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Vous vous demandiez ce qu'a fait Greg Lamberson après le culte "Slime City" ? Après avoir réalisé "Naked Fear" et "Undying Love", le voilà revenu avec un mini film : Johnny Gruesome. Johnny Grissom est un jeune métaleux antisocial (qui, comme vous le verrez par la suite, perd effectivement son sang froid). Un jour, il part en virée à bord d’une voiture avec sa petite amie (Erin Brown a.k.a Misty Mundae) et l'un de ses potes. Mais l'ami en question abuse du crack, et se retrouve à étrangler Johnny avec une chaine à pneus. Sur ce, Johnny trépasse, et le camé s'envoie la petite amie. Ce qu'ils n'avaient pas prévu c'est qu'un syphonné allait venir brancher sa six cordes à la tombe de Johnny pour y jouer un riff de métal à reveiller les morts...



Avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez moi de vous informer que Johnny Gruesome est très court, puisqu'il fait moins de sept minutes. Pour cette raison, vous ne le trouverez pas commercialisé seul. En effet ce "mini film" a été fait dans une toute autre optique - je reviendrai sur la question, un peu plus tard dans la critique. A l'heure actuelle, la seule façon de se le procurer, est d'acquérir le superbe coffret quadruple programme slime city, Grindhouse édité par Pop Cinema. Décidément, voilà un éditeur qui ne fait pas les choses à moitié, et sait se mettre en quatre pour les amateurs de cinéma de genre que nous sommes. (Pour peu que vous soyez anglophone, cela va sans dire).

Au delà de son thème parfaitement enchanteur, Johnny Gruesome fera pâle figure si vous le comparez à "Slime City". Mais "comparaison n'est pas raison", comme disent les gens bien qui aiment citer les autres pour paraître intelligents. Effectivement, il serait idiot de comparer les deux métrages. Ne serait-ce que parce que l'un est un long et l'autre un court.
Si Johnny Gruesome n'est pas une perle de gore dégoulinant, peut-être faut-il chercher ses qualités ailleurs. Le réalisateur avait très bien réussi son "Naked Fear" qui est pourtant loin d'être du trash à la "Slime City" ou "Street Trash". Alors pourquoi ne pas creuser un peu la surface de Johnny Gruesome, voir s'il n'y aurait pas de l'or derrière cet aspect de court métrage fauché ?

Entendons nous bien, en 7 minutes, Greg Lamberson ne fait qu'effleurer un sujet diablement intéressant. Se tire-t-il volontairement une balle dans le pied, ou n'a-t-il tout simplement pas les moyens d'aller au delà ? Aucun des deux mon général, bien que la question d'argent puisse avoir joué un rôle. Johnny Gruesome ne se limite pas à un mini film de sept minutes. Au contraire, il ne s'agit que de la partie immergée de l'iceberg. Le projet de Greg Lamberson est un exemple en matière d'œuvre hybride. Entendez par là que son imagination s'est répandue sur divers supports.
Ainsi, la substantifique moëlle de Johnny Gruesome se trouve dans le roman éponyme (qui, bien évidemment, n'a pas été traduit en français).

Dans une petit documentaire accompagnant Johnny Gruesome, Greg Lamberson explique que le personnage de Johnny lui tient particulièrement à cœur. Cela fait longtemps que l'idée mûrit dans son crâne. Ce qui explique pourquoi il n'a pu se contenter d'en faire un film. Ainsi, pas de question de budget, ni de durée : c'est la liberté totale pour Johnny Gruesome. Le livre explique dans le détail la mort de Johynny et sa vengeance d'outre tombe (qui ne se limite pas à quelques meutres, comme le montre le court). Pour accompagner la lecture, Greg Lamberson fait appel à Giasone Italiano et Marcy Italiano pour mettre en musique les aventures de Johnny. Puis, dernière pierre à l'édifice : le court-métrage, qui envisagé séparément semble bien pauvre.








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