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Genre
Survival horror

Systeme
Playstation

Developpeur
Capcom

Annee
1996

Votre note: -
Moyenne: 4.5
(10 votes)


D'étranges événements se sont produits dans les montagnes entourant la petite ville de Raccoon City. De nombreuses personnes ont en effet été portées disparues, et le corps déchiqueté d'une jeune randonneuse a été retrouvé au bord d'une rivière. Les forces de police pensent alors avoir affaire à une meute de chiens sauvages ou à de plus gros prédateurs, comme des ours ou des pumas. Mais les meurtres continuent et on pense de plus en plus à une sorte de secte, qui se serait certainement installée dans l'immense forêt entourant Racoon City. La ville décide de réagir et la police envoie alors les membres de l'équipe bravo des STARS (Special Tactics and Rescue Squad), une unité d'élite spécialisée dans les interventions périlleuses et musclées, pour lever le mystère sur ces « meurtres ». Mais l'équipe Bravo a disparu au-dessus de la forêt et toutes les communications ont été soudainement coupées.

Albert Wesker, alors capitaine des STARS de Racoon City, décide d'intervenir lui-même et de partir avec l'équipe Alpha, afin de retrouver la trace de l'équipe Bravo et de mener l'enquête. À peine arrivés sur les lieux du crash de l'hélicoptère de l'équipe Bravo, les problèmes surviennent: Joseph Frost est dévoré vivant par des chiens zombies, le pilote de leur hélicoptère s'enfuit avec l'appareil par crainte de se faire attaquer et le reste de l'équipe se sauve pour éviter de finir en charpie. Ils courent se réfugier dans un mystérieux manoir situé non loin de là...


Rappelez-vous : nous sommes en 1996, et un jeu qui deviendra instantanément culte débarque sur nos consoles. Ce jeu, c’est Resident Evil, acte fondateur du survival-horror qui, s’il ne fut pas le premier du genre, le popularisera sur console de salon. L’histoire de base est connue : un petit groupe de personnages est confronté à d’horribles créatures dans un manoir. Dès le début, Resident Evil annonce la couleur : l’affiche du jeu montre un homme armé acculé dans un couloir, sous la menace de bras griffus, de faciès difformes et d’énormes araignées. La cinématique d’introduction, étonnante, consiste en un clip réalisé avec de véritables acteurs et, si elle semble aujourd’hui plus digne d’un nanar d’action qu’autre chose, elle mettait directement dans l’ambiance et nous amenait au début du jeu, dans le hall de cet immense manoir.

Si le scénario du jeu est plutôt simple, les survivants essayant de s’échapper de l’endroit, les nombreux rebondissements et les situations mémorables se succèdent : qui a joué à Resident Evil se souvient forcément de la toute première rencontre avec un zombie, du fameux couloir aux chiens ou de l’attaque du premier Hunter. Les passages marquants se succèdent, les personnages secondaires se font massacrer, et les menaces prennent les formes les plus diverses, le virus-T ayant tendance à faire grandir démesurément certaines espèces animales ou végétales. Autant de rencontres d’autant plus mémorables qu’elle sont appuyées par la réalisation du jeu, très inspirée du cinéma, que ce soit dans les angles de vues comme dans le développement des scènes.



Véritable claque visuelle à l’époque, le jeu nous fait évoluer dans des décors en 3D précalculée ayant fait l’objet d’un soin tout particulier : les détails, souvent sordides, sont extrêmement nombreux et participent à nous faire entrer dans l’ambiance. De même, les angles de caméra sont calculés de façon à réserver quelques surprises, nous cachant par exemple ce qui peut se situer dans le couloir suivant ou insistant sur un élément du décor ou une apparition furtive. Enfin, impossible de ne pas citer l’un des éléments caractéristiques des premiers épisodes de la série : le passage des portes, qui s’accompagnait à chaque fois d’un court chargement nous mettant à la place du protagoniste, et qui là encore permettait de mettre dans l’ambiance. Pour souffler un peu, R.E. nous propose régulièrement quelques petites énigmes pas bien compliquées, surtout présentes pour récupérer de la tension accumulée jusque-là.

Le jeu a évidemment un peu vieilli au niveau de sa jouabilité, les personnages étant un peu rigides et le système de tir un peu archaïque, mais cela fait paradoxalement partie des éléments intéressants du jeu : chaque créature rencontrée devient une véritable menace, et on ne pourra pas se contenter de foncer dans le tas.



Evoquons enfin les personnages, dont certains sont devenus des personnages récurrents de la saga : nous avons le choix entre Jill Valentine (qui correspond en fait au niveau de difficulté « normal »), que l’on retrouvera dans Resident Evil 3 : Nemesis ; et Chris Redfield (à l’inventaire plus petit et au nombre de munitions réduit, et correspondant donc au niveau « difficile »), l’un des principaux héros de la série, que nous reverrons dans Resident Evil : Code Veronica, Resident Evil 5 et Resident Evil 6. Face à eux, l’un des grands méchants les plus charismatiques du jeu vidéo : Albert Wesker, avec ses éternelles lunettes de soleil et sa coiffure à la mode (dixit le manuel du jeu !), menace récurrente pour les personnages de la saga.

Resident Evil est donc l’un des jeux vidéo les plus connus chez les fans d’horreur. Grâce à sa structure rappelant largement le cinéma horrifique, son gameplay particulier, son ambiance et ses moments forts devenus de véritables classiques, le premier jeu de la saga est une totale réussite. Il connaîtra de nombreuses suites ainsi qu’un magnifique remake sur GameCube et sera malheureusement adapté au cinéma pour une saga que l’on préférera oublier…

6/6 - Steeve Raoult



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