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Dans le prestigieux immeuble du centre bancaire Barton, neuf personnes se retrouvent coincés dans un ascenseur. Devant la lenteur des secours, la tension monte petit à petit et va atteindre son paroxysme quand l'un des occupants déclare avoir une bombe sur lui...



Les films se déroulant en huis clos ont le vent en poupe ces derniers temps. On pense à "ATM", "Phone Game", "Blackout", "Buried", "The killing Room" ou bien encore au récent "Devil" dont l’action se situait dans un ascenseur. Le réalisateur norvégien Stig Svendsen a lui aussi choisi cet appareil montant et descendant pour en faire le cadre unique de l’action de son film. Tout le monde se souvient qu’en 1983, Dick Maas avait déjà terrorisé les foules avec "L’ascenseur", film qui remporta le Grand Prix à Avoriaz en 84. Mais dans "Elevator", point d’éléments relevant du cinéma fantastique. Le film joue dans la cour des thrillers claustrophobiques à la "Buried" et coince neuf personnes dans cet espace exigu. Toute personne sensible à l’enfermement vous dira que l’une de ses plus grandes craintes est d’être enfermée dans un ascenseur en panne. Quand en plus, il y a huit autres personnes avec vous qui vont venir prendre votre air et que, cerise sur la gâteau, l’une d’entre-elle dissimule une bombe, on peut dire que vous avez tiré le pompon et que votre journée est définitivement gâchée !



"9 passagers, 1 ascenseur, 1 bombe, aucune issue". Le slogan résume à lui seul ce thriller. Dans ce type de film, où la caméra n’a pas grande liberté de mouvement et où le décor est identique durant toute la durée du long métrage, le défi est évidemment de conserver un rythme constant et de provoquer des évènements à même de maintenir l'intérêt du spectateur. On dira que le pari est à moitié réussi. Les premières 45 minutes sont les plus faibles, la faute à des personnages très (trop) trop caricaturaux qui passent leur temps à se chamailler. On a le juif xénophobe et claustrophobe, l'arabe qu'on prend pour un terroriste, le Big Boss de la banque qui a la faillite de nombreuses personnes sur la conscience, une femme enceinte qui s'avère être la maîtresse du beau gosse de service qui lui est accompagné de sa fiancée (bonjour l'ambiance dans l’ascenseur lors de cette révélation qu’on avait vu venir depuis un petit bout de temps...), un obèse qui prend forcément beaucoup de place, une petite fille malicieuse qui provoquera par jeu l'arrêt de l'ascenseur et une vieille dame revancharde. Le stress et la tension fait se délier les langues et les railleries et attaques personnelles pleuvent à n'en plus finir. Mais tout ça n'est pas bien passionnant et même si le racisme ou les mauvaises recommandations des conseillers financiers sont pointés du doigt, on commence à s'ennuyer devant notre écran.



Mais ce serait dommage d'arrêter le film en cours de route puisqu'il va trouver son rythme une fois la panique due à la présence d'une bombe dans l'ascenseur déclenchée. Les personnages arrêtent de se prendre la tête entre eux et l'instinct de survie reprend le dessus. Le suspense se développe, les séquences gagnent en nervosité, en maîtrise. Le temps presse et le compteur de la bombe défile sans pouvoir être arrêté. S’ensuivent alors des tentatives de sorties, d’ouvertures des portes, dont l’une finira de manière bien violente, pour notre plus grand plaisir. On appréciera aussi la séquence gore où les occupants de l’ascenseur n’ont plus que pour ultime solution le découpage du mort sur lequel la bombe est attachée, avec pour simple outil un…couteau suisse. Bref, cette seconde partie de métrage se bonifie, se tonifie et on prend plaisir à suivre les péripéties et déboires du petit groupe, dont se détache le personnage de Céline, interprétée par la charmante Anita Briem.



Sans être révolutionnaire ni vraiment original, "Elevator" parvient à être au final un thriller distrayant, qui tire son épingle du jeu lors de sa seconde moitié dans laquelle les protagonistes perdent les pédales et se lâchent totalement, ne pensant plus qu’à leur survie. Dommage que les stéréotypes, les clichés et le manque de rythme de la première moitié viennent en amoindrir l’impact et ne parviennent pas vraiment à nous intéresser. Mais pour une soirée DVD un samedi soir, ça passe largement…


Disponible en Dvd et BR chez TF1 VIDEO






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