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Lasse de suivre les traditions familiales, Keiko, fille d’une grande lignée de Maîtres Sushi, décide d’abandonner ces durs entraînements à la découpe de sashimis inspirée des techniques de Kung-Fu. Cette dernière va alors se réfugier dans une petite auberge pour enfin profiter pleinement de la vie. Mais tout ceci est sans compter sur un scientifique en mal de reconnaissance et carrément cinglé qui va (re)donner vie à toutes sortes de nourritures dans l’établissement. Alors que Keiko avait déjà quelques soucis d’intégration dans ce nouvel environnement, voilà qu’elle va devoir refaire appel à ses anciennes techniques ancestrales (et donc à ses anciens démons) pour venir à bout de sushis cannibales, de makis sanguinaires, de calamars déchaînés et autres nourritures carnivores. La chasse est ouverte!



Présenté lors de la Nuit Fantastique au Festival Fantastic’Arts 2013, "dead sushi" faisait partie de ces films tant attendus par un public curieux de voir la nouvelle réalisation du japonais un brin décalé Noboru Iguchi. En effet, pour vous aider à cerner le personnage, Noboru Iguchi est tout simplement la personne à qui l’on doit entre autres "the machine girl" et "robogeisha", deux œuvres complètement barjes aimant combiner érotisme, gore et trash dans un environnement totalement barré (et nous ne parlerons pas de "zombie ass", autre film déjanté de ce réalisateur hors du commun qui donne naissance à des zombies sortant tout droit des fosses sceptiques pour attaquer les vivants…).

Alors que cet ancien réalisateur de films pornos nous propose déjà à ce jour quelques œuvres des plus grandguignolesques qu’il soit, ce "dead sushi" se doit de nous apporter ce que le public friand de son cinéma est venu chercher : un film très décomplexé devant lequel érotisme, trash et débilité se côtoient pour nous faire passer une fois de plus un moment mémorable.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Noboru Iguchi ne nous a encore une fois pas déçu!



Doté d’un rythme des plus effrénés (dès l’introduction du film, nous avons droit à des démonstrations culinaires combinées à des mouvements propres à la technique du kung-fu), "dead sushi" vous entraîne dans des scènes d’action à tout va. Courses-poursuites dans les halls et couloirs de l’auberge, attaques sanguinaires de sushis et autres mets typiquement asiatiques, bagarres entre membres du personnel… Le film de Noboru Iguchi ne vous laissera que très peu de répit, d’autant plus que nous sommes face ici à une œuvre totalement déjantée où le sérieux n’a pas sa place et où les fous-rires ne cessent de nous envahir.

En effet, que l’on soit face à une scène de dialogues ou au contraire à une scène très portée action, cette dernière se matérialise forcément dans un contexte décalé et dans un esprit très granguignolesque où tout est prétexte à rigolades et éclats de rires. Ainsi, les bagarres sont des plus atypiques (les combattants se retrouvent parfois à poil, les coups dans les bijoux de famille sont légion, les gestuelles exagérées ainsi que les cris de dingo de certains avant de se lancer dans la bagarre sont également de grands moments d’hilarité) et les attaques de nourriture sont suffisamment trashs, kitchs et saignantes à souhait pour nous convier ici à un vrai défouloir pour tout amateur de scènes déjantées et goresques (rajoutons d’ailleurs à cela quelques scènes de transition mettant en scène de jolies japonaises dénudées, histoire de nous rappeler ainsi les débuts cinématographiques de Noboru Iguchi).



Menée par la chef de file Rina Takeda, étoile montante des arts martiaux dans la peau ici de Keiko, la troupe d’acteurs(trices) est à l’image du scénario de "dead sushi" : complètement fou. Les personnages tarés (ça pousse des cris, ça saute dans tous les coins et sur tout ce qui bouge), les dialogues parfois complètement cons (le passage où Keiko nous explique la meilleure façon de confectionner mais également de manger un sushi, avec une précision et un sens du détail très pointus, est tout simplement poilant), les mimiques et gestuelles à outrance (dans "dead sushi", que nous soyons en train de nous battre ou en train de cuisinier, cela revient à faire les mêmes gestes et mouvements propres au Kung-Fu) ou encore les réactions de certains (voire tous) personnages (le Maître Sushi voulant trucider Keiko pour son manque de respect) font du film de Noboru Iguchi un grand moment grandguignolesque et décomplexé n’ayant rien à envier à certains autres de ses films plus médiatisés ("the machine girl" ou "robogeisha").

Alors certes, les effets spéciaux sont souvent très kitchs et plus ou moins réussis (ça sent bon le plastique et le rafistolage) mais qu’importe : l’originalité (c’est le moins que l’on puisse dire) du scénario et des effets visuels, cet esprit parfois cartoon dans les scènes d’action et cette sensation de « grand n’importe quoi » parfaitement assumé nous offrent clairement ce que nous étions venus chercher en voyant le titre du film et après avoir zieuté accessoirement la bande-annonce. Du pur délire comme seuls les japonais peuvent nous en offrir : les yeux sortent des orbites, les têtes volent en l’air, les langues se font arracher… Bref une vraie hécatombe perpétrée dans le sang et la bonne humeur par des sushis qui ricanent, parlent, chantent, volent et qui ont même la capacité de sortir des lames pour se défendre! Le tout dans un humour granguignolesque tout simplement jouissif et sous une musique très rythmée!



Après "the machine girl", "robogeisha" et "zombie ass", venez goûter à cette nouvelle réalisation de Noboru Iguchi, l’un des réalisateurs les plus timbrés de la planète! Toi qui aime le gore, le trash, l’érotisme, l’action et le granguignolesque, "dead sushi" est fait pour toi mais attention… Ca mord!