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Fuad Ramses III reprend la boutique de traiteur de son grand-père. Sur place, il découvre la statue de la déesse égyptienne, Ishtar et il tombe aussitôt sous son contrôle. Tout comme son grand-père, il tue plusieurs jeunes femmes en préparation d’une fête rituelle...



Herschell Gordon Lewis n’avait rien réalisé depuis "The Gore Gore Girls", en 1972. Mais en 2002, à 73 ans, pour notre plus grand bonheur, il nous revient avec la suite de son cultissime "Blood Feast", sorti en 1963, qui est reconnu pour être le premier film gore du cinéma. Ça lui aura pris presque 40 ans (39 exactement) pour nous offrir cette suite, qui ressemble tellement au premier opus qu’on pourrait presque le qualifier de remake ! En fait, j’ai l’impression qu’il a fait le film qu’il aurait voulu faire en 1963 mais qu'à l’époque, c’était suffisamment osé !



"Blood Feast 2 : All u can eat" suit le même schéma que son prédécesseur. L’intrigue est mince, très mince. Nous suivons Fuad Ramses III qui commet ses meurtres et les deux policiers qui tentent de trouver le coupable. À noter que cette fois-ci, les deux policiers ont des personnalités très typées, un conservateur qui veut rester dans le droit chemin, et l’autre, qui s’en fout complètement, tant qu’il y a de la bouffe...
Autre petit clin d’oeil au premier opus, Ramses III se blesse, donc, lui aussi il se met à boiter, tout comme son grand-père.

Herschell Gordon Lewis a bien compris qu’en 2000, le public en avait vu des choses au cinéma, et il en tire partie. "Blood Feast 2 : All u can eat" est complètement décomplexé et Lewis semble jouir d’une liberté totale ! Cette fois-ci, le gore, est bien plus gore ! Il prend la peine de nous montrer Ramses III découper le ventre de sa victime, y insérer la main, sortir tout ce qui est tripes dérangeantes, pour le mener à l’organe dont il a besoin pour sa recette ! Hummmm... De la poésie pour les yeux. Amateurs de gore, vous serez servi!



L’humour n’est pas en reste ! Le « jeu » des acteurs contribue largement à nous faire sourire. C’est gros, très caricatural. Mais ça ne s’enfonce jamais trop profondément dans la débilité. J.P. Delahoussaye, cet illustre inconnu, incarne à merveille Fuad Ramses III, qui, par son charisme comique nous fait aimer ce tueur sanguinaire !

Il est évident que le film n’a eu qu’un mince budget. Est ce que ça dérange ? Pas le moins du monde. Un plus gros budget n’aurait sans doute servi qu’à lui mettre des bâtons dans les roues.



"Blood Feast 2 : All u can eat" est bourré de petits défauts : acteurs moyens, scénario quasi inexistant, effets spéciaux parfois peu crédibles. Mais tout ça, on s’en fout. Le film est fun, bien rythmé, tout est à sa place. Il nous donne exactement ce qu’on attend de lui. La touche Lewis opère encore et nous transporte dans la folle aventure de "Blood Feast 2 : All u can eat".