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Une bande de copains vont passer le week-end dans une vieille cabane perdue au fond des bois. Ils découvrent un livre très ancien, le Livre des morts, et réveillent des démons qui vont prendre possession de la plupart d'entre-eux...



Fede Alavrez, un jeune réalisateur uruguayen sans réelle expérience, a décidé de s’attaquer au remake de "Evil Dead", film monument du cinéma d’horreur. Bien entendu, il n’a pas été laissé seul face à lui-même afin de mener ce projet à terme, Sam Raimi, Bruce Campbell et Robert Tapert sont à ses côtés, en tant que producteurs.

Disons-le, ce remake est très loin d’être un simple copié/collé du scénario original. Bien sûr, on y trouve quelques scènes obligées et certains clins d’œil, tel Mya qui gribouille assise sur une bagnole pourrie abandonnée... jaune... Vous devinez que c’est celle de Ash ! Mais le scénario a été ré-écrit, le film est presque une entité à part entière. Presque. De par son ambiance qui est carrément plus lourde, la violence qui prend beaucoup plus de place, le gore qui est l‘avant plan et le scénario qui est TRÈS retouché, "Evil Dead (2013)" ressemble peu à son prédécesseur. D’ailleurs, la mythique scène des arbres violeurs n’avait pas été inclue dans l’adaptation d’Alvarez, mais Tapert a lourdement insisté pour qu’elle s’y retrouve. Chose faite.



La campagne de marketing entourant la sortie du remake fut tout de même assez importante. Et durant celle-ci, on nous a fait un tas de promesse. Les effets spéciaux old-school, la fin la plus gore de tout les temps, le film le plus terrifiant jamais vu. Ces promesses sont-elles toutes respectées ? Non.

Les effets spéciaux old-school : Oui.
Là, il a fait fort ! Simplement magnifique! Que ce soit l’allure générale des démons ou les scènes de charcuterie, on y croit. Quasiment aucune image de synthèse. Tout est tangible, réel. Toute la technologie numérique du monde ne vaut pas les hectolitres de faux sang et les prothèses. Les démons s’infligent eux même les blessures les plus atroces ! Certaines scènes nous font plisser les yeux ! Mais il ne faut pas les fermer bien sûr, ce serait dommage de manquer tout ce beau travail ! Amateur de gore et de scènes ultra violentes, vous serez servi. Rien ne nous est épargné pour nous faire réagir, et disons le, c’est TRÈS efficace.



L‘expérience la plus terrifiante de toute votre vie : Non.
Alvarez réussi à construire un climat très lourd, mais, malheureusement, il insère des scènes mélodramatiques. Ça casse l’ambiance et ça donne même parfois un petit côté risible au long-métrage. Et pour vivre l’expérience la plus terrifiante de notre vie, faut y croire et le personnage de David (Shiloh Fernandez) n’arrive pas à nous émouvoir, bien qu’il soit dans toutes les scènes dramatiques. Il est beau, et c’est sa seule qualité. Dommage, car il est une figure principal du film. Donc, ces éléments mis ensemble font qu’on n'arrive pas à s’abandonner complètement. On rentre, et on sort, et ainsi de suite...

Autre promesse: La fin la plus gore ? Bon, je ne m’avancerai pas trop, évidemment. Elle est bien, mais pour la nommer ainsi, il ne faut pas avoir vu des tonnes de films d’horreur, car elle est gore, certes, mais il y a bien pire...



Au final, pour apprécier le film, il faut faire abstraction de toutes ces promesses, et surtout, ne pas croire qu‘on s‘assoit devant un Sam Raimi de 1981. Nous ne sommes pas en 1981. Le film est fait pour le public de 2013. Il ne se veut pas non plus un film underground mais un film typiquement américain, qui nous offre plus de violence, de prothèse et d’hémoglobine. Si je le compare aux films de notre époque, en tenant compte que c’est un film produit par Sam Raimi ( n’oublions pas que son cinéma a bien changé depuis "Evil Dead" ), le film est bien. Des hauts et des bas, mais il est divertissant et il réussit à nous dégoûter, à nous faire grincer des dents ! Bien sûr, il n’est pas la hauteur de l’original, mais on est loin de passer un mauvais moment, outre pour ceux qui veulent voir "Evil Dead" 1981...









Evil Merde

Portrait de Lionel Jacquet

2.04

Les effets spéciaux sont peut-être "old school", comme le dit le chroniqueur ( encore que ça m'étonnerait franchement), ça n'atteint jamais la magie de ceux de 1981.
Et puis le ton du film est trop sérieux, sans humour, sans suspense et sans terreur.
Et puis ça veut dire quoi " c'est un film pour le public de 2013 " ? Ca veut dire qu'en 2014 ce n'est plus pour le public ? Ca veut dire qu'il faut refaire un Evildead tous les ans ?
Moi, pas comprendre.

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