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Alexandra vient retrouver son amie Jessica et sa colocataire Bree. Cette dernière se tape le petit copain d’Alexandra en toute impunité. Lors d’une soirée, Jessica paie une séance de voyance à Alex. La voyante prédit à la jeune femme qu’elle sera bientôt la proie d’un démon. Peu de temps après, des évènements curieux se produisent dans l’appartement. Alex sent une présence, entend des grincements…



Premier long métrage de Greg A. Sager, "Devil Seed" joue dans la cour des films de possession. Un sous-genre prolifique depuis un certain film baptisé "L’exorciste" en 1973 (vous connaissez ?) et qui a inspiré bon nombre de réalisateurs par la suite. La possession démoniaque continue de faire recette puisqu’encore de nos jours, les films de possession ont la vie dure, et on pourrait même dire qu’il y a un regain d’intérêt pour ce sous-genre, en témoignent les récentes productions comme "Le dernier exorcisme", "Devil Inside" ou encore "Le Rite" ou "Jennifer’s Body par exemple. Des films qui ont coûté bien plus cher que "Devil Seed" probablement. Pourtant, le film de Greg A. Sager s’en sort correctement et s’il ne vient en rien briser les clichés ou se montrer innovant, le spectacle n’en est pas déplaisant pour autant.



On suit donc les mésaventures de la pauvre Alexandra, interprétée par la charmante Michelle Argyris. Une jeune fille sympa dont la vie va virer au cauchemar sans fin une fois que sa copine aura eu la bonne idée de l’emmener voir une diseuse de bonne aventure. L’allusion à "Jusqu’en Enfer" de Sam Raimi ne vous aura sûrement pas échappé si vous êtes coutumier du genre. Ce ne sera pas le seul film auquel "Devil Seed" se rapportera d’ailleurs. On sent que le réalisateur a puisé dans les films qu’il aime pour réaliser le sien et ces nombreux clins d’œil ou hommage, comme vous voudrez, ne passeront pas inaperçus. Même l’excellent "L’emprise" de Sidney J. Furie aura droit à citation lors d’une scène où Alexandra est violemment malmenée par une entité invisible dont on ne voit que les traces des doigts sur sa peau. Une scène particulièrement réussie d’ailleurs. Michelle Argyris parvient à donner de l’épaisseur à son personnage et nous gratifie d’une bonne interprétation, notamment quand il s’agit de faire ressentir la peur ou l’effroi. Lorsqu’elle est seule dans l’appartement, le suspense monte d’un cran quand des grincements et des bruits curieux et angoissants se manifestent. La réalisation est solide et parvient à créer une bonne ambiance.



Évidemment, on attend surtout que la jeune étudiante se fasse posséder par le méchant démon pour avoir du spectacle. Déjà qu’elle se fait posséder par son petit copain qui couche avec une blonde sexy et pulpeuse parce qu’elle veut rester vierge, on se dit que ce n’est pas bien grave si en plus un démon vient s’introduire en elle. Rien de bien nouveau à ce niveau : Alexandra se met à parler vulgairement, s’introduit dans le lit de son amie pour lui faire un p’tit cunnilingus des familles ou fait pipi devant elle dans le salon. William Friedkin peut dormir sur ses deux oreilles, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’on lui damnera le pion. Petite séquence trash, Alexandra se met à lécher son urine fraîchement expulsée. Un bon point ! Le reste est du domaine du déjà-vu, souvent en mieux, mais on sent que Greg A. Sager a mis ses tripes dans ce premier film et c’est surtout ça qui fait plaisir à voir. Ne reste plus qu’à trouver un scénario un brin plus original maintenant…



"Devil Seed" n’est donc pas le film du siècle, loin s’en faut. Quelques longueurs, un jeu d’acteurs approximatif parfois, des défauts et un manque d’originalité flagrant viennent amoindrir l’impact du film. Pourtant, il y a un vrai travail derrière, de la passion et une véritable envie de faire les choses bien. Le résultat final reste mitigé mais loin d’être déshonorant pour une première réalisation. A suivre…


Disponible en Dvd chez Emylia






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