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Herrington High est une école comme les autres. Mais peu après la découverte d'un organisme vivant inconnu, certains élèves commencent à soupçonner que quelque chose de louche est en train de se passer dans l'école. Certains professeurs ainsi que certains élèves se comportent bizzarement. Un groupe d'élèves décide de tirer l'affaire au clair.



Fin des années 90, un scénariste connait ses années de gloire. Son nom? Kevin Williamson. Pour certain(e)s, ce nom ne leur dit peut-être rien à l’heure d’aujourd’hui mais pour celles et ceux qui visionnaient durant cette période (aussi pauvre soit-elle en termes de cinéma de genre de qualité) quelques films d’horreur ou de science-fiction connaissent forcément le bonhomme.
En effet, à l’origine des scénarios des deux chefs de file de la vague des néo-slashers (en l’occurrence "scream" et "souviens-toi… l’été dernier"), Kevin Williamson est devenu très populaire dans le cinéma de genre en cette fin de siècle, ce dernier signant également les scénarios d’autres films tels que "Mrs Tingle", "cursed" ou encore les autres opus de la saga des "scream".

Et c’est un réalisateur en pleine ascension qui va mettre sur pellicule son scénario. Après des films tels que "el mariachi" en 1992, "desperado" en 1995 et "une nuit en enfer" en 1996, Robert Rodriguez n’est plus une personne à présenter. Le réalisateur mexicain décide de se relancer dans le cinéma de genre, deux ans après son survolté "une nuit en enfer", en signant la réalisation de "the faculty".



Très « teenager » (un campus avec sa musique néo-punk et ses ados parfois en recherche d’identité) et parfois trop gentillet dans son approche, "the faculty" demeure cependant un bon divertissement, comme la plupart des films portés par la plume de Kevin Williamson, la patte de Robert Rodriguez en plus pour celui-ci. Certes, à l’image d’un "Mrs Tingle" ou d’un "souviens-toi… l’été dernier", ça ne va pas révolutionner le cinéma de genre mais c’est plaisant à regarder et ça se suit sans ennui jusqu’à la fin.

Le rythme est fort bien maintenu du début du film jusqu’au générique de fin. L’introduction nous plonge d’ailleurs immédiatement dans l’histoire (sorte de marque de fabrique de Kevin Williamson : "scream" en étant l’exemple-maître) avec cette directrice traquée dans les couloirs du lycée avant d’être sauvagement assassinée sur le perron de l’établissement.
Retournements de situations, scènes d’action, courses-poursuites ou encore attaques d’Aliens : "the faculty" vous tiendra en haleine jusqu’à l’acte final.

Comme nous en avons l’habitude chez le scénariste américain, "the faculty" joue beaucoup la carte du suspense et de l’interrogation : qui est parasité par les extraterrestres? Comment choisissent-ils leurs hôtes? Comment leur échapper? (…) Tant de questionnements et d’inquiétude chez nos héros auxquels viennent s’ajouter quelques (rares) scènes conservant une tension palpable.



Cette histoire d’extraterrestres à la sauce screamesque est également portée à l’écran par de talentueux acteurs. On reconnaitra notamment Salma Hayek, Famke Janssen ou encore Robert Patrick dans les têtes connues mais le film de Robert Rodriguez est également l’occasion pour certain(e)s de percer au niveau international. C’est le cas par exemple de Josh Hartnett ("halloween, 20 ans après", "sin city", "40 jours et 40 nuits", "30 jours de nuit", "o"…) et de Jordana Brewster (la saga "fast and furious", "massacre à la tronçonneuse : le commencement"…). Mais n’oublions pas également de citer Elijah Wood ("le seigneur des anneaux", "hooligans", "sin city", "crimes à Oxford" ou encore le remake de "maniac"…), même si on avait déjà pu voir ce dernier dans certaines productions à succès comme "Flipper".

Un casting sur trois générations qui tient fort bien la route et évite de nous faire sombrer, comme nous pourrions le redouter en cette période de vache maigre et de blockbusters pour teenagers parfois bien faiblards et ridicules, dans une galerie de personnages vus et revus. Certes, nous n’échapperons pas aux membres virils de l’équipe de football du campus ou encore au souffre-douleur intello de la classe ni même à la gothique ou au cancre dealer de crack, mais Robert Rodriguez semble ne pas vouloir trop s’attarder sur le côté festif (drogue, sexe…) des lycées comme on peut le voir dans de nombreux films de la fin des années 90 et début 2000 (qui a parlé de "american pie"?). En effet, ce dernier parait plus vouloir s’axer sur l’aspect science-fiction et lance rapidement le thème de l’invasion extraterrestre dans son film. Une bonne chose quand on voit le nombre de projets dans le cinéma de genre qui frôlent le ridicule à cause d’un esprit trop adolescent (casting trop jeune et con notamment).

Les effets spéciaux sont quant à eux de bonne facture. Alors, certes, ces derniers ne sont pas nombreux mais demeurent suffisamment efficaces et réussis (l’Alien final est d’ailleurs fort bien réalisé) pour nous entraîner dans cette histoire d’extraterrestres.
Comme nous l’avons dit quelques lignes plus haut, Robert Rodriguez semble plus vouloir jouer la carte du suspense (relations entre étudiants, entre étudiants et professeurs) plutôt que de s’attarder sur les effets spéciaux comme on a pu le voir dans des "mars attacks !", "le cinquième élément" ou autre "men in black" pour citer trois gros films d’extraterrestres sortis deux-trois années plus tôt (mais avec des budgets totalement différents de celui de Robert Rodriguez et son équipe).



Au final, "the faculty" demeure un bon petit divertissement de science-fiction mené tambours battants par un casting de bonne facture et présentant une intrigue intéressante riche en suspense et en scènes d’action (courses-poursuites, attaques aliens…). Un film à voir assurément.