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Réalisation
Xan Cassavetes

Scénariste
Xan Cassavetes

Date de sortie
2012

Genre
vampires

Tagline


Cast
Joséphine de La Baume
Roxane Mesquida
Milo Ventimiglia
Anna Mouglalis


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 2.3
(7 votes)
Deux ravissantes sœurs vampires vivent séparément dans une immense maison d'été dans le Connecticut. L'une d'elles a une liaison avec un scénariste qui souhaite la rejoindre dans l'immortalité. Cependant, l'autre sœur débarque dans leur existence et chamboule tout. Sa présence maléfique va anéantir peu à peu le couple...



Fille de John Cassavetes et Gena Rowlands, Xan Cassavetes livre avec Kiss of the Damned, qui est son premier long métrage, une habile variation sur le thème du vampire. Moderne tout en conservant l'aspect baroque et gothique qui sied à merveille aux suceurs de sang, Kiss of the Damned se rapproche du film Les Prédateurs de Tony Scott, pour son côté esthétisant et contemporain. Véritable histoire d'amour passionnelle avant tout, le film de Xan Cassavetes pimente sa romance avec des séquences chocs bien amenées, quelques effusions de sang et une touche d'érotisme magnifiquement représentée à l'écran par les deux actrices principales, Joséphine de La Baume et la ténébreuse Roxane Mesquida que j'avais découverte pour ma part dans Sheitan.



Ces deux sœurs vampires que tout oppose sont la clé de voûte du métrage et leur interprétation fait marquer des points à Kiss of the Damned. Joséphine de La Baume interprète la tendre Djuna, femme vampire passionnée par les vieux films d'amour en noir et blanc, qui se refuse à boire du sang humain et tente de vivre une existence paisible, vivant seule dans une immense demeure, propriété de Xenia, la chef des vampires. Sa rencontre dans un vidéoclub avec Paolo (le très bon Milo Ventimiglia) va bouleverser sa vie, Cupidon passant par là et décochant aux deux personnages une flèche d'amour intense. La réalisatrice, avec cette histoire d'amour naissante, parvient à développer des sentiments chez Djuna qui nous touche, nous émeut. On ressent parfaitement la dualité qui sommeille en elle, on ressent sa tristesse, son désespoir de ne pouvoir vivre une relation avec un humain, relation beaucoup trop dangereuse pour ce dernier. La scène dans laquelle elle s'enchaîne à son lit pour lui faire découvrir sa véritable nature est très belle et empreinte d'un vrai romantisme noir qui confine au sublime, notamment quand Paolo décide de lui ôter ses liens et de lui faire l'amour, cédant à la passion et lui présentant son cou dénudé, désormais parfaitement conscient de ce qui va lui arriver.



Admirablement filmé, avec un sens de l'esthétisme raffiné, Kiss of the Damned possède un rythme contemplatif qui pourra déboussoler le public s'attendant à voir un énième film de vampires lambda. L'arrivée de Roxane Mesquida au sein du couple va dynamiser l'action car cette dernière n'a que faire des lois et des règles que Xenia (interprétée à merveille par Anna Mouglalis) et la communauté tente d'instaurer. Pour elle, le vrai breuvage reste le sang humain. Véritable prédatrice, elle cherche ses proies dans les boites de nuit et n'hésites pas à leur planter ses canines dans le cou. La confrontation entre les deux sœurs est intéressante car on sent bien qu'un drame va se nouer sous nos yeux. Ce qui sera effectivement le cas.



J'ai vraiment beaucoup apprécié Kiss of the Damned, son ambiance, son rythme lascif, ses personnages, les émotions qu'il dégage. Bien sûr, on ne peut lui retirer d'être un "film d'auteur", que ce soit dans son traitement, son approche, son scénario, ses images léchées, ce qui apparaît souvent comme une hérésie pour les fans de cinéma fantastique. Néanmoins, dans le cas qui nous intéresse ici, impossible de rester insensible à ce bel hommage qui respecte les codes du genre, ne s'en moque jamais. Kiss of the Damned est une vraie bonne découverte, qui fait appel au plaisir des sens ! Laissez-vous prendre par la main...

Disponible en VOD sur iTunes, Universciné et Orange (VOSTF)

4/6 - Anonymous





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