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Réalisation
Jon Wright

Scénariste
Kevin Lehane

Date de sortie
2012

Genre
Monstres

Tagline


Cast
Richard Coyle
Ruth Bradley
Russel Tovey
Lalor Roddy
David Pearse
Bronagh Gallagher…


Pays
Royaume-Uni

Production


Musique
Christian Henson

Effets spéciaux



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Moyenne: 4.1
(8 votes)
De mystérieux phénomènes se produisent tout près du petit village irlandais d’Erin Island. Un bateau retrouvé sans équipage en pleine mer, plusieurs baleines retrouvées mortes sur la plage bordant le village… La cause de tout ceci serait-elle liée à cette étrange bestiole tentaculaire attrapée par un pêcheur? Une bestiole très agressive dont notre pêcheur complètement ivre a réussi à survivre malgré la violence de cette dernière. Très vite, la menace se précise : un couple de ces monstres s’est réfugié sur la côte et le seul antidote pour échapper à ces vilaines bêbêtes semble être… l’alcool! En effet, ces sortes de poulpes suceurs de sang ne semblent pas apprécier l’hémoglobine alcoolisée. Heureusement, le barman du village a des litres de Guinness et de Whisky en réserve! Se bourrer la gueule ou mourir, il faut choisir…



Deuxième réalisation d’un cinéaste irlandais qui semble être très porté sur les comédies fantastiques (son premier long-métrage, "tormented", en était déjà une), "grabbers" avait déjà fait quelque peu parler de lui avant d’arriver au Festival du Film Fantastique de Gérardmer en 2013. En effet, ce second film de Jon Wright avait reçu, entre autres, le Prix du Public au Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel (NIFFF) l’année précédente avant d’être présenté une nouvelle fois au public dans les Vosges en hors-compétition.

Petite série B rappelant ces chouettes monster movies des années 80 (on pense notamment à "the blob" ou encore à "Gremlins"), "grabbers" est une bonne surprise dans ce registre pourtant déjà fortement représenté dans le cinéma de genre. La recette de Jon Wright pour parvenir encore à nous surprendre? Un second degré parfaitement assumé dans un scénario drôle et absurde à la fois, un casting de bonne facture et des CGI fort bien maîtrisés par l’équipe des effets spéciaux. (Et je ne parle pas de ces beaux paysages irlandais…)



"Grabbers" bénéficie également d’un rythme bien soutenu du début à la fin. A la manière de nombreux films d’invasions de monstres ou d’animaux dangereux ("arachnophobie", "jaws", "lake placid"…), le film de Jon Wright démarre sous forme d’intrigue, une enquête policière étant ouverte pour comprendre ces phénomènes étranges qui se produisent autour de ce sympathique et pourtant si calme village de pêcheurs irlandais. Interrompue de temps à autres par des attaques violentes de ces monstres tentaculaires à la recherche de sang frais, l’enquête de nos deux policiers va, comme bien souvent, passer par la case laboratoire/salle de dissection (entre deux trois dragues par-ci par-là) avant de nous mener tout droit à un huis-clos dans un bon vieux pub irlandais assiégé par notre terrible bestiole… et sa progéniture! Bref, vous l’aurez aisément compris, on n’a pas le temps de s’ennuyer devant ce "grabbers" que l’on pourrait quasi qualifier d’OFNI au vu de son scénario original et attrayant.

Le casting n’est pas en reste non plus avec des personnages rappelant à maintes reprises que nous sommes face ici à une comédie fantastique. Avec en chef de file un policier qui a pris l’habitude de se réfugier dans l’alcool suite à une séparation douloureuse et qui essaye, tout en voulant passer pour un Colombo, de draguer assez maladroitement sa nouvelle collègue Lisa (qui semble étrangement sous le charme de ce puits sans fond qui ferait fuir n’importe quel éthylotest), "grabbers" nous présente au fur et à mesure que l’enquête avance les principaux habitants du village. Nous avons donc au programme un scientifique dépassé par les évènements, un couple de barmen bien chaleureux et fêtards, sans oublier le vieux Paddy qui, grâce à un entraînement rigoureux pour tenir le coup à n’importe quelle beuverie, a réussi à échapper au monstre, son alcoolémie ayant eu raison de ce dernier.
Tout ce petit monde va ensuite se retrouver, comme tout bon irlandais qui se respecte, à une petite fête improvisée où l’alcool coule à flot et où même mamie va se prendre une bonne cuite, histoire de nous rappeler qu’en Irlande la Guinness et le Whisky sont comme le football en Italie : une religion!



Une beuverie de courte durée cependant car notre cher ami à tentacules va rapidement pointer le bout de son nez. Mais nos amis, du moins ceux qui sont dans la confidence (les autres sont uniquement dans le pub en quarantaine, sous la protection de l’alcool, sans savoir qu’une menace les guette), ont de quoi arrêter le vilain poulpe extraterrestre (ah oui, je ne vous l’avais pas dit : ça vient de l’espace ce truc!). Et ce dernier n’a qu’à bien se tenir car nos valeureux villageois sont férocement armés : poêle, pistolet à billes (sans bille), fusil à pompe (enfin un jouet trissant de l’eau), planche de bois avec un clou dedans, sabre, pistolet à clous, pistolet à fusées éclairantes… Un véritable arsenal! (Bon après, dira-t-on, le barbe Assurancetourix a bien réussi à faire fuir les légions de César avec sa simple voix…)

L’ennemi en face est carrément plus craignos : imposant, doté de nombreux tentacules et d’une langue pouvant attraper des proies à plusieurs dizaines de mètres, cette sorte de poulpe visqueux peut se mouvoir de différentes façons (ses membres lui permettant aussi bien de marcher, ramper, glisser ou même rouler). L’équipe chargée des effets spéciaux a soigné les CGI et ça fait franchement plaisir de ne pas être face à une masse numérisée sans saveur comme on en voit malheureusement beaucoup de nos jours dans les petites séries B au budget quelque peu étouffé.
Mais notre monstre ne se contente pas d’attaquer le pub : il envoie également sa progéniture à l’intérieur de l’établissement. Nos petits poulpes vont alors tout mettre sans dessus dessous dans le bar, à la manière de Gremlins ou de Ghoulies (encore un clin d’œil aux monster movies des années 80).



"Grabbers" fait partie de ces sympathiques petites séries B certes peut-être pas inoubliables mais suffisamment soignées et attrayantes pour nous faire passer de bons moments, entre frissons et rigolades. Un petit monster movie à voir et à déguster…sans modération aurais-je envie de dire!








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