RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION


Genre
Survival horror

Systeme
GameCube

Developpeur
Capcom

Annee
2000

Votre note: -
Moyenne: 5.8
(8 votes)


Après avoir échappé de justesse à la mort dans Raccoon City, Claire Redfield cherche maintenant des indices qui lui permettront de retrouver son frère Chris. Elle découvre que les sinistres activités d’Umbrella Corporation ne se limitent pas à cette petite ville isolée du Middle West. Le mal s’est répandu…


Pour son arrivée sur les consoles 128 bits, Resident Evil nous propose de retrouver Chris et Claire Redfield, respectivement héros du premier et du deuxième volet de la saga. D’abord sorti sur la Dreamcast, le jeu sortira un peu plus tard sur PlayStation 2 et GameCube, avec quelques cinématiques supplémentaires et quelques scènes en plus, prenant pour l’occasion le suffixe « X ».

Raccoon City a donc disparu, l’invasion de zombies et de créatures génétiquement modifiées ayant été anéantie par une explosion nucléaire. Mais il ne s’agissait que de la partie visible de l’iceberg : la société Umbrella dispose d’autres complexes scientifiques, d’autres installations partout dans le monde. Chris et Claire Redfield l’apprendront rapidement, suivant les traces de la multinationale de Paris à l’Antarctique, en passant par Rockford Island. L’occasion également de découvrir d’autres responsables de la catastrophe de Raccoon City : la famille Ashford et un personnage que Chris croyait mort.



Le scénario de R.E. Code Veronica va ainsi réserver bien des surprises, nous faire visiter des lieux surprenants et découvrir des personnages très travaillés. Steve Burnside, l’un des héros jouables, se révèlera ainsi bien plus intéressant que ce que l’on pouvait penser au départ, et Alfred Ashford a une personnalité bien particulière, sa folie étant expliquée au fil du scénario. Un soin tout particulier qui tranche un peu dans une saga qui brille généralement par une progression assez classique.

Ce sera d’ailleurs le principal élément remarquable du jeu, qui sera en dehors de cela extrêmement classique, se contentant de reprendre les mécaniques des précédents jeux sans apporter de véritable amélioration. Tout au plus peut-on maintenant avoir une arme à chaque main et donc tirer simultanément sur deux ennemis, et voit-on apparaître des angles de vues dynamiques à la place des plans fixes. Le passage à une nouvelle génération de consoles permet d’ailleurs d’améliorer considérablement les graphismes, en affinant les personnages, et en proposant des décors en 3D en temps réel à la place des habituels décors en 3D précalculée.



Quatrième volet de la série canonique, Code Veronica (X) franchit donc le pas entre deux générations de console de façon convaincante en ce qui concerne la technique et le scénario. Néanmoins, en se contentant de reprendre, sans les faire évoluer, des mécanismes datant maintenant de plusieurs années, Capcom choisit la facilité et peine à renouveler véritablement la licence. Un défaut qui n’empêche pas le jeu de se parcourir avec un plaisir certain.

5/6 - Steeve Raoult