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Tyler, un jeune cinéphile très porté sur le cinéma de genre, n’a qu’une idée en tête : retrouver un film d’horreur disparu de la circulation, tout comme l’équipe du film, il y a plusieurs années après avoir reçu les foudres de la censure en raison de son côté très gore et sadique. Son titre? « The hills run red ». Après avoir retrouvé la fille du réalisateur disparu, Tyler va partir sur les lieux du tournage de « the hills run red », accompagnée de la dite jeune femme, de sa copine et d’un très bon ami, afin de réaliser un documentaire sur ce qui est visiblement le film le plus atroce jamais tourné. Mais une fois sur place, nos jeunes amis vont se faire traquer par un homme masqué ressemblant traits pour traits à Babyface, le tueur du film « the hills run red »…



Direct-to-dvd réalisé par un certain Dave Parker ("les morts haïssent les vivants") et sorti en toute fin de cette première décennie, "The hills run red" a fait l’objet d’un petit buzz sur le Web et a fait parler de lui dans les festivals où il a été présenté.

Les raisons de cette popularité? Aux premiers abords, son résumé alléchant : d’emblée on nous parle d’un film très gore et très violent perdu qu’un jeune cinéphile rêve de retrouver afin de le visionner. Car qui ne souhaiterait pas voir également ce film interdit? Le gore sera-t-il à l’honneur dans le long-métrage de Dave Parker? Inutile de dire qu’à la simple lecture du résumé, nombreux (ses) sont ceux (celles) qui se sont lécher (et se lèchent toujours) les babines.

Et rares seront les personnes déçues à ce niveau après avoir visionné le film. Car gore, "The hills run red" l’est, cela ne fait aucun doute. Amputations, démembrements, gorges tranchées, coups de haches… Tant de petites gâteries pour tout amateur de films sanguinolents (et ce dès l’intro du film où un jeune garçon se mutile atrocement le visage)! Les effets, qu’ils soient old school (pour notre plus grand bonheur et en véritable hommage aux seventies et eighties) ou numérisés, sont de très bonnes factures et frappent parfois fort la rétine, de part l’hémoglobine versée ou la violence des coups portés.
A cela s’ajoute également un tueur des plus inquiétants et frissonnants (les maquillages et autre design de ce dernier sont particulièrement réussis) qui n’hésitera pas à foncer tête baissée dans le tas, une arme blanche à la main, pour parvenir à ses fins. On pense forcément à Michael Myers ou Jason Voorhees pour cet aspect machinal et ce côté brut chez le personnage de Babyface, tandis que le sadisme d’un Leatherface n’est également pas bien loin chez ce tueur également masqué.



Mais il n’y a pas que dans le look et l’attitude de son tueur que "The hills run red" vient piquer quelques idées par-ci par-là. Les nombreux passages dans la forêt rappelleront les premiers "Vendredi 13" ainsi que les « détours mortels » pour ne citer qu’eux. Le concept de départ (la quête dans les bois) rappellera bien-entendu "Le projet Blair Witch", tandis que certaines mises à mort renvoient par exemple à des opus de la saga des "Saw" ou à "Massacre à la tronçonneuse". Mais étrangement, alors que ces références (que l’on peut ici qualifier de clins d’œil) peut-être un peu trop nombreuses pourraient lasser plus d’une personne, il faut reconnaître que ces dernières ne dérangent nullement le visionnage du long-métrage de Dave Parker.

Car en effet "The hills run red" est un DTV comme on aimerait en voir plus souvent (à l’image de "Timecrimes", "Détour mortel 2" ou encore "Triangle" pour rester dans la même période).
On appréciera tout particulièrement l’ambiance distillée une fois la première demi-heure passée : les quelques passages stressants dans la forêt (avec parfois des vues subjectives derrière la caméra à doses raisonnables bienvenues), puis la visite de la vieille bâtisse peu rassurante…
Alors que le film commence comme un bon slasher des familles, à la sauce eighties, "The hills run red" vire progressivement au survival oppressant (les courses-poursuites dans les bois sont haletantes et rappelleront un certain « massacre à la tronçonneuse ») pour finir par du torture porn, une recette certes assez facile et si commune de nos jours ("Hostel", "Saw"), mais qui fonctionne plutôt bien ici (on passera sur cette fin un peu rapide à mon goût).

Contrairement à de nombreuses productions direct-to-video, le casting est également mis en valeur dans le film de Dave Parker. Exit les acteurs qui courent dans tous les sens en hurlant ou encore les jeunes crétins qui s’écartent discrètement du groupe pour forniquer dans un buisson avant de se faire zigouiller… Ici, les clichés du film de survival sont abolis : nos héros prévoient un pistolet, vérifient qu’ils ont du réseau avec leurs portables : impossible de tomber dans les ficelles si faciles de ce sous-genre!
(Vous remarquerez que dans ce paragraphe dédié au casting je n’ai parlé à aucun moment de la superbe poitrine souvent dévoilée de la belle actrice Sophie Monk… Oups, j’en ai parlé!)



"The hills run red" n’est cependant pas exempt de défauts. A commencer par quelques longueurs dans la première demi-heure du film qui retardent l’instauration de l’ambiance angoissante qui suivra lors des séquences dans la forêt.
On pourra également reprocher à Dave Parker les quelques clichés (les rednecks, la salle des cadavres pendus à des crochets comme de la viande…) parsemés à divers moments du film qui font quelque peu « taches » à côté des bases pourtant originales du scénario.

Enfin, on regrettera cette baisse soudaine de tension une fois tout notre petit monde sorti des bois : le film tourne alors, comme nous l’avons dit précédemment, dans le torture porn facile et bien moins angoissant que les passages se déroulant dans la forêt. Une dernière partie pas inintéressante pour autant (c’est gore, malsain, sadique…) mais ô combien déjà vue, même si "The hills run red" se permet encore quelques moments inattendus et bienvenus.



Au final, "The hills run red" est un DTV bien sympathique qui réjouira les amateurs de slashers et de survival qui désirent voir quelque chose d’original et de saignant à la fois. Le casting est également de bonne facture et l’ambiance bien oppressante par moments, si l’on oublie les quelques petites longueurs dans la première demi-heure du film et cette baisse de tension non négligeable dans la dernière partie du long-métrage de Dave Parker.
Un film bien plaisant à découvrir si ce n’est pas déjà fait!