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Genre
Survival horror

Systeme
Playstation

Developpeur
Capcom

Annee
1999

Votre note: -
Moyenne: 5
(9 votes)


Après avoir survécu à l'horreur du laboratoire secret du manoir, Jill Valentine décide de fuir Raccoon City au plus vite. Mais le cauchemar continue : Jill est maintenant prisonnière d'une ville dont la population est contaminée par un terrible virus expérimental crée par Umbrella, la diabolique multinationale biotechnologique. Il lui faudra faire preuve d'ingéniosité et de ténacité pour surmonter toutes les épreuves et, surtout, pour affronter la nouvelle créature génétiquement modifiée issue de l'imagination de chercheurs démoniaques : L'invincible et terrifiant NEMESIS !



Nous voici donc de retour dans les rues de Raccoon City, envahies par des zombies et des créatures mutantes, dont Jill Valentine, héroïne du premier opus de la saga, tente de s’échapper. Comme Leon Kennedy et Claire Redfield dans R.E. 2, dont l’action se déroule en parallèle, elle tente d’abord de rejoindre le commissariat, où l’attendra l’un des ennemis les plus célèbres de l’univers Resident Evil : Nemesis, un monstre imposant armé d’un lance-roquettes et dont la mission semble être de se débarrasser des S.T.A.R.S.

Les apparitions de Nemesis constitueront le principal ressort effrayant du jeu, qui accentue une nouvelle fois le côté action. La créature étant capable de passer les portes, voire de défoncer des murs, avant de courir droit sur le personnage en hurlant « STAAARS », chaque passage dans un lieu nouveau devient le cadre d’une tension particulière. L’effet est tellement réussi qu’il vampirise un peu le reste du jeu : Nemesis est tellement effrayant que les autres créatures, parmi lesquelles on retrouve les Hunters et quelques nouveautés, ne sont rapidement plus destinées qu’à être dégommées sans la moindre crainte réelle.



Autre nouveauté liée au monstre : l’apparition de séquences où l’on doit rapidement choisir entre deux actions, sans que le jeu ne se mette en pause. Dès le début par exemple, on doit choisir si l’on veut affronter Nemesis ou s’enfuir, sachant que l’on ne dispose théoriquement pas des armes nécessaires à l’abattre. Là encore, la tension naît de l’urgence de la situation, l’adversaire continuant à s’approcher tant que nous n’avons pas choisi. Et si nous ne risquons pas directement la mort selon la réponse donnée, le choix peut nous faciliter la tâche ou rendre notre fuite plus compliquée !

Bref, le jeu tourne presque entièrement autour de ces rencontres, et même le gameplay s’adapte aux poursuites : on peut désormais se retourner rapidement, utiliser les escaliers sans passer par l’éternelle cinématique de chargement ou créer nos propres armes et munitions grâce aux objets récupérés sur les ennemis tués. Pourtant, on ne manquera pas de relever un défaut : le scénario est clairement moins travaillé que sur les deux précédents volets. Aucune surprise, une seule histoire, et aucun passage vraiment mémorable en dehors des attaques de Nemesis. Pourtant, la formule fonctionne encore très bien, les ingrédients mis en place dans les deux précédents volets restant très efficaces, et ces attaques suffisant largement à donner assez de moments forts pour l’aventure.



Resident Evil 3 : Nemesis est donc, une nouvelle fois, un excellent jeu, dont le principal antagoniste donnera bien des sueurs froides au joueur. Si on regrettera une durée de vie moins grande que sur les deux précédents volets et quelques personnages secondaires moins marquants, on sera séduit par un jeu encore plus beau et un mélange horreur / action toujours aussi réussi ! STAAAAARS !

6/6 - Steeve Raoult



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