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Frank Bannister, jeune homme hanté par son passé, a la capacité de voir les fantômes... Il en use et en abuse jusqu'au jour où l'ectoplasme d'un meurtrier en série décide d'allonger sa longue liste de morts et revient sur terre déguisé en faucheuse...



"Fantômes contre fantômes" est un film important aux yeux du réalisateur néo-zélandais Peter Jackson. En effet, comme ce dernier le souligne, "Fantômes contre fantômes" marque la transition entre ses films indépendants à petits budgets ("bad taste", "les Feebles", "Braindead", "Créatures célestes") et ses films à succès internationaux et à budgets plus conséquents ("Le seigneur des anneaux", "King Kong 2005", "le Hobbit"...).

Au milieu des années 90, les effets infographiques font leurs débuts dans le monde du cinéma et l’équipe de Peter Jackson se lance dans l’aventure, malgré quelques craintes justifiées, le nombre d’effets spéciaux étant conséquent pour l’époque (500 plans infographiques environ) et le scénario très ambitieux (mais celui de "Braindead" ne l’était-il pas en termes d’effets spéciaux également?...).



Pour donner vie à ce film si ambitieux auquel Peter Jackson n’était pas encore habitué, sa boîte d’effets spéciaux (Weta) basée en Nouvelle-Zélande a investi dans pas moins de 35 ordinateurs (qui seront pour le coup réutilisés pour la trilogie du "seigneur des anneaux") et notre réalisateur de génie s’est entouré de grands noms du cinéma : Robert Zemeckis ("retour vers le futur", "forrest gump", "à la poursuite du diamant vert"…) en tant que producteur exécutif, Danny Elfman à la musique (le compositeur à succès, grand ami de Tim Burton pour qui il a travaillé sur la quasi-totalité des films, et dont on retrouve ici des musiques proches de celles de "la famille Addams" ou "Beetlejuice") mais également Rick Baker aux maquillages ("hurlements", "le loup-garou de Londres", "videodrome", "men in black" ou encore "wolfman" et "le monstre est vivant").

Peter Jackson se paye même le luxe de s’offrir entre autres les talents de Michael J.Fox ("retour vers le futur", "outrages", "doc Hollywood", "Mars attacks!"…) et de Jeffrey Combs (la trilogie des "re-animator", "from beyond"…) pour son casting.



En ressort une comédie fantastique de très bonne facture et au scénario fort original (un type s’allie à des spectres pour faire croire à des gens que leurs maisons sont hantées dans l’unique but de leur soutirer de l’argent en faisant un pseudo-exorcisme des dites-maisons) que nous pouvons rapprocher par bien des aspects de certains autres classiques du genre que sont par exemple "sos fantômes" ou "Beetlejuice" (non, je ne parlerai pas de "Casper"…).

Doté d’un rythme soutenu, le film de Peter Jackson mêle action, humour et frissons de bien belle manière. Comme il l’avait déjà prouvé à plusieurs reprises par le passé, que ce soit dans "bad taste" ou "braindead" par exemple, le réalisateur néo-zélandais aime marier le fantastique et l’humour et le fait toujours de façon exemplaire, sans réel temps mort et avec une cohésion parfaite entre les deux genres.
Alors que "fantômes contre fantômes" nous plonge parfois dans le fantastique pur et dur de par ses spectres (dont l’esprit diabolique de La Faucheuse ou encore les trois fantômes entourant Michael J.Fox) et ses lieux sombres peu accueillants (vieille bâtisse, ancien hôpital, cimetière…), ce dernier nous tire également de grands sourires grâce à des personnages décalés (l’excellent Jeffrey Combs dans le rôle d’un agent du FBI totalement dingo, les trois fantômes complices de Michael J.Fox) ou des séquences originales prêtant à rire (la scène du restaurant où Michael J.Fox se retrouve à faire le messager/traducteur entre une femme et son défunt mari et durant laquelle chacun en prend pour son grade, ou encore cette scène de l’enterrement qui vire à la rigolade).

Qui dit film de fantômes dit également effets spéciaux et à ce niveau nous ne pouvons être déçus devant le travail abattu pour réaliser le film. Comme nous l’avons dit plus haut, les techniques de l’infographie, alors dans leurs débuts, permettent de créer des effets spéciaux remarquables (modélisation des fantômes, déformations des murs etc etc…) qui pointeront le bout de leur nez dès l’introduction du film. L’esprit de La Faucheuse rend également très bien à l’écran et pourra donner quelques émotions fortes aux plus impressionnables d’entre nous.



Au final, "fantômes contre fantômes" est une comédie fantastique possédant bien des atouts, que ce soit au niveau du scénario (original et rythmé), des effets spéciaux (une différence de budget qui distingue le film de Peter Jackson de ses œuvres précédemment réalisées) ou de cette combinaison humour/fantastique qui fait mouche. A voir sans hésitation!








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