent, Tom Cruise est courageux, Tom Cruise aime la nature (au point de se comporter, parfois, comme Wall-E). Et du coup, Tom Cruise est partout, et si je n'ai absolument rien contre l'acteur, cela finit vraiment par lasser...



Mais avant de nous agacer de cette omniprésence, nous aurons droit à une première partie très réussie, nous faisant découvrir les paysages désolés de la Terre, ses villes enterrées, ses bâtiments en ruine. En fait, c'est en voulant associer une histoire à ces images superbes que le film va commencer à devenir moins intéressant, essayant vainement de créer la surprise mais ne s'écartant jamais du sentier tracé par d'autres oeuvres avant lui. On assiste dès lors à une succession de coups de théâtre sans grand impact, et même la tentative du personnage interprété par Tom Cruise pour sauver le monde (quand même !) apparaît comme totalement dénuée d'enjeux.



La seconde partie du film nous réserve néanmoins quelques passages très spectaculaires, notamment avec quelques superbes séquences de poursuites aériennes. Et si l'on pensera à Independence Day dans les dernières minutes, après avoir pensé à La Planète des singes, Matrix ou même 2001: l'odyssée de l'espace, on s'interrogera surtout sur la bêtise des envahisseurs, qui se laisseront sciemment détruire.

Ce ne sera d'ailleurs pas l'unique étrangeté d'un scénario trop classique pour maintenir l'intérêt du spectateur intact pendant 120 minutes. Aussi, si l'on appréciera la qualité visuelle du film, notre planète étant horriblement belle après l'apocalypse, cette ode à Tom Cruise finit par ennuyer, voire même irriter. Une petite déception d'un film dont j'attendais quand même un peu plus...








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