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CONNEXION


Genre
aventures

Systeme
PlayStation

Developpeur
Sony

Annee
1998

Votre note: -
Moyenne: 5.8
(8 votes)


Il y a bien longtemps, Gallowmere était un royaume calme et prospère, où tous les habitants vivaient heureux. Mais un sorcier maléfique du nom de Zarok aspire à dominer Gallowmere.

Il haïssait ses concitoyens pour leur vie calme et paisible. Il leva une armée de démons et partit à la conquête du royaume. Le champion du roi Sir Daniel Fortesque et son armée parvinrent à stopper l'avancée des monstres et du sorcier. On raconte encore ses louanges comment il combattit les démons les fauchant un à un et bien que mortellement blessé, il anéantit le sorcier. En fait, tout cela était faux. Blessé mortellement au tout début de la bataille par le tir des archers ennemis, Sir Fortesque ne put jamais terrasser Zarok et le roi Peregrin enterra un champion aux exploits inachevés, qui à défaut de pouvoir siéger au Hall des Héros, eu une crypte d'ampleur royale.

Le nom de Fortesque resta dès lors synonyme de bravoure et de puissance et la paix s'installa sur Gallowmere pendant cent années, jusqu'au jour où le sorcier réapparut.


Sorti en octobre 1998 sur PlayStation, MediEvil nous met donc dans la peau de Daniel Fortesque afin de lutter contre le terrible sorcier Zarok et son armée de créatures des ténèbres. Enfin, «dans la peau», c’est vite dit, puisque le héros est un fait un squelette ramené à la vie dans un bien mauvais état : plus de mâchoire inférieure, un oeil en moins, un bras qui a tendance à se détacher facilement...Car MediEvil se caractérise principalement par son atmosphère gentiment morbide, son univers médiéval décalé, son humour noir, pour une aventure qui aurait sans doute pu inspirer Tim Burton. On pense ainsi inévitablement à "L’Etrange Noël de monsieur Jack" de Henry Selick par exemple, mais aussi aux films d’horreur gothiques que le jeu se plaît à parodier.

Jeu d’aventures et de plates-formes, MediEvil va donc nous faire traverser une vingtaine de niveaux très variés (le cimetière, la ville ensorcelée, l’asile, les ruines hantées, le bateau fantôme...) pendant lesquels nous affronterons de nombreux ennemis (une cinquantaine au total), du zombie sortant fraîchement de terre au démon en passant par le serpent-potiron et le supplicié toujours enfoncé sur son pal ! Il faudra également résoudre quelques petites énigmes classiques, chercher des clés et des runes à l’autre bout du niveau, sortir de labyrinthes, déchiffrer des indices...Bref, le jeu se renouvèle sans cesse, et nous propose d’ailleurs une difficulté croissante, les ennemis étant plus résistants et plus dangereux au fil des niveaux.



Pour les affronter, il est possible d’obtenir de nouvelles armes et des améliorations auprès du Hall des Héros. Si ces derniers ne manqueront pas de se moquer de Fortesque, ils garniront son arsenal d’objets redoutables, comme une arbalète, une épée enchantée, un bouclier magique ou un marteau de guerre. Pour rencontrer ces Héros, il faut d’abord trouver le Calice des âmes de chaque niveau, ce qui entraîne une certaine rejouabilité de chaque passage. Il est également possible d’obtenir des objets bonus grâce à des quêtes secondaires, une sorcière nous offrant par exemple le redoutable pilon de poulet, l’une des armes les plus puissantes du jeu !

Enfin, MediEvil est remarquable par la qualité de sa bande-son, et par celle de son animation, le jeu étant très beau pour l’époque. Deux éléments qui illustrent d’ailleurs parfaitement l’aspect hybride du jeu, entre ambiance légèrement horrifique et humour : les sonorités d’orgue accompagnent les savoureuses répliques de personnages hauts en couleurs, Fortesque se déplace en gesticulant au milieu des monstres, les rires inquiétants ponctuent les lancers de bras de notre héros.



Bref, MediEvil est une des jolies réussites de la PlayStation, grâce à une ambiance unique et une réalisation remarquable. Doté en plus d’une très bonne durée de vie et mettant en scène un personnage vraiment attachant et drôle, cette aventure rappelant Tim Burton et l’atmosphère de la fête d’Halloween, cet excellent jeu fera l’objet d’une suite en 2000 ("MediEvil 2") et d’un remake sur PSP ("MediEvil Resurrection").

5/6 - Steeve Raoult