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Réalisation
Sandy Collora

Scénariste
Sandy Collora, Nick Damon

Date de sortie
2009

Genre
science-fiction

Tagline


Cast
Clark Bartram
Damion Poitier
Isaac C. Singleton Jr.


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Christopher Hoag

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.5
(2 votes)
Le vaisseau d'un groupe de soldats d'élite se crashe sur une planète hostile. Ceux-ci sont chargés, avant de pouvoir être récupérés par l'équipe de secours, de retrouver vivant la créature qu'ils convoyaient et qui a profité de l'accident pour s'enfuir. Tâche difficile compte-tenu de l'extraordinaire capacité d'adaptation de celle-ci et des tensions entre le commandant de la mission et son subordonné, le lieutenant Centauri 7.



Si je m’amuse souvent des titres des films du studio américain The Asylum, il faut bien reconnaître qu’ils ne sont pas les seuls à essayer de surfer sur le renom d’un blockbuster pour tenter d’écouler des copies. Cette pratique est surtout irritante quand elle conduit le consommateur à rejeter le petit film, injustement relégué au rang d’oeuvre opportuniste alors même qu’il n’a rien à voir avec le film dont il prétend attirer les fans. C’est typiquement le cas ici avec Hunter Prey, renommé pour l’occasion Promotheus - commando stellaire. L’unique lien entre ce film et l’oeuvre de Ridley Scott sera en fait le nom du vaisseau spatial, le "Prometheus".



Ce film est le premier long-métrage d’un réalisateur que l’on avait remarqué en 2003 grâce à un étonnant court-métrage : "Batman dead end", dans lequel le héros se retrouvait entouré d’Aliens et de Predators ! Sandy Collora, également réputé pour avoir travaillé sur les effets spéciaux de "Abyss", "Jurassic Park" ou "Predator 2", va ici nous offrir un film de science-fiction très sympathique malgré un budget de seulement 425 000 dollars. Une nouvelle preuve que l’imagination et le talent peuvent largement compenser le manque de moyens.



Hunter Prey met en images une histoire dont la base est plutôt classique : un groupe de soldats poursuit une créature sur une planète désertique. Pourtant, Collora va s’attacher à développer deux de ces chasseurs, les rendant totalement opposés : le leader, suivant les ordres à la lettre et pour qui la mission passe avant tout, et le soldat s’opposant régulièrement à la hiérarchie. Cet antagonisme permettra de patienter avant les premières manifestations de la proie, bien décidée à ne pas se laisser capturer de nouveau. On notera d’ailleurs le soin tout particulier apporté aux uniformes des différents personnages, dont les casques sont un clin d’oeil évident à la saga Star Wars (rappelant notamment Boba Fett ou les clones de la prélogie).



Le film ne souffrira ainsi que de rares temps morts, grâce à quelques scènes d’action plutôt réussies et à quelques surprises bien senties, par le biais d’enjeux scénaristiques plus importants que l’unique traque par exemple. Là encore, le casting réduit permet de laisser une plus grande importance aux personnages, et de s’apercevoir que le chassé n’est pas si différent de ses poursuivants, le film s’émancipant ainsi de tout manichéisme, défaut bien trop présent dans le genre. On saluera également la qualité des maquillages des extraterrestres, particulièrement réussis ; ce ne sera malheureusement pas le cas des incrustations numériques, clairement en-dessous.

Hunter Prey est donc une bonne petite surprise, bien plus intéressant que ne le laissait supposer cet étrange titre français. Après un "Batman Dead End" qui avait enthousiasmé les fans en quelques minutes, Sandy Collora passe avec bonheur au long métrage et tire le maximum de son budget rachitique, réduisant les décors et le nombre de personnages au strict nécessaire, pour un film efficace dont on ne reprochera peut-être que le rythme, assez lent par moments.








Du même réalisateur :

BATMAN DEAD END