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Réalisation
Shane Van Dyke

Scénariste
Shane Van Dyke

Date de sortie
2009

Genre
spectres

Tagline


Cast
Shane Van Dyke
Erin Marie Hogan
Fia Perera


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
-

Effets spéciaux



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Moyenne: 3
(4 votes)
Un automne, Thomas Finley est arrêté pour le viol et l’assassinat de sa soeur âgée de 19ans, Samantha. Il a également été reconnu coupable de l’assassinat de Lauren Edgar, un enqueteur du paranormal. Thomas prétend que les victimes ont été attaquée par une entité démoniaque, d’origine inconnue. Il s’est suicidé peu de temps après en prison. Un an plus tard, un enregistrement est retrouvé dans le grenier de la famille, et est montré au public pour la première fois.



Il y a des films que l’on préférerait oublier, mais quelqu’un s’arrange toujours pour nous les remettre en mémoire. Prenons par exemple "Paranormal Activity", que j’avais eu l’honneur de chroniquer il y a quelques mois, un arrière gout de nausée hantant encore ma gorge. Figurez-vous qu’avec un ami, nous discutions cinéma et nous en sommes arrivés à évoquer la société The Asylum. Une discussion de haute volée cinéphilique comme vous pouvez le constater. Après nous être une nouvelle fois amusés de ces mockbusters comme on les nomme outre-Atlantique, dont les plus beaux titres sont à mon goût "The Day the Earth stopped" ou "Snakes on a train", et avoir évoqué "Mega Piranha", nous remarquons un titre que nous n’avions pas encore aperçu dans le riche catalogue : "Paranormal Entity". Car il fallait s’y attendre après l’immense succès de "Paranormal Activity", The Asylum a sauté sur l’occasion. Vicieux comme je suis, je n’ai pas pu résister à la tentation de vérifier si la copie était meilleure que l’original. Ce qui n’était certes pas un challenge spécialement relevé...



Le mockbuster façon Asylum, c’est tout un art, et avec "Paranormal Entity", il atteint peut-être son sommet. Si la firme nous avait habitué à détourner les titres avec plus ou moins d’imagination ("I am Omega" piochant de façon subtile entre "I am Legend" et "The Omega man") pour jouer sur la confusion du grand public en magasin (pour avoir fait le test, "Paranormal Entity" fonctionne très bien à cet égard), elle est ici appuyée par une jaquette assez semblable et une histoire qui entretient encore l’ambiguité. Pourtant, j’ai envie de dire que The Asylum fait ici oeuvre de charité : avec de la chance, les gens achèteront "Paranormal Entity" et éviteront par miracle de subir "Paranormal Activity". Parce que même s’il ne vole pas très haut non plus, il reste quand même bien plus réussi que son modèle...

Le synopsis de ce film, qui peut rappeler l’histoire d’Amityville, nous présente donc un jeune homme accusé du viol et du meurtre de sa soeur, et qui prétend qu’une entité maléfique serait responsable. Le temps de nous avertir qu’une vidéo a été retrouvée et qu’on vient juste d’autoriser sa diffusion afin de lever le voile sur les événements qui se sont réellement déroulés dans la maison. Nous avons ici une petite famille de trois personnes : une mère, son fils et sa fille. On apprend rapidement qu’un enquêteur sur le paranormal a chargé le fils, Thomas, de filmer absolument tout ce qui se déroule dans la maison. Il a donc installé une caméra dans la chambre de sa soeur, Samantha, et de sa mère, Ellen. Pas dans sa chambre à lui non, il n’en a selon lui pas besoin puisqu’il se ballade toujours avec son camescope. On apprend également un autre détail important : le père de famille est décédé il y a quelques mois, et Ellen tente désespérement d’établir le contact avec lui.



Deux caméras fixes, une mobile. Une multiplication des points de vue par rapport à "Paranormal Activity" qui va permettre de proposer un montage plus efficace en variant les lieux, et de mieux installer l’entité qui hante la famille. Une entité qui se manifeste d’abord de façon discrête : un téléphone qui sonne, la télévision qui s’allume seul, un verre qui tombe d’un placard. Rien de bien nouveau, mais le phénomène monte en puissance, rendant la menace plus palpable : somnambulisme, inscriptions, plancher qui grince, voix...Le tout jusqu’à une nuit particulièrement intense où les événements se succèdent violemment. Une nuit qui fait son petit effet tant on ressent de plein fouet la menace qui pèse sur la famille. Les effets sont plus francs que dans "P.A", plus nombreux, plus spectaculaires. On est loin de l’ambiance pesée du film d’Oren Peli, ce qui divisera sans doute les spectateurs ayant eu le courage d’affronter les deux oeuvres. Quelques artifices bien pensés ajoutent encore à l’idée de menace liée à la présence dans la maison, comme ces clochettes accrochées à des fils, cette respiration lourde : on s’attend vraiment à voir l’entité sauter à la gorge du héros et surgir d’un seul coup face à la caméra. Le film se termine d’ailleurs par quelques minutes horrifiques véritablement prenantes, qui pourront faire penser à "L’Emprise".



Mais, si je le trouve bien meilleur que son modèle, je dois quand même être honnête : l’ensemble reste faible. Les acteurs sont particulièrement minables, ce qui se remarque d’autant plus qu’ils ne sont pas nombreux, et la réalisation, destinée à reproduire le côté «pris sur le vif» donne régulièrement un mouvement insupportable. On notera d’ailleurs que Shane Van Dyke, réalisateur du futur "Titanic 2" (!!!) est ici derrière et devant la caméra, dans le rôle principal.De même, s’il reste efficace par moments, le film ne fait que reprendre des mécanismes classiques, déjà vus des centaines de fois et ne fait finalement que rester dans son optique de départ : copier un maximum pour se vendre au maximum en profitant de la confusion générée auprès du consommateur...








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