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Genre
Survival horror

Systeme
Playstation

Developpeur
Capcom

Annee
1998

Votre note: -
Moyenne: 5.6
(10 votes)


Avant le malheureux mois de juillet 1998, Raccoon City n'était encore qu'une simple petite bourgade du nord des États-Unis. La seule chose qui caractérisait cette cité banale était son laboratoire de produits pharmaceutique : Umbrella inc. Mais dans les semaines qui suivirent, d'étranges événements sont survenus aux quatre coins de la ville, notamment dans les environs de la forêt de Raccoon. Certains ont cru voir des créatures mi-homme, mi-bête. Quelques habitants parlent d'une horrible catastrophe qui aurait eu lieu dans les sous-sols de la ville, autrement dit chez Umbrella.



2 ans après nous avoir mis dans la peau de Chris Redfield et Jill Valentine pour affronter Albert Wesker et le terrible Virus T, Capcom remet le couvert avec la suite directe de son immense succès. Prenant place peu de temps après les événements du premier volet, R.E.2 voit cette fois l’invasion de zombies s’étendre à la ville de Raccoon City et l’apparition d’un nouveau virus : le virus G. Pour l’occasion, nous incarnerons deux nouveaux personnages, dont les destins seront croisés : Leon S. Kennedy, jeune recrue de la police de la ville, et Claire Redfield, la sœur du héros du premier épisode.

Le jeu nous met directement dans le bain en nous abandonnant d’entrée au milieu de la ville en proie au chaos, entourés de zombies, avec une seule option : la fuite. Un passage éprouvant qui annonce directement la principale différence de cette suite par rapport à l’original : le net surplus d’action, les ennemis étant bien plus nombreux. Une séquence qui nous conduira au lieu principal de l’aventure : le commissariat de Raccoon City. Un bâtiment immense, du hall d’entrée à l’héliport, du chenil à la prison, que nous abandonnerons épisodiquement pour visiter les égouts ou le complexe souterrain d’Umbrella.



Avec R.E.2, Capcom vient étoffer la mythologie née dans le premier opus : on découvre plus en profondeur la société pharmaceutique Umbrella, responsable de la catastrophe, on a quelques informations sur le destin des survivants du manoir, sur les créateurs des virus. De nombreuses révélations que nous pourrons découvrir grâce à un scénario à tiroirs, le jeu proposant une idée de génie : celui de faire s’entrecroiser les destins des deux héros. Si vous décidez de commencer l’histoire avec Claire, certains choix se répercuteront sur l’aventure de Léon ; si vous choisissez de faire le contraire, d’autres éléments scénaristiques seront légèrement différents. On a donc 4 scénarios imbriqués, ce qui renforce considérablement l’intérêt du jeu, bien que les possibilités restent assez réduites (prendre ou non une arme, fermer tel ou tel rideau électrique).

En ce qui concerne la jouabilité, il y a peu de changements. La principale nouveauté vient de la traduction physique de l’état de santé des personnages : plus son état est grave, plus il boîte et se déplace lentement, ajoutant encore à l’urgence de la situation. Le jeu progresse aussi largement au niveau des graphismes, les cinématiques et les animations étant magnifique. Le bestiaire s’enrichit quant à lui de deux créatures mémorables : le Licker, créature aveugle et écorchée, utilisant la langue comme un fouet, et dont la première apparition sera l’un des moments forts du jeu ; et le Tyran modèle 103, surnommé Mister X, créature semblable à un Terminator qui ne vous lâchera pas du jeu, préfigurant déjà le Nemesis du prochain volet. Autre monstre que nous aurons à affronter : William Birkin, infecté par le virus G et que nous rencontrerons à chaque moment clé de l’histoire, dans des transformations toujours plus spectaculaires.



Les personnages sont également très attachants : Leon S. Kennedy, qui deviendra un des piliers de la série, d’abord naïf et peu entreprenant, devient de plus en plus courageux au fil de l’aventure, et bénéficiera de sa relation avec la troublante Ada Wong, personnage mystérieux au destin dramatique. A ses côtés, la jeune Claire Redfield, rentre-dedans qui devra se calmer pour aider une jeune enfant, Sherry, dont l’identité sera l’une des clés de l’histoire.

Mêlant à merveille ambiance et action, ce Resident Evil 2 reste mon volet préféré de la saga. Etoffant l’univers esquissé dans le premier épisode, il propose un scénario intéressant, de nouveaux personnages forts et des créatures particulièrement réussies. Avec le manoir, le commissariat de Raccoon City est sans doute l’endroit le plus mémorable de l’univers Biohazard. Cela tombe bien, nous y retournerons dès le prochain volet : Resident Evil 3 : Nemesis.

6/6 - Steeve Raoult