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Assistante sociale, Emily Jenkins se trouve en charge d'une petite fille que les parents tentent d'assassiner. Très vite, elle se prend d'affection pour Lilith au point de l'accueillir chez elle. Mais l'idylle est de courte durée car la petite fille révèle alors un comportement inquiétant...



Les enfants ne sont pas à la fête actuellement au cinéma. Après un "Joshua" à la réputation un peu intimiste, l'automne-hiver 2009 a vu sortir sur les écrans français deux films nous rejouant le coup des enfants diaboliques, à savoir "The Children" et surtout l'éblouissant "Esther" qui avait réussi à innover avec une conclusion bien trouvée et qui a marqué plus d'un spectateur. C'est avec un train de retard qu'arrive ce film signé du réalisateur allemand Christian Alvart qui semble tenter de faire une carrière outre-Atlantique ("Pandorum"). Pas gagné d'avance vu les flops financiers de ses films. Ce qui vaut d'ailleurs à ce Cas 39 de ne pas sortir en salles et d'atterrir directement en DVD, et ce malgré la présence en tête d'affiche de la célèbre Bridget Jones, Renée Zellweger.

Parfaite dans la peau d'une assistance sociale, l'actrice bien loin des canons de beauté standard, avant de se faire connaître dans des comédies romantiques, a eu l'honneur (qu'elle aimerait bien oublier) de faire ses débuts dans le 4ème volet des Massacre à la tronçonneuse. Un épisode particulièrement stupide, mais ça n'a pas semble t-il découragé l'actrice de renouer avec le genre fantastique plus suggestif cette fois, marchant sur les traces de "La malédiction". Impossible en effet de ne pas songer à la saga Damienesque car l'orientation diabolique de la gamine n'est pas rationalisée contrairement à ce qu'a fait Jaume Collet-Serra avec "Esther". Elle joue sur les peurs des gens (la scène des frelons, l'un des clous du spectacle horrifique), leur chuchotant des paroles avant que ces derniers ne passent de vie à trépas.

Pour épauler Renée Zellweger, on retrouve Bradley Cooper (réchappé ou presque de "Midnight Meat Train") qui tente de l'aider à comprendre le traumatisme de la fillette. Et, il y a de quoi (en apparence du moins) puisque Lilith a bien failli finir au four par des parents visiblement excédés. Dommage que le temps de cuisson ne nous soit pas indiqué...C'est donc en rescapée que Lilith est prise en charge, même si film d'épouvante oblige, le spectateur se doute bien que si ses parents voulaient la cuisiner, ce n'est pas sans raison. D'ailleurs, ils vivaient semble-t-il dans la peur de la gamine au point de s'enfermer eux-mêmes dans leur chambre. Une précaution inutile au vu d'une scène avec l'assistante sociale devant se confronter aux pouvoirs de la gamine. Inutile de bien chercher des explications logiques et rationnelles, les incohérences scénaristiques font partie intégrante du récit qui n'est là que pour faire grimper l'angoisse progressivement, et ça fonctionne assez, même si l'on a déjà vu bien mieux ailleurs.

Les gêneurs tombent comme des mouches et la gamine omnisciente a une longueur d'avance sur tout le monde. Ce qui du coup enlève de la crédibilité au final beaucoup trop facile, et qui n'est pas sans rappeler celui d'"Apparences" de Robert Zemeckis. Une conclusion simpliste au vu des difficultés qui ont précédé. Guère facile de conclure un tel film, mais face au mal personnifié, arriver à s'en sortir en étant psychologiquement prêt à perdre la vie (mais aussi tous ses biens avec une maison qui part en fumée) est une solution de facilité, pour éviter de terminer Le cas 39 sur une note pessimiste. Présence d'une star oblige ? Un peu agaçant pour ce film d'épouvante sans surprises majeures mais loin d'être désagréable pour autant.








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