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Alex, 15 ans, et Wyatt, 6 ans, mènent une existence sans histoire auprès de leurs parents jusqu'au jour où une jeune femme et son fils emménagent dans la maison d'en face. À la suite de l'hospitalisation de cette nouvelle voisine, son petit garçon, Robbie, est recueilli par la famille d'Alex. L'adolescente associe rapidement l'enfant aux phénomènes étranges qui surviennent dans la maison. Avec son petit ami, elle décide d'enregistrer ces manifestations au moyen de webcams...



Réglée comme une horloge suisse, la saga "Paranormal Activity" est donc revenue fin octobre sur les écrans avec son quatrième volet. Après un "Paranormal Activity 3" revenant sur les origines de la menace, ce nouveau chapitre reprend la chronologie normale de la saga en s’inscrivant à la suite de "Paranormal Activity 2", à la fin duquel Katie assassinait sa soeur et kidnappait son bébé. Pas de bol pour la famille d’Alex, 5ans plus tard, elle a choisi la maison voisine pour emménager, et a amené l’entité maléfique avec elle.



Si Paranormal Activity 4 a fait parler de lui à sa sortie, ce n’est pas vraiment pour le film lui-même, mais plutôt pour ce qui a entouré certaines séances. En Angleterre, le film a ainsi été lancé accidentellement à la place de Madagascar 3, le jeune public sortant de la salle traumatisé par les scènes sanglantes du film (euh ?). En France, la sortie du film le jour d’Halloween est le cadre de débordements dans certaines salles, entraînant la déprogrammation hypocrite de "Sinister" dans une quarantaine de salles. On réussit à nous expliquer que, le public visé étant sensiblement le même, on craint le même bordel dans les salles. Mais évidemment, on ne touchera pas à la diffusion de Paranormal Activity. Lutter contre la jungle dans le cinéma, c’est une chose, mais il faudrait quand même pas que ça fasse perdre de l’argent !

Mais revenons donc au film, qui pour la première fois de la saga a réussi à me surprendre négativement. Si je n’attendais pas grand chose des deux premiers volets, j’avais trouvé le troisième bien mieux ficelé, grâce notamment à une volonté nouvelle de proposer une réalisation un peu plus soignée. La présence au générique des deux réalisateurs de ce volet, Henry Joost et Ariel Schulman, me laissait espérer une même direction pour ce quatrième chapitre. Hélas, on va opérer un grand bond en arrière : non seulement il ne va rien se passer du film, mais on va surtout revenir au système de caméras ayant déjà montré ses limites dans le passé.



Cela nous permet certes de nous concentrer sur les agissements de l’entité. Comme il n’y a plus aucune subtilité dans ses actions, qui sont à chaque fois appuyées au mépris de tout réalisme, on a tout le loisir de s’apercevoir que la soi-disant présence malfaisante se contente la plupart du temps de faire des blagues puériles aux habitants : elle s’amuse ainsi à faire tourner en bourrique la famille en allumant les ordinateurs plusieurs fois, à faire tomber des objets ou même à les cacher. Et quand elle n’est pas occupée à passer en courant derrière la personne filmée par la webcam (une activité qu’elle aime beaucoup), elle...joue à la console. En fait, ses manifestations les plus violentes consisteront pendant 80 minutes à discuter avec des enfants, ou à nous montrer qu’elle a déjà vu "Shining" ou "Poltergeist".

Evidemment, cela renforce la stupidité du procédé et l’idiotie des personnages. Si Alex et son ami placent des caméras dans la maison afin d’observer les phénomènes (enfin, on devine que le jeune garçon a pour but principal d’observer l’adolescente pendant son sommeil ou en petite tenue), ils s’en désintéressent totalement à partir du moment où les manifestations s’intensifient ; Alex qui, une fois agressée par l’entité, aura pour premier réflexe de saisir une caméra afin de filmer sa fuite. Le film déborde ainsi de scènes uniquement destinées à multiplier les légers événements paranormaux, au mépris de toute crédibilité, le tout en refusant jusqu’aux vingt dernières minutes toute notion de progression scénaristique : on enchaîne pendant plus d’une heure les situations sans jamais avancer. Et quand le film décide enfin de démarrer, c’est pour nous livrer un final mystérieux, sans doute uniquement destiné à justifier la suite déjà annoncée pour octobre 2013.



Soyez donc rassurés, alors que la série s’améliorait d’épisode en épisode, il semble que le «moyen mais pas désagréable» "Paranormal Activity 3" doive rester le sommet de la saga qui retombe dans ses travers avec ce quatrième volet où il ne se passe pas grand chose. Notons d’ailleurs qu’après "Paranormal Activity Tokyo Night", la franchise va prendre des accents espagnols en proposant un spin-off en Amérique latine. Autant dire qu’on n’a pas fini de bouffer la même recette...








Du même réalisateur :

PARANORMAL ACTIVITY 3