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Réalisation
Tim Burton

Scénariste
John August

Date de sortie
2012

Genre
fantastique

Tagline


Cast
/


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Danny Elfman

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.7
(6 votes)
Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…



L’univers de Tim Burton ne peut que ravir les fans de vieux films d’épouvante ou de science-fiction. Le réalisateur, à travers des œuvres grandioses comme "Ed Wood", "Edward aux mains d’argent", "Mars attacks" ou "Sleepy Hollow" par exemple, a su raviver la flamme d’un cinéma d’antan, généreux et flamboyant, au point de parvenir à toucher le cœur de spectateurs réfractaires au domaine du cinéma fantastique. Ces dernières années, le génie créatif de Tim Burton a été rudement éprouvé avec des longs métrages moins enthousiasmants même si la « patte Burton » était bien au rendez-vous. "La planète de singes", "Alice au pays des merveilles" et même "Dark Shadows" ne remportaient pas l’adhésion au final et si les fans purs et durs louaient les images sublimes et les idées farfelues, force était de reconnaître qu’on était loin du niveau d’excellence des œuvres précédemment citées. Quand on apprit que Tim Burton allait refaire son court-métrage Frankenweenie, réalisé en 1984, en long métrage, la flamme se mis à brûler à nouveau ! Pensez-vous, un film hommage au "Frankenstein" de James Whale, avec un petit chien nommé Sparky en guise de créature revenue à la vie grâce à son maître, un jeune garçon du nom de Victor Frankenstein ! Du pain béni pour Tim Burton qui allait très certainement retrouver la grâce et les faveurs du public grâce à ce nouveau film. Ou pas.



Alors que Tim Burton avait réalisé le premier Frankenweenie en « live », avec des acteurs et un chien en chair et en os, il choisit pour le long métrage d’utiliser le « stop-motion », soit l’animation image par image si chère au cœur de Ray Harryhausen. Avouons-le de suite : l’idée est plus que payante ! La réalisation, la modélisation des personnages, l’animation, les décors, tout est absolument magnifique, sublimé par un superbe noir et blanc qui convient parfaitement à l’esprit du film. Les références et clins d’œil à des classiques du genre sont merveilleusement bien insérés dans l’histoire principale et feront le bonheur des amateurs du genre ! On jubilera lorsque la chienne habitant la maison voisine de celle de Sparky se prend une décharge électrique et se retrouve avec une ligne blanche au milieu du pelage noir de sa tête, évoquant bien évidemment la fameuse coupe de cheveux de "La fiancée de Frankenstein" ! Magique ! Tim Burton est en terrain plus que connu, se fait plaisir et surtout, nous fait plaisir. On sent une véritable passion dans cette œuvre, on sent que Tim Burton a puisé dans sa propre enfance pour mettre dans "Frankenweenie" ce qu’il y avait de meilleur durant cette période de sa vie. Un véritable retour aux sources, loin de l’aspect « préfabriqué » ou « préformaté » de ses dernières œuvres en date. Et ça, ça fait du bien !



S’ensuit alors pour le spectateur réceptif un véritable spectacle-hommage qui fait monter le sourire jusqu’aux oreilles. La tristesse aussi, la sublime partition musicale de Danny Elfman venant nous tirer les larmes des yeux lors de l’enterrement de Sparky ou de la séquence finale. Les morceaux de bravoure se succèdent, la formidable scène de la résurrection en étant le point d’orgue. Tout est-il donc parfait dans "Frankenweenie" ? Ma réponse sera « non ». Il y a un petit bémol qui fait que je n’attribuerai pas la note maximale au film. En effet, la dernière partie du long métrage, avec les résurrections des différents animaux des camarades de Victor m’a paru être de trop et surtout a créé une sorte de distanciation par rapport à tout ce qui avait précédé. Certes le spectacle est plaisant, mais je ne sais pas, les références à Gamera avec cette tortue géante, les petits gnomes faisant penser aux "Gremlins", ça ne colle pas avec l’ensemble. J’aurai carrément préféré que ce soit Sparky qui fasse des siennes et cause des dégâts dans la ville au lieu de cette invasion de monstres en tous genres ! Heureusement, une fois la menace éradiquée, Tim Burton revient au sujet initial et clôture son film avec émotion et tendresse.



Emotionnellement plus fort que "L’étrange Noel de monsieur Jack" ou "Les noces funèbres", "Frankenweenie" est un véritable enchantement de tous les instants. Reste que le film n’arrivera peut-être pas à séduire le spectateur lambda, abreuvé de comédies françaises abêtissantes et dont le cinéma fantastique n’est pas la tasse de thé. Les références passeront inaperçues et l’univers magique de Tim Burton ne parviendra peut-être pas à les toucher. En tout cas, les autres y trouveront largement leur bonheur…


Le Blu-Ray 3D : bien que Frankenweenie n'a pas été réalisé en 3D, l'apport de cette technologie vient sublimer le film de Tim Burton. L'impression de profondeur est excellente et certaines scènes, comme celle se déroulant dans le cimetière pour animaux ou dans le laboratoire de Victor s'en trouvent magnifiées. Techniquement, ce BR 3D est absolument parfait au niveau de la qualité d'image. Le noir et blanc est juste somptueux, les détails et les contours des personnages, des décors, des objets sont nets et précis. Ayant vu le film en 2D au cinéma, je ne pensais pas que la 3D apporterait autant. Pourtant, les faits sont là : en 3D, Frankenweenie est encore plus beau, plus somptueux, plus magique.






On a retrouvé Tim Burton !

Portrait de Steeve Raoult

5.04

Il suffisait finalement de revenir aux sources : en remakant son Frankenweenie, Burton replonge pour notre plus grand plaisir dans ce qu'il fait de mieux. Tour à tour drôle et touchant, avec une belle brochette de références (forcément, la tortue géante m'a laissé un immense sourire, de même que les clins d'oeil à Dracula ou Nosferatu), Frankenweenie est finalement bien plus que l'histoire d'un chien qui ressuscite : c'est à la résurrection de Burton que l'on assiste !