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Quatre copains décident de se rendre dans le désert afin de participer à une rave party. La soirée se déroule bien, entre consommation d’alcool, de substances illicites et quelques rencontres féminines, dont la jolie Amber. Le lendemain, tout le monde a quitté le lieu de la fête. Voulant partir également, le petit groupe découvre que quelqu’un a volé la batterie de la voiture. La rencontre avec des jeunes du coin va vite faire monter la tension…



Death Valley est l’œuvre de deux personnes, David Kebo et Rudi Liden. Les deux amis ont travaillé ensemble sur l’écriture du scénario mais aussi lors de la réalisation. Initialement intitulé "Mojave", leur premier long-métrage se verra donc ré-intitulé Death Valley, titre plus évocateur sans doute, pour son exploitation. Une sortie plutôt tardive en ce qui concerne la France puisque le film débarque en 2010 alors qu’il date déjà de 2004 ! Un problème pas bien méchant mais qui pourra jouer en défaveur du film puisque ce dernier joue dans le registre du survival et les années 2000 n’ont pas été avares en sorties de films de ce genre. On citera parmi les exemples les plus marquants : "Détour mortel" et ses suites, "Wolf Creek", "Eden Lake", "La colline a des yeux 2006", "The backwoods", "The descent", "Massacre a la tronconneuse 2003", "Manhunt" ou autre "Paradise Lost" par exemple. De là à penser que le film arrive trop tard, il n’y aura qu’un pas que vous franchirez peut-être. Il faut néanmoins garder à l’esprit que Death Valley est antérieur à bien des titres cités et que ce n’est pas lui qui a surfé sur le succès des films se déroulant dans des étendues désertiques. Car oui, le décor du désert est quasiment un personnage à part entière et sied parfaitement bien à ce type de films, les long-métrages d’Alexandre Aja ou de Greg Mclean étant là pour le prouver.

Death Valley place donc ses protagonistes dans le désert et va les confronter aux autochtones du coin. Après une partie d’exposition nous présentant les personnages principaux, qui sont franchement très bien campés par les différents acteurs, les deux réalisateurs vont commencer à leur pourrir la vie. Cette première partie, avec la découverte de la rave party, la prise de drogues avec les hallucinations qui vont avec et l’apparition d’Amber, une jeune fille admirablement interprétée par Geneviève Cortes, reste agréable à regarder mais comme dans "Wolf Creek", on n’est pas mécontent quand elle se termine. Car évidemment, le plus intéressant reste à venir et on a hâte d’y assister !

Ce qu’il y a de bien avec l’option prise par les réalisateurs, c’est que le film reste très crédible. En effet, point de mutants agressifs façon Alexandre Aja ou Wes Craven ici. Non, les méchants du film sont juste des types normaux, comme vous et moi, qui n’aiment pas voir des étrangers venir saloper leur territoire. La première confrontation entre trois membres du groupe et deux jeunes habitants du coin va déboucher sur une sorte de quiproquo qui pourrait arriver à n’importe qui dans la vie de tous les jours. Les envahisseurs accusent en effet les résidents de leur avoir volé la batterie de leur voiture. Cette petite anicroche sera le point de départ d’une tragédie humaine où la violence et la haine seront les fers de lance de cette mini-guerre, dont l’issue sera forcément fatale.

Par bien des aspects, Death Valley emprunte aux films de Post-Nuke italien. En effet, une fois l’arrivée d’une bande de motards emmenée par un leader charismatique, le film jongle avec les clichés de ce type de films, comme avec ceux du survival bien sûr. Paysage désertique, hommes sur des motos, arme blanche (couteau, machette), armes à feu, meurtres, violences, tortures physiques et psychologiques, viol, chasse à l’homme et j’en passe, sont au programme. Attention, le film reste assez soft au niveau violence graphique mais la tension et l’ambiance malsaine qui s’en dégagent sont fort bien mises en avant et le spectateur adhère sans difficulté et se met facilement à la place des personnages.

On aimerait par exemple que l’un des protagonistes prenne son courage à deux mains et arrête de faire le lâche. Pas mal de situations auraient pu être bien moins graves et évitées si ce dernier avait faire preuve de courage. Il est facile de le penser mais en pareille circonstance, comment réagirions-nous ?

On félicitera au passage l’actrice Geneviève Cortes, qui livre assurément la meilleure performance du film, jouant avec les émotions de fort belle manière et qui renforce la crédibilité du film. Une crédibilité dont on nous dit que les événements sont basés sur des faits réels. Un classique désormais mais après tout, pourquoi pas…

Death Valley n’est certes pas un film très original et les situations présentées ont déjà été vues auparavant mais la réalisation, les acteurs, la progression des événements et la montée progressive de la violence dans ce paysage désertique font de ce premier long-métrage un survival de bonne facture, qu’on prend vraiment plaisir à regarder et qui sait jouer avec les ambiances dramatiques. On souhaite aux deux réalisateurs de nous livrer d’autres œuvres d’aussi bonne qualité.








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