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Marty et Jennie, accompagnés par l’exubérante Chrissy, font une randonnée en motoneige dans les montagnes canadiennes. Leur périple les amène à découvrir un vaste hôtel perdu au beau milieu de nulle part et qui semble abandonné. L’une des motoneiges ne voulant pas redémarrer, le trio décide de s’installer dans l’hôtel pour la nuit. Un petit jeu de séduction s’établit entre Marty et Chrissy tandis que Jennie ne se sent pas rassurée, persuadée qu’une présence rôde alentours. Ils ne vont pas tarder à faire la connaissance de la gardienne de l’hôtel, une vielle dame qui ne semble pas avoir toute sa tête et qui prétend vivre seule ici avec son fils. Durant la nuit, Chrissy décide d’aller prendre un bain et se fait étrangler par le fils de la gardienne qui amène le corps sans vie dans une pièce cachée de l’hôtel, dans laquelle vit une sorte de monstre…



Un hôtel abandonné, de la neige à perte de vue et une espèce de présence maléfique. Tiens, ça me rappelle « Shining ». Avant l’introduction, un carton nous rappelle la légende du Wendigo, créature surnaturelle et cannibale issue de la mythologie des Amérindiens du Canada. Ok. On sait donc à quoi s’en tenir. Allez, c’est parti. Pour le meilleur et surtout pour le pire. Pourtant, la jaquette était sympa et le slogan alléchant. La première partie du film se révèle également correcte, on découvre les trois personnages principaux et les paysages enneigés sont jolis à regarder. Sans être d’une originalité confondante, on se laisse porter par le périple en motoneige du trio et l’apparition de l’immense hôtel renforce notre confiance et laisse présager une suite terrifiante. Perdu.



Une fois dans l’hôtel, le réalisateur joue avec les clichés des films de maisons hantées et parvient à instaurer une ambiance pas désagréable. Du moins au départ. L’exploration des lieux, perpétrée sous la musique synthétique répétitive mais un brin angoissante de Paul Zaza, fait son petit effet de même que la séquence où le spectateur découvre une paire d’yeux qui scrutent notre trio égaré. Ces yeux, qui appartiennent à l’étrange gardienne de l’hôtel, seront le seul effort de Jim Makichuk au niveau de l’épouvante. Le film sombre ensuite dans la monotonie et dans les clichés basiques, nous laissant hagard devant notre écran. Et ce n’est pas le jeu de acteurs qui va venir relever le niveau, ils tirent tous le film vers le bas.



Et notre Wendigo me direz-vous, il arrive quand ? Eh bien figurez-vous que le réalisateur a sûrement oublié que son film devait en parler. Lorsque le fils de la gardienne apporte le corps de Chrissy à un être emprisonné dans les sous-sols de l’hôtel, on se dit que c’est notre créature cannibale ; Déception, on a juste le droit à un acteur avec des cheveux longs et une barbe. Est-ce un monstre ? Un autre fils de la gardienne mentalement attardé ? Autant de questions qui resteront sans réponse. Plus le film avance, moins on y comprend quelque chose. La cerise sur le gâteau arrivant lors du dernier quart d’heure car les événements qui se déroulent sous nos yeux n’ont ni queue ni tête. Le final lorgne du côté du tétanisant « Trauma » de Dan Curtis puisque Jennie devient malgré elle la nouvelle gardienne de l’hôtel. Est-elle possédée par un esprit, par une malédiction ancestrale ? Mystère. Si quelqu’un a des réponses à fournir, qu’il se fasse connaître !



Ghostkeeper n’a pas fait illusion longtemps. Après un bon départ, le film s’enlise dans une médiocrité flagrante que rien ne viendra relever. Le film veut jouer avec le suspense, le mystère, le surnaturel mais n’y parvient que très rarement, oubliant en cours de route la créature qui ne se nourrit que de chair humaine. Les scénaristes se sont embourbés dans leur histoire et n’ont pas su démêler leurs pinceaux, sombrant dans le grand n’importe quoi. A visionner une fois et à ranger définitivement. Pour les pervers, l’éditeur Code Red a sorti le film en Dvd. Les autres iront dénicher la VHS française vendue à bas prix sur Priceminister…









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